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Tanzanie: la présidente lève l'interdiction des meetings politiques de l'opposition

Mardi 3 Janvier 2023

C'est un nouveau signal d'ouverture politique en Tanzanie. Après avoir rencontré ce mardi 3 janvier au palais présidentiel les représentants de 19 partis et s'être entretenu avec Freeman Mbowe, leader du principal parti d'opposition Chadema, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a annoncé lever l'interdiction des meetings politiques en vigueur sous son prédécesseur, John Magufuli, depuis 2016.
 
 
« Laissez-moi commencer par la question des meetings politiques. Ils sont légaux et c'est le droit des partis politiques que de les organiser, a-t-elle déclaré. C'est pour cette raison que je déclare aujourd'hui que leur interdiction est levée. » « Vous êtes tous libres de critiquer le gouvernement », a assuré aux dirigeants des formations politiques celle qui est au pouvoir depuis mars 2021. En 2016, le président Magufuli avait interdit les rassemblements publics des partis politiques. Dans les faits, cette interdiction ne frappait que l'opposition, car le parti Chama Cha Mapinduzi (CCM), au pouvoir depuis l'indépendance en 1961, pouvait tenir des meetings où et quand il le souhaitait.
 
Nommée pour succéder à Magufuli dont elle était la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan a affiché sa rupture, tendant notamment la main à l'opposition, autorisant la réouverture de médias interdits et se disant prête à défendre la démocratie et les libertés fondamentales.
 
 
 
Réformes
Concernant les réformes potentielles à venir, la présidente tanzanienne a évoqué les lois qui régissent la vie des partis et le jeu électoral, sujets sur lesquels l'opposition a beaucoup d'attentes en vue de la présidentielle de 2025. « Au sujet de la Constitution, beaucoup de choses ont été dites, chacun a défendu son point de vue. Je veux vous dire que mon gouvernement est résolument engagé à réactiver le processus d'amendement de la Constitution, nous y reviendrons prochainement, nous allons nous y atteler dès que possible. »
 
Groupes de défense des droits humains et partis d'opposition réclament depuis des années des réformes démocratiques, notamment pour limiter les pouvoirs présidentiels et permettre une plus grande liberté d'opinion.

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