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Tensions à la Police : Les recrutements "partisans" de Macky Sall, affectent les Cours

Samedi 18 Mai 2024

L'Ecole nationale de Police (ENP), reconnue pour son engagement envers la qualité du recrutement et de la formation, se trouve confrontée à une situation sans précédent qui retarde le début des cours pour les nouveaux arrivants ! La raison en est un imbroglio réglementaire qui a plongé la direction de l'école dans l'incertitude. À l'origine de ce dilemme se trouve l'initiative de l'ancien président de la République, Macky Sall, visant à recruter 3000 policiers et gendarmes pour répondre au défi du "gatsa-gatsa" et faire face aux aspirations insurrectionnelles des jeunes "patriotes", selon les informations du journal "Témoin".

Sans tarder, un concours est lancé pour recruter ces aspirants policiers, la plupart provenant de diplômés de l'enseignement supérieur ou secondaire sélectionnés à travers des épreuves théoriques et physiques. En parallèle, un autre groupe de recrues était prévu pour intégrer l'école par une voie indirecte, un concours destiné à recruter des "policiers auxiliaires volontaires" (PAV), principalement d'anciens militaires devant être formés à l'ENP.

Cependant, la loi régissant la Fonction publique est catégorique : l'âge limite est fixé à 35 ans. Le hic ? Nombre de ces "PAV", cyniquement surnommés "EPAVES" par certains, ont été recrutés alors qu'ils avaient entre 36 et 40 ans !

Malgré cette irrégularité, largement facilitée par des recommandations politiques, les responsables de la Police ont fermé les yeux sur ces cas. Ces recrues, ayant déjà une expérience militaire, étaient dispensées de la formation initiale, contrairement aux futurs policiers recrutés par le concours direct.

Maintenant, ces derniers ont achevé leur formation et doivent débuter leurs cours en même temps que les "PAV". Cependant, avec le changement de régime politique, les responsables de l'ENP hésitent à former des policiers approchant la quarantaine, craignant qu'ils ne correspondent pas au profil recherché par les nouvelles autorités. Cette incertitude pousse les responsables à temporiser, tandis que les élèves-flics impatients pourraient bien exprimer leur mécontentement.

Cette situation délicate nécessite une résolution rapide de la part du nouveau ministre de l'Intérieur, le général de gendarmerie Jean-Baptiste Tine. Il est à noter que la Gendarmerie, de son côté, a refusé de recruter des gendarmes auxiliaires volontaires (GAV), se contentant d'enrôler des auxiliaires sous les drapeaux, conformément à la loi en vigueur.

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