Menu

Provocation: la France affirme que les militaires maliens tués étaient des djihadistes

Jeudi 9 Novembre 2017

Les militaires maliens tués le 23 octobre dernier lors d'un raid des forces françaises contre un campement djihadiste dans le nord du Mali n'étaient pas des otages mais des soldats qui avaient fait défection pour les rangs islamistes, a-t-on déclaré mardi de source proche du dossier.
 
La France est au centre d'un imbroglio politico-militaire au Mali depuis cette opération d'envergure de Barkhane qui, selon une déclaration de l'état-major français du 26 octobre, a "mis hors de combat" quinze combattants islamistes dans le secteur d'Abeibara, près de la frontière avec l'Algérie.  C'est la coalition djihadiste du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), dirigée par Iyad Ag Ghali, qui était visée. Le 27 octobre, cette dernière accuse l'armée française d'avoir tué "onze soldats maliens qui étaient captifs (...) ainsi que trois moudjahidine", dans un acte de propagande commun au Mali, largement relayé par les réseaux sociaux.
 
Après plusieurs jours de confusion et de silence des autorités de Bamako, la thèse de la "bavure" est confortée par un communiqué du ministre malien de la Défense, Tiéna Coulibaly, que Reuters a obtenu lundi. Un document daté du 31 octobre. Il y est écrit que des "militaires maliens, détenus par des terroristes, ont trouvé la mort" dans l'opération du 23 octobre.

Tiéna Coulibaly affirme s'être entretenu à ce sujet le 31 octobre avec l’ambassadrice de France au Mali, Evelyne Decorps, et un officier représentant Barkhane.
Ses interlocuteurs lui auraient dit, précise-t-il, que "les reconnaissances menées durant la phase de préparation n'auraient pas permis de déceler la présence de militaires maliens"."Tirant les leçons de cette tragédie, les deux parties ont convenu d'améliorer leur communication afin d'éviter la survenue d'un tel événement déplorable dans le futur", peut-on lire.La version des autorités françaises est tout autre.
 
"UN VRAI PROBLÈME DE CONFIANCE"
"Le raid du 23 octobre a été mené sur la base de renseignements étayés contre un camp dans lequel se trouvaient des soldats maliens passés dans les rangs djihadistes. Ce sont eux qui ont été frappés, entre autres", dit-on à Reuters de source proche du dossier, en refusant de préciser le nombre d'ex-soldats "mis hors de combat" (tués ou capturés)."Ce n'étaient pas des prisonniers", souligne-t-on, en déplorant un accès de "propagande" dans un contexte préélectoral tendu au Mali.
Une série de scrutins locaux, communaux et régionaux sont prévus au Mali le 17 décembre.

Des discussions politiques et militaires sont en cours avec le Mali pour dénouer cette crise, précise-t-on de même source.Les autorités maliennes n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour un commentaire.

On regrette de source militaire française "un vrai problème de confiance" avec le Mali. "Abeibara, ce n'est pas un accident de la route, le camp a été identifié avec des informations recoupées", souligne une autre source militaire. "Si c'est ainsi, nos 4.000 gars de Barkhane peuvent partir, ça nous donne un argument", menace la première source militaire, sans plus élaborer. Barkhane, qui a pris la suite des opérations Serval et Epervier dans la région du Sahel le 1er août 2014, mobilise actuellement 4.000 hommes, régulièrement présentés comme des "occupants" au plan intérieur.

La France compte sur la "montée en puissance" de la force du G5 Sahel, qui a lancé une première opération la semaine dernière, pour délester l'armée française d'une partie du fardeau de la lutte antiterroriste et préparer, à long terme, un possible désengagement.

Dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2019-2025, qui redéfinira les formats et moyens des opérations extérieures françaises et devrait être adoptée au terme du premier semestre 2018, Paris réfléchit à revoir le mode opératoire de Barkhane pour rendre la mission "plus agile, plus efficace (...) dans une logique d'accompagnement", indique-t-on de source diplomatique française.
(Avec Tiemoko Diallo et Adama Diarra à Bamako et Edward MacAllister à Dakar, édité par Yves Clarisse)
 
REUTERS

Nouveau commentaire :




SPORTS

CAN 2025 : Sénégal-Maroc, le titre de champion d’Afrique se joue ce jeudi devant le TAS

Cheikhou Kouyaté : « Le médecin m’a demandé d’arrêter le football »

Sénégal 1-0 Comores : Iliman Ndiaye délivre les Lions à Marseille

Football : l’Argentine inflige une correction 7-0 au Burkina Faso

Ligue des nations : l’Angleterre corrige la Croatie 7-0

Krépin Diatta à Watford : les détails de son contrat avec les Hornets

Coupe du monde 2030 : le président de la FSF Abdoulaye Fall soutient la candidature du Maroc pour la finale

OFFICIEL : Krépin Diatta s’engage avec Watford

Match amical : le Maroc change d’adversaire et affrontera finalement le Mali à Tanger

CAN 2025 : le TAS désigne un Français pour présider l’audience sur le contentieux Maroc-Sénégal





PEOPLE

Dakar : une femme mariée tombe amoureuse de son mécanicien sur TikTok, l’histoire finit au tribunal

Dayana Marcela Roblesorduz : arrêtée pour prostitution présumée, son mugshot devient viral

Kim Kardashian : sa fille North West, 13 ans, déjà accro aux projecteurs

Gambie : Un gala haut en couleur pour célébrer l’indépendance de la Guinée

Mariage : Pape Abdoulaye Touré officialise son union à la mairie de Dakar

Sénégal / Diaspora de France : Alfousseyni Soumaré, « Mister Al », un animateur en pleine ascension

Carnet rose : Bamba Dieng s’est marié à Tivaouane

France : Ce geste de Macron envers le pape suscite l’indignation de certains catholiques

Soleil Levant signe son grand retour : « Les Sénégalais doivent s’attendre à du beau »

Keur Massar : un mécanicien arrêté pour un présumé chantage à la sextape contre une femme mariée