Finalement, les syndicats et certaines organisations de la société civile ont obtenu le départ du Directeur général de l’Agence sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), en remplacement de Monsieur Alioune Ibnou Abou Talib DIOUF. Le président de la République a en effet pris la décision de son limogeage. Il est remplacé par Aissatou SOUGOU, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Économie de la Santé et Santé publique.
Pour rappel, dans un réquisitoire incendiaire, le SAMES et le SUTSAS dénonçaient un « effondrement institutionnel » marqué par une gestion incompétente et népotique. Les travailleurs avaient tiré la sonnette d’alarme sur une agence qu’ils considèrent désormais en « état de mort clinique » dans le cadre de l’affaire Softcare. L’ancienne direction était accusée de népotisme et d’incompétence technique.
Le réquisitoire des syndicats ciblait nommément les postes clés de l’agence, pointant un écart abyssal entre les missions attendues et la réalité du terrain. Le Directeur général était décrit comme un « pilote hors-piste » et accusé d’inaptitude technique, de mépris du dialogue social et de promotion du népotisme.
Au niveau de la Direction du contrôle de la qualité (DICQ), l’incurie technique était jugée alarmante par les syndicalistes. Des produits critiques utilisés en radiologie et en anesthésie tels que l’iohexol et la bupivacaïne, impliqués dans des effets secondaires graves attendaient leurs résultats de contrôle depuis près d’un an.
Dans le domaine des Ressources humaines, le responsable en poste était accusé d’avoir été nommé sans le diplôme requis (Master 2) et de pratiquer une politique de division par des mutations punitives et des promotions de complaisance.

