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Abdourahmane Diouf attaque Sonko : « Nous n’avons rien à faire d’un guide de perlimpinpin »

Dimanche 28 Juin 2026

À la veille de l'examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution, le ton monte au sein même de la majorité présidentielle. Lors de la conférence de presse de la coalition Diomaye Président, le ministre Abdourahmane Diouf a lancé une vigoureuse défense du président Bassirou Diomaye Faye, tout en s'en prenant frontalement au président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qu'il accuse de s'éloigner de la ligne qui avait conduit leur camp au pouvoir.


Réagissant au débat sur la révision constitutionnelle, Abdourahmane Diouf a affirmé que personne ne pourrait installer l'instabilité au Sénégal tant que Bassirou Diomaye Faye sera à la tête du pays. Il a rappelé que le chef de l'État avait, dès 2024, donné des garanties quant à la préservation de la stabilité des institutions et de la paix sociale.

Le ministre est également revenu sur la séquence électorale de 2024, soutenant qu'Ousmane Sonko était, dans un premier temps, favorable à un report de l'élection présidentielle avant de se ranger derrière la candidature de Bassirou Diomaye Faye durant la campagne.

Selon Abdourahmane Diouf, le président de l'Assemblée nationale s'écarte aujourd'hui de cette dynamique. Il l'accuse d'avoir « trahi » le chef de l'État et de se livrer à une « manipulation politique » dans le cadre des réformes institutionnelles actuellement débattues.

Le ministre a par ailleurs souligné que les précédents présidents de la République, bien que disposant eux aussi d'une majorité parlementaire, n'avaient jamais utilisé cette position de force pour modifier la Constitution dans le sens aujourd'hui proposé. À ses yeux, si cela avait été fait à l'époque, les acteurs politiques qui défendent actuellement ces réformes n'auraient pas eu la possibilité de les porter.

Abdourahmane Diouf s'est enfin montré particulièrement virulent à l'égard d'Ousmane Sonko, rappelant que ce dernier s'était autrefois présenté comme le « gardien de la révolution », une posture qu'il estime incompatible avec les responsabilités institutionnelles qu'il exerce désormais à la tête de l'Assemblée nationale.

« Nous n'avons rien à faire d'un guide de perlimpinpin… », a-t-il lancé, dans l'une des déclarations les plus marquantes de cette conférence de presse.
exclusif net

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