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17 décembre 1962:Et le Sénégal rata le coche (Par Ben Yahya SY)

Mardi 17 Décembre 2024

« Je ne faisais pas de politique, parce que je détestais la politique. »
Après des journées de tension entre le camp de Dia et celui de Senghor, le Président du Conseil, Chef du Gouvernement, Mamadou Dia est arrêté avec certains de ses fidèles compagnons comme Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye et Alioune Tall, sur ordre de Senghor.
Ils seront jugés lors d’un procès politique, condamnés et enfermés au « bagne » de Kédougou. Il s’en suit une chappe de plomb sur le Sénégal jusqu’en 1970 avec une réforme constitutionnelle instaurant le poste de PM et une élection présidentielle en 1978 avec des courants presque sous tutelle.
La voie du socialisme africain prônée par Mamadou Dia, le cap économique qui a été fixé suite au travail méticuleux des équipes du Père Lebret, ont été abandonnés au profit de « l’ouverture et enracinement, le métissage culturel, la civilisation de l’universel et l’an 2000 Dakar sera comme Paris ». La conséquence sera un pays avec une économie introvertie, des produits agricoles essentiellement destinés à l’exportation et frappés par la détérioration des termes de l’échange et pour couronner le tout, une dépendance malsaine à l’aide au développement et aux institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale.
Le Sénégal rata ainsi son décollage économique à la suite d’un fallacieux prétexte de coup d’état qui n’en était pas un vu que le Président du Conseil avait tous les pouvoirs et que le Président de la République n’était qu’une fonction honorifique, ni plus ni moins. La motivation réelle était une énième trahison de Senghor, la préservation des intérêts d’une certaine classe maraboutique et de milieux économiques français encore omniprésents au sein de la Chambre de Commerce de Dakar.
Au-delà de la révision du procès et de la réhabilitation du Président Mamadou Dia et de ses compagnons ; chose promise par le Pr. Abdoulaye Wade mais jamais tenue, il s’agit de remettre le Citoyen au cœur des politiques publiques, accompagner tous les Sénégalais sans distinction d’ethnie, de religion ou de condition sociale, du berceau au tombeau en laissant personne au bord de la route. De vivre dans un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous. Faire battre la fibre patriotique dans le cœur de chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais sans populisme ni démagogie dans le respect des clivages politiques.
Ce bout de terre situé sur la pointe la plus occidentale de l’Afrique en face des Amériques, chargé d’histoire et creuset d’un brassage de peuples de l’Egypte pharaonique, le vaut bien car c’était l’ambition de cet immense Homme d’Etat toujours copié et jamais égalé.
 
Ben Yahya SY
Petit-fils et disciple du Grand Maodo

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