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Rentrée scolaire : Mbaye Sarr plaide pour un report en novembre

Mardi 7 Octobre 2025

Un débat consacré à la rentrée scolaire s’est tenu ce mardi soir sur le plateau de la RTS, en présence d’acteurs du secteur de l’éducation nationale. Autour du thème « Rentrée scolaire 2025-2026 : Quel bilan à l’ouverture des classes ? », plusieurs intervenants ont analysé les conditions d’effectivité de la reprise des cours.

Mbaye Sarr, secrétaire général du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), est revenu sur les 32 mesures arrêtées par la Primature lors du conseil interministériel sur la rentrée. Tout en saluant la démarche, il a pointé l’absence de deux mesures jugées essentielles.

Selon lui, la rentrée en octobre ne correspond plus aux réalités du pays. « Avec ce cycle de l’eau, il n’est plus question de tenir la rentrée des classes au mois d’octobre. Il faut la décaler au mois de novembre. Faire une rentrée scolaire en octobre alors que les conditions ne sont pas réunies pour que les élèves et enseignants accèdent aux écoles, ce n’est pas une vraie rentrée », a-t-il affirmé.


Le syndicaliste dénonce une rentrée inégalitaire. « Au Sénégal, la rentrée scolaire n’est jamais effective. En réalité, chacun a son calendrier selon la situation. Quand on ouvre en octobre, certains élèves trouvent leurs enseignants et commencent les cours, alors que d’autres font face à d’énormes difficultés d’accès à leurs établissements. Cela remet en cause le principe d’équité sociale. C’est pour cette raison que nous avons toujours soutenu que la rentrée doit être programmée en novembre, afin que tout le monde démarre sur la même ligne », a plaidé Mbaye Sarr.


Si cette thèse n’a pas fait l’unanimité sur le plateau, elle reste étayée par la réalité du terrain. Dans plusieurs régions – Sud, Est et Nord – de nombreuses écoles demeurent encore sous les eaux diluviennes, rendant impensable une reprise normale des cours avant la fin octobre.


1.Posté par Abdoulaye SOW le 08/10/2025 15:37
Cette proposition s’appuie principalement sur les difficultés d’accès à certains établissements causées par les inondations et sur le souci d’assurer une rentrée équitable pour tous les élèves du territoire.
Si la préoccupation exprimée est légitime au regard des réalités matérielles rencontrées dans plusieurs zones, un report généralisé de la rentrée scolaire ne paraît pas, à ce stade, une mesure opportune ni efficace.
Conscient de la problématique, le décalage de la rentrée scolaire au Sénégal a des conséquences d’équité et d’harmonisation internationale.
Le Sénégal peut sans doute connaître, cette année encore, un décalage de la rentrée scolaire en raison des inondations qui ont fortement perturbé plusieurs régions du pays. Si cette mesure d’ajustement répond à une nécessité sociale et logistique évidente — assurer la sécurité des élèves, enseignants et personnels —, elle soulève toutefois une problématique majeure : celle de la cohérence du calendrier scolaire national avec les exigences du système éducatif international.

En effet, de nombreux élèves et étudiants sénégalais poursuivent leurs études à l’étranger, notamment dans des pays où le calendrier académique est rigoureusement fixé et où le raisonnement repose sur le nombre réel de semaines d’enseignement suivies. Ces pays partenaires ne prennent pas en compte les aléas climatiques ou les contraintes locales, ce qui crée pour les apprenants un désavantage structurel. Un décalage de la rentrée entraîne mécaniquement une réduction du temps d’apprentissage, une compression des programmes et parfois une désynchronisation avec les calendriers universitaires étrangers.

Cette situation appelle donc une réflexion plus globale sur la résilience et la continuité du système éducatif sénégalais face aux aléas climatiques. Il devient nécessaire d’envisager des dispositifs d’adaptation tels que :
• la mise en place d’un enseignement hybride (présentiel et à distance) pour maintenir le rythme scolaire ;
• une révision flexible du calendrier national, tenant compte à la fois des réalités locales et des standards internationaux ;
• le renforcement des infrastructures scolaires pour limiter les impacts récurrents des inondations sur le déroulement normal de l’année.

Garantir la continuité pédagogique, même en période de crise, est un impératif pour préserver la crédibilité du système éducatif sénégalais et assurer aux élèves et étudiants la pleine équité dans la poursuite de leurs études, tant au niveau national qu’à l’étranger.

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