Amadou Tidiane Cissé, dit « Kabakrou », chef du service de sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), ne sera pas placé en détention provisoire. Inculpé dans le cadre de l’enquête liée aux violences survenues entre 2021 et 2024, il a été placé sous contrôle judiciaire. Son avocat, Me El Hadji Badara Ndiaye, conteste les charges retenues et estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir que son client aurait donné des instructions pour commettre des violences. Le placement sous contrôle judiciaire est également rapporté par Seneweb.
L’affaire avait d’abord été confiée à la Section de recherches de Colobane avant l’ouverture d’une information judiciaire. Les juges des premier et deuxième cabinets du Tribunal de grande instance de Dakar ont été saisis conjointement du dossier. Les premières inculpations ont commencé le 22 septembre.
Au micro de Seneweb, Me El Hadji Badara Ndiaye est revenu sur la procédure ayant conduit son client devant le juge d’instruction.
« Après, le dossier a été retourné au procureur qui a jugé nécessaire d’ouvrir une information judiciaire et de confier le dossier aux juges des premier et deuxième cabinets du Tribunal de grande instance de Dakar », a expliqué l’avocat.
La défense conteste notamment le recours à la qualification de crime contre l’humanité dans cette procédure. « C’était tout simplement pour contourner la loi d’amnistie », soutient Me Ndiaye. Cette affirmation constitue la position de la défense et non une conclusion judiciaire.
Une « complicité par instigation » contestée
Selon Me Ndiaye, le parquet avait initialement requis quatre chefs d’inculpation contre Amadou Tidiane Cissé. À l’issue de son audition, la qualification de complicité par instigation a été retenue contre lui, d’après son avocat.
La défense conteste cette qualification et concentre son argumentation sur l’absence alléguée d’éléments matériels permettant d’établir que le responsable de la sécurité du COUD aurait ordonné des violences.
« Il n’y a aucun élément matériel qui permette d’attester, de confirmer qu’il a donné des ordres à ses agents de le tuer », affirme Me El Hadji Badara Ndiaye.
L’avocat soutient également que son client n’était pas présent sur les lieux au moment des faits dénoncés par Pape Abdoulaye Touré.
Il évoque, dans ce contexte, les déclarations de deux gendarmes qui auraient fait état d’un échange téléphonique avec Amadou Tidiane Cissé.
« Ils l’ont appelé au téléphone pour s’enquérir de la situation. Il a dit que Pape Abdoulaye Touré était un étudiant, qu’il avait été exclu par le conseil de discipline et que c’est pourquoi ils avaient décidé d’interdire son accès à l’université », rapporte l’avocat.
Pour la défense, cet échange téléphonique ne suffit pas à caractériser une instruction visant à commettre des violences.
« Aucun élément matériel n’a été caractérisé »
Me El Hadji Badara Ndiaye insiste sur ce point : « Le droit pénal est un droit matériel. L’élément matériel occupe une place prépondérante et, en l’espèce, aucun élément matériel n’a été caractérisé à son encontre. »
La défense avait demandé que son client bénéficie d’une mesure autre que la détention. Le parquet avait, de son côté, requis son placement sous mandat de dépôt, selon les explications de l’avocat.
Le juge d’instruction a finalement opté pour le contrôle judiciaire, permettant à Amadou Tidiane Cissé d’échapper à la détention provisoire. La veille, un autre agent du COUD, Djibril Guèye, avait été placé sous mandat de dépôt, tandis que Guindo Traoré, présenté comme un ancien vigile, avait bénéficié d’un contrôle judiciaire.
« Il mérite amplement le contrôle judiciaire. Il devrait même être mis sous liberté provisoire. Nous nous contentons du contrôle judiciaire », a réagi Me Ndiaye.
L’avocat ne considère toutefois pas cette décision comme la fin de la procédure. « Notre objectif était qu’on puisse le renvoyer purement et simplement des faits de la cause. Le parquet n’a pas d’arguments pour caractériser une infraction », soutient-il, avant de conclure : « Le combat continue. »
Amadou Tidiane Cissé reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, l’instruction étant toujours en cours.
L’affaire avait d’abord été confiée à la Section de recherches de Colobane avant l’ouverture d’une information judiciaire. Les juges des premier et deuxième cabinets du Tribunal de grande instance de Dakar ont été saisis conjointement du dossier. Les premières inculpations ont commencé le 22 septembre.
Au micro de Seneweb, Me El Hadji Badara Ndiaye est revenu sur la procédure ayant conduit son client devant le juge d’instruction.
« Après, le dossier a été retourné au procureur qui a jugé nécessaire d’ouvrir une information judiciaire et de confier le dossier aux juges des premier et deuxième cabinets du Tribunal de grande instance de Dakar », a expliqué l’avocat.
La défense conteste notamment le recours à la qualification de crime contre l’humanité dans cette procédure. « C’était tout simplement pour contourner la loi d’amnistie », soutient Me Ndiaye. Cette affirmation constitue la position de la défense et non une conclusion judiciaire.
Une « complicité par instigation » contestée
Selon Me Ndiaye, le parquet avait initialement requis quatre chefs d’inculpation contre Amadou Tidiane Cissé. À l’issue de son audition, la qualification de complicité par instigation a été retenue contre lui, d’après son avocat.
La défense conteste cette qualification et concentre son argumentation sur l’absence alléguée d’éléments matériels permettant d’établir que le responsable de la sécurité du COUD aurait ordonné des violences.
« Il n’y a aucun élément matériel qui permette d’attester, de confirmer qu’il a donné des ordres à ses agents de le tuer », affirme Me El Hadji Badara Ndiaye.
L’avocat soutient également que son client n’était pas présent sur les lieux au moment des faits dénoncés par Pape Abdoulaye Touré.
Il évoque, dans ce contexte, les déclarations de deux gendarmes qui auraient fait état d’un échange téléphonique avec Amadou Tidiane Cissé.
« Ils l’ont appelé au téléphone pour s’enquérir de la situation. Il a dit que Pape Abdoulaye Touré était un étudiant, qu’il avait été exclu par le conseil de discipline et que c’est pourquoi ils avaient décidé d’interdire son accès à l’université », rapporte l’avocat.
Pour la défense, cet échange téléphonique ne suffit pas à caractériser une instruction visant à commettre des violences.
« Aucun élément matériel n’a été caractérisé »
Me El Hadji Badara Ndiaye insiste sur ce point : « Le droit pénal est un droit matériel. L’élément matériel occupe une place prépondérante et, en l’espèce, aucun élément matériel n’a été caractérisé à son encontre. »
La défense avait demandé que son client bénéficie d’une mesure autre que la détention. Le parquet avait, de son côté, requis son placement sous mandat de dépôt, selon les explications de l’avocat.
Le juge d’instruction a finalement opté pour le contrôle judiciaire, permettant à Amadou Tidiane Cissé d’échapper à la détention provisoire. La veille, un autre agent du COUD, Djibril Guèye, avait été placé sous mandat de dépôt, tandis que Guindo Traoré, présenté comme un ancien vigile, avait bénéficié d’un contrôle judiciaire.
« Il mérite amplement le contrôle judiciaire. Il devrait même être mis sous liberté provisoire. Nous nous contentons du contrôle judiciaire », a réagi Me Ndiaye.
L’avocat ne considère toutefois pas cette décision comme la fin de la procédure. « Notre objectif était qu’on puisse le renvoyer purement et simplement des faits de la cause. Le parquet n’a pas d’arguments pour caractériser une infraction », soutient-il, avant de conclure : « Le combat continue. »
Amadou Tidiane Cissé reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, l’instruction étant toujours en cours.

