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Scandale financier au Prodac : des versements de 2,3 milliards à une société israélienne avant l’accord officiel

Lundi 14 Octobre 2024

Le rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) sur la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) fait partie des dossiers transmis à la justice dans le cadre des investigations visant des dignitaires de l’ancien régime soupçonnés de détournements de fonds publics. La Division des investigations criminelles (Dic) aurait déjà pris en charge ce dossier, et des auditions étaient annoncées comme imminentes.

Selon l'édition de ce lundi du journal *Libération*, les premières révélations sur cette affaire sont accablantes. En effet, le journal rapporte que le Prodac aurait gravement dérogé aux règles dans l'exécution du contrat qui le liait à Green 2000, une entreprise israélienne chargée de construire les domaines agricoles du programme. « Selon l'Igf, souffle une source, avant même que le contrat ne soit enregistré, le Prodac avait déjà versé 2,3 milliards de francs CFA à Green 2000 en trois paiements. » *Libération* précise que l’entreprise israélienne avait reçu un ordre de démarrage le 25 mars 2016, suivi des premiers paiements dès le 30 mai de la même année.

Pour obtenir les fonds nécessaires, le Prodac aurait exercé une forte pression sur son bailleur de fonds, Locafrique, en soumettant « quatre demandes de paiement entre le 9 mars et le 8 juillet 2016 ». Toutefois, le journal souligne que le contrat en question n’a été officiellement notifié à Green 2000 que le 25 juillet 2016, soit après le début des paiements. L'article 6 du contrat stipule pourtant que le versement de l’avance de démarrage est conditionné à l'approbation et à l'enregistrement du contrat. L'article 5.2 de la convention de financement exige, comme préalable au paiement de cette avance, la notification de l’ordre de démarrage des travaux à Green 2000, rappelle *Libération*.

L’Igf a qualifié cette infraction aux termes du contrat et de la convention de financement d'« anachronisme difficile à qualifier ».

L'ancien ministre Mame Mbaye Niang, à l'époque responsable du département de la Jeunesse sous la tutelle du Prodac, est cité dans cette affaire. Il aurait été mis en cause par le rapport de l'Igf, bien qu'il ait toujours nié l’existence de ce document. Ousmane Sonko, alors opposant, affirmait au contraire que ce rapport existait, ce qui lui a valu une condamnation pour diffamation, entraînant son inéligibilité à la dernière présidentielle. Devenu Premier ministre, le leader de Pastef a déclaré que le rapport de l’Igf était non seulement disponible, mais qu'il avait également été transmis à la justice.
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