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Affaire des 700 millions :Le PJF ordonne l’inculpation de Moustapha Diop pour complicité de détournement de deniers publics

Jeudi 31 Juillet 2025

 Affaire des 700 millions :Le PJF ordonne l’inculpation de Moustapha Diop pour complicité de détournement de deniers publics
La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier a ordonné l’inculpation de l’ancien ministre Moustapha Diop. Elle a infirmé l’ordonnance de refus d’inculper du Collège des juges d’instruction financier qui estimait que Moustapha Diop, ministre au moment des faits, ne pouvait être poursuivi que par la Haute cour de justice. La lecture de la Chambre d’accusation était tout autre. Le député-maire de Louga va être inculpé pour complicité de détournement de deniers publics.


Les choses s’aggravent pour l’ancien ministre de l’Industrie, Moustapha Diop. Il vient d’être placé au cœur des poursuites de l’affaire présumée de détournement de 700 millions FCFA. Moustapha Diop, député-maire de Louga, est officiellement rattrapé par la Chambre d’accusation financière dans cette affaire de détournement de fonds publics impliquant Tabaski Ngom, ex-comptable particulière de l’Apix, au niveau de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse). La juridiction financière vient d’infirmer l’ordonnance de refus d’inculper rendue par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier.


L’ancien ministre de l’Industrie, ex-directeur de l’Agence de communication de la Présidence de la République, va ainsi être inculpé pour complicité de détournement de deniers publics. Pour rappel, l’ex-comptable Tabaski Ngom, poursuivie pour association de malfaiteurs, blanchiment d’argent, détournement de deniers publics et accès frauduleux à un système informatique, est placée sous mandat de dépôt par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, blanchiment d’argent, accès frauduleux dans un système informatique et entrave au fonctionnement d’un système informatique. Mais elle n’était pas seule. Face aux enquêtes, elle balance des noms. Elle affirme avoir remis une partie de l’argent à Moustapha Diop, alors ministre de la République. Sauf qu’à l’époque, il bénéficiait d’une immunité ministérielle qui obligeait le Collège des juges d’instruction estime ne pas pouvoir le poursuivre. Le dossier avait été transmis à la Chambre d’accusation pour avis. Celle-ci vient de faire appel de la décision. Le procureur de la République financier, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, avait aussi contesté cette décision de la Chambre en interjetant appel. Et voilà que la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier a rendu, hier mercredi, une décision sans équivoque. Elle a tout balayé. Elle a infirmé l’ordonnance de refus d’inculper du Collège des juges. Elle a ensuite ordonné l’inculpation de Moustapha Diop pour le chef de complicité de détournement de deniers publics. Les choses s’emballent sérieusement. La Chambre arrête ainsi que Moustapha Diop ne peut échapper aux poursuites dans cette affaire. Ce qui fait un gros coup dans ce dossier.


L’ex-comptable particulière de l’Apix a été inculpée et placée sous mandat de dépôt depuis le 23 janvier 2025 pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, accès frauduleux dans un système informatique et entrave au fonctionnement d’un système informatique. Sur les 766 millions FCFA en cause dans cette affaire, Tabaski Ngom avait soutenu avoir remis une partie de ces fonds à l’ancien ministre Moustapha Diop. Ce dernier, alors député à l’Assemblée nationale, avait vu son immunité parlementaire levée, ce qui avait permis au juge de l’inculper mais non sans conflit de compétence, selon que l’on le juge en tant que parlementaire, ministre ou simple citoyen.

Dans cette affaire, M. Ngom avait aussi été mise en cause, précédemment, à travers d’autres circuits de manipulation de fonds et avait été soupçonnée d’avoir aussi procédé à des virements de sommes importantes du Trésor au profit de proches. Elle avait d’ailleurs cité le nom du directeur du Centre des œuvres universitaires de Nioro, logé au même étage qu’elle. Ce dernier a été convoqué par les enquêteurs, à titre de témoin, pour s’expliquer. Une procédure parallèle est ouverte contre lui. Il aurait également consigné 90 millions FCFA.
L'Observateur
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