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Situation tendue au Sénégal : Kara propose un référendum le 25 février prochain

Lundi 19 Juin 2023

Après la sortie du Gouverne- ment, Serigne Modou Kara a fait face à la presse. Le guide religieux a réitéré sa demande relative à l'adoption du réalisme africain au détriment de la constitution sénégalaise actuelle. De son avis, l’heure n’est pas propice à la bonne tenue d’une élection présidentielle. Le président du Parti de la vérité pour le développement condamne la négligence de la spiritualité et met en garde les dirigeants.


Face à la presse, hier, Serigne Modou Kara a regretté les re­ tombées des violentes mani­ festations nées de la condamnation de Ousmane Sonko dans l’affaire Sweet Beauty. Il ajoute : « Sur choses simples, des problèmes poli­ tiques faciles à résoudre, des milliers de personnes y lais­ sent leur vie. La situation n’est pas complexe, il faut juste sa­ voir la gérer et éviter de jouer aux médecins après la mort. A ce titre, j’invite le régime pré­sidentiel au réalisme africain, une nouvelle doctrine, une nouvelle constitution. Ce, pour une paix garantie dans toute la nation . »


Poursuivant, le leader du Parti de la Vérité pour le Développe­ ment, (Pvd), réitère sa de­ mande relative à l’organisation d’un référen­dum à la place des élections présidentielles. C'est à­ dire, demander aux Sénégalais s’ils sont d’avis avec une nouvelle doctrine pour une nouvelle constitution. Ceci reste plus important que ces élections qui ne sont que source de di­vertissement. Ce pays est fa­cile à canaliser. Si l’on s’organise ,dans chaque com­mune, on aura tous la possibi­lité de surveiller ceux qui dérapent. Mais malheureuse­ ment, nous ne sommes pas l’Etat. Nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de mettre en place ces initiatives. Le jour où l’Etat reconnaîtra notre vraie valeur, les choses changeront. L’Etat n’a rien fait pour nous. »


Toutefois, il met en garde tous les leaders politiques plus par­ ticulièrement le régime au pou­ voir. De son avis, « ils peuvent tout faire mais cette politique a une fin. Les partis vont se dis­ soudre tôt ou tard. Ce pays est battu sur des règles morales et religieuses. Hélas, aujourd’hui, cette spiritualité est négligée par les dirigeants. Et cela ne va pas tarder à nous rattraper . » « Je profite de l’occasion, pour demander, au nom de tous les responsables de ce pays, par­ don, à tout le peuple sénéga­ lais. Hormis les responsables politiques, tous les chefs reli­gieux, qui ont assisté à ces évé­nements devraient présenter leurs excuses aux populations. Parce que les malfaiteurs pourraient être nos parents et on ne sait jamais qui peut être le fils de qui. Ainsi nous de­ mandons aux parents d’être plus rigoureux sur l’éducation des enfants », dit­ -il pour conclure.


Source A

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