Le débat autour de la révision de la Constitution continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et des acteurs de la majorité. Dans une déclaration rendue publique, le Dr Jean Bernard Diatta, coordonnateur provisoire régional de Ziguinchor chargé de la structuration de la Coalition Diomaye Président, a appelé à une approche fondée sur le dialogue, le consensus et le respect des équilibres institutionnels.
Prenant la parole « avec gravité et responsabilité », il estime que la réforme constitutionnelle en cours d'examen à l'Assemblée nationale constitue un moment important de la vie institutionnelle du Sénégal.
« Cette initiative, par son ampleur et par les modifications qu'elle introduit, mérite une lecture attentive, sereine et surtout patriotique. Le Sénégal est un pays de dialogue, de concertation et d'équilibre républicain ; aucune réforme majeure ne devrait s'éloigner de cet héritage politique et moral », a-t-il déclaré.
Le responsable politique invite à une analyse approfondie des principales dispositions contenues dans le projet de révision. Selon lui, les modifications relatives au contrôle constitutionnel, à la réorganisation de certains pouvoirs institutionnels ainsi qu'à la réécriture de plusieurs dispositions du préambule ne peuvent être considérées comme de simples ajustements techniques.
« La transformation annoncée du système de contrôle constitutionnel, le réaménagement de certains pouvoirs institutionnels, ainsi que la réécriture de dispositions fondamentales du préambule et de l'architecture des institutions, ne sont pas des gestes anodins. Dans une République, modifier les règles du jeu exige plus qu'une volonté politique : cela exige du consensus, de la pédagogie et une large adhésion nationale », a-t-il soutenu.
Dr Jean Bernard Diatta insiste également sur la nécessité de préserver les mécanismes d'équilibre des institutions. Il met en garde contre toute évolution susceptible de fragiliser les contre-pouvoirs.
« Je note également que certaines dispositions semblent vouloir renforcer le pouvoir d'action des institutions, mais toute concentration, même présentée comme une modernisation, doit être évaluée à l'aune d'un principe simple : le renforcement de l'État ne doit jamais se faire au détriment des contre-pouvoirs. Une démocratie solide repose sur l'équilibre, la séparation des fonctions et la possibilité réelle pour chaque institution de jouer son rôle sans pression excessive », a-t-il affirmé.
Estimant que la Constitution constitue le socle de la République, il appelle à éviter toute précipitation dans le processus d'adoption.
« Le peuple sénégalais n'a jamais refusé le débat. Il a toujours montré qu'il sait écouter, discuter, critiquer et construire. C'est pourquoi je considère que cette révision ne devrait pas être conduite dans la précipitation, ni enfermée dans une logique de majorité mécanique. Une Constitution n'est pas un simple instrument de circonstance ; elle est le pacte commun d'une nation », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur régional plaide enfin pour une concertation élargie associant l'ensemble des composantes de la société sénégalaise.
« Il faut ouvrir le débat, clarifier chaque article, expliquer chaque modification, et surtout associer largement les forces vives de la nation : partis politiques, société civile, universitaires, autorités religieuses et coutumières, jeunes, femmes et travailleurs. Le Sénégal mérite une réforme discutée, comprise et partagée », a-t-il lancé.
Par ailleurs Dr Jean Bernard Diatta a invité les Sénégalais à préserver l'esprit de dialogue qui, selon lui, a toujours caractérisé le pays. « Peuple sénégalais, restons vigilants, mais restons dignes. Défendons nos institutions sans renoncer à l'exigence du dialogue. Notre pays s'est toujours construit dans la concertation ; il doit continuer à avancer dans cet esprit, avec lucidité, responsabilité et amour de la République », a-t-il rappelé.
Prenant la parole « avec gravité et responsabilité », il estime que la réforme constitutionnelle en cours d'examen à l'Assemblée nationale constitue un moment important de la vie institutionnelle du Sénégal.
« Cette initiative, par son ampleur et par les modifications qu'elle introduit, mérite une lecture attentive, sereine et surtout patriotique. Le Sénégal est un pays de dialogue, de concertation et d'équilibre républicain ; aucune réforme majeure ne devrait s'éloigner de cet héritage politique et moral », a-t-il déclaré.
Le responsable politique invite à une analyse approfondie des principales dispositions contenues dans le projet de révision. Selon lui, les modifications relatives au contrôle constitutionnel, à la réorganisation de certains pouvoirs institutionnels ainsi qu'à la réécriture de plusieurs dispositions du préambule ne peuvent être considérées comme de simples ajustements techniques.
« La transformation annoncée du système de contrôle constitutionnel, le réaménagement de certains pouvoirs institutionnels, ainsi que la réécriture de dispositions fondamentales du préambule et de l'architecture des institutions, ne sont pas des gestes anodins. Dans une République, modifier les règles du jeu exige plus qu'une volonté politique : cela exige du consensus, de la pédagogie et une large adhésion nationale », a-t-il soutenu.
Dr Jean Bernard Diatta insiste également sur la nécessité de préserver les mécanismes d'équilibre des institutions. Il met en garde contre toute évolution susceptible de fragiliser les contre-pouvoirs.
« Je note également que certaines dispositions semblent vouloir renforcer le pouvoir d'action des institutions, mais toute concentration, même présentée comme une modernisation, doit être évaluée à l'aune d'un principe simple : le renforcement de l'État ne doit jamais se faire au détriment des contre-pouvoirs. Une démocratie solide repose sur l'équilibre, la séparation des fonctions et la possibilité réelle pour chaque institution de jouer son rôle sans pression excessive », a-t-il affirmé.
Estimant que la Constitution constitue le socle de la République, il appelle à éviter toute précipitation dans le processus d'adoption.
« Le peuple sénégalais n'a jamais refusé le débat. Il a toujours montré qu'il sait écouter, discuter, critiquer et construire. C'est pourquoi je considère que cette révision ne devrait pas être conduite dans la précipitation, ni enfermée dans une logique de majorité mécanique. Une Constitution n'est pas un simple instrument de circonstance ; elle est le pacte commun d'une nation », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur régional plaide enfin pour une concertation élargie associant l'ensemble des composantes de la société sénégalaise.
« Il faut ouvrir le débat, clarifier chaque article, expliquer chaque modification, et surtout associer largement les forces vives de la nation : partis politiques, société civile, universitaires, autorités religieuses et coutumières, jeunes, femmes et travailleurs. Le Sénégal mérite une réforme discutée, comprise et partagée », a-t-il lancé.
Par ailleurs Dr Jean Bernard Diatta a invité les Sénégalais à préserver l'esprit de dialogue qui, selon lui, a toujours caractérisé le pays. « Peuple sénégalais, restons vigilants, mais restons dignes. Défendons nos institutions sans renoncer à l'exigence du dialogue. Notre pays s'est toujours construit dans la concertation ; il doit continuer à avancer dans cet esprit, avec lucidité, responsabilité et amour de la République », a-t-il rappelé.


