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RDC : des militaires et une milice pro-Tshisekedi accusés d’exactions contre les civils à Bukavu

Dimanche 9 Février 2025

En République Démocratique du Congo (RDC), au moins sept personnes, selon le gouverneur (neuf, selon la société civile), ont été tuées par des hommes armés, vendredi 7 février, lors de scènes de pillage dans plusieurs villages du territoire de Kabare, au Sud-Kivu. Des cas similaires ont également été signalés dans la ville de Bukavu, samedi 8 février. Des habitants accusent certains militaires des FARDC et des combattants Wazalendo, en provenance des lignes de front, d’être responsables de ces exactions contre les civils.


En réaction, des ressortissants de plusieurs villages de Kabare vivant à Bukavu ont organisé une marche spontanée jusqu’au gouvernorat du Sud-Kivu pour exprimer leur indignation. Les combattants Wazalendo, une milice pro-Félix Antoine Tshisekedi, sont régulièrement cités dans des cas de vols, pillages et violences dans l’Est de la RDC.


Maître Pascal Mupenda, l’un des leaders de Kabare, a dénoncé la situation : « Je suis affecté ! Pourquoi les militaires qui devraient nous protéger sont ceux qui nous créent maintenant l’insécurité ? Malheureusement, nous comptons neuf morts. Nous voulons que tous ces militaires dégagent ! »


Par ailleurs, ce samedi, en pleine ville de Bukavu, des hommes armés ont tiré en l’air et au sol, vandalisant boutiques et petits marchés sur leur passage, depuis l’entrée nord de la ville. Le gouverneur du Sud-Kivu, le professeur Jean-Jacques Purusi, a confirmé la mort de sept personnes à Kabare, des blessés et la saisie de quelques armes. Il a appelé au calme et annoncé des mesures pour identifier et sanctionner les responsables.


« Nous tenons à rassurer la population. Une commission d’enquête sera immédiatement mise en place pour identifier les auteurs de ces violations des droits de l’homme, qui seront traduits en justice. Dès leur arrestation, des audiences foraines seront organisées sur le lieu même des incidents », a déclaré le gouverneur Jean-Jacques Purusi. Les manifestants ont exigé la réaffectation des militaires impliqués dans un délai de 48 heures.

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