Alors que les magistrats, greffiers et autres personnels du Pool judiciaire financier bénéficient d’un régime indemnitaire particulier, les officiers de police judiciaire chargés des enquêtes liées aux dossiers économiques et financiers attendraient toujours leurs primes et indemnités. Selon L’Indépendant de ce jeudi 17 septembre 2026, les agents concernés, notamment à la Division des investigations criminelles et dans les Sections de recherches de la Gendarmerie, travaillent également dans des conditions matérielles difficiles.
Mis en place pour renforcer la lutte contre la criminalité économique et financière, le Pool judiciaire financier (PJF) s’appuie, dans le traitement de ses procédures, sur plusieurs services d’enquête. Deux ans après son installation, une différence de traitement indemnitaire entre les différents acteurs de cette chaîne judiciaire est relevée par L’Indépendant.
La création du PJF découle de la réforme adoptée en 2023 supprimant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). La nouvelle juridiction spécialisée, composée de 27 magistrats, a été installée le 17 septembre 2024. Ses compétences couvrent notamment les infractions économiques et financières, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les dossiers transmis au parquet financier, notamment à partir des rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE), de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ou de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), peuvent donner lieu à des enquêtes préliminaires.
Celles-ci sont notamment confiées à la Division des investigations criminelles (DIC), aux Sections de recherches (SR) de la Gendarmerie nationale ainsi qu’à la Division spéciale de cybersécurité.
Les officiers et enquêteurs concernés assurent alors les auditions, les investigations et les autres diligences nécessaires à l’établissement des faits avant les suites judiciaires.
Selon L’Indépendant, ces agents perçoivent leur traitement indiciaire mensuel de fonctionnaire, auquel peuvent s’ajouter des indemnités de sujétion, des primes de risque liées à certaines enquêtes sensibles et des fonds d’intervention.
Le journal rapporte cependant que les enquêteurs intervenant dans les procédures du PJF ne bénéficieraient toujours pas des primes et indemnités spécifiquement attachées au traitement de ces dossiers.
La situation contraste, selon le quotidien, avec celle des personnels directement affectés au Pool judiciaire financier. Depuis près de deux ans, les magistrats, greffiers, assistants spécialisés et d’autres personnels du PJF bénéficieraient d’un régime indemnitaire particulier. Les enquêteurs de la DIC et des Sections de recherches, bien qu'intervenant directement dans l'exécution des procédures, resteraient en dehors de ce dispositif.
Le journal fait également état de conditions de travail difficiles. Horaires extensibles, insuffisance de certains moyens techniques et logistiques : les enquêteurs seraient parfois obligés de recourir aux moyens disponibles dans leurs unités pour effectuer les diligences demandées par l’autorité judiciaire.
Des primes existaient sous la CREI
L’Indépendant rappelle que sous la Cour de répression de l’enrichissement illicite, les enquêteurs spécialement désignés pour travailler sur les dossiers relevant de cette juridiction bénéficiaient de primes et d’indemnités mensuelles.
Ces avantages étaient accordés aux enquêteurs mobilisés sur les procédures économiques et financières parallèlement au dispositif applicable aux magistrats concernés.
D'après les informations rapportées par le quotidien, des démarches ont déjà été entreprises pour régulariser la situation actuelle. Les responsables des unités concernées auraient notamment procédé à l’identification des agents susceptibles de bénéficier des indemnités.
Les dossiers nécessaires auraient ensuite été transmis au Secrétariat général du Gouvernement depuis plus d’un an. À la date du 17 septembre 2026, aucune suite favorable n’aurait encore été apportée à ces démarches, selon le journal.
750 dossiers traités en deux ans
Cette question intervient alors que le Pool judiciaire financier affiche un important volume d’activité depuis son installation.
Lors d’un passage à la RTS, le procureur de la République financier, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, avait présenté les résultats enregistrés durant les deux premières années de fonctionnement de la juridiction spécialisée.
Selon les chiffres rapportés par L’Indépendant, 750 dossiers ont été traités, dont 610 étaient pendants devant les cabinets d’instruction. Au total, 1 391 personnes ont été interpellées et déférées.
Les saisies et cautionnements enregistrés dans le cadre de ces procédures sont, quant à eux, évalués à près de 100 milliards de francs CFA.
Dans ce contexte, la question du régime indemnitaire des officiers de police judiciaire et des enquêteurs mobilisés dans les procédures du PJF reste en attente d'une régularisation, selon L’Indépendant.
Mis en place pour renforcer la lutte contre la criminalité économique et financière, le Pool judiciaire financier (PJF) s’appuie, dans le traitement de ses procédures, sur plusieurs services d’enquête. Deux ans après son installation, une différence de traitement indemnitaire entre les différents acteurs de cette chaîne judiciaire est relevée par L’Indépendant.
La création du PJF découle de la réforme adoptée en 2023 supprimant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). La nouvelle juridiction spécialisée, composée de 27 magistrats, a été installée le 17 septembre 2024. Ses compétences couvrent notamment les infractions économiques et financières, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les dossiers transmis au parquet financier, notamment à partir des rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE), de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ou de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), peuvent donner lieu à des enquêtes préliminaires.
Celles-ci sont notamment confiées à la Division des investigations criminelles (DIC), aux Sections de recherches (SR) de la Gendarmerie nationale ainsi qu’à la Division spéciale de cybersécurité.
Les officiers et enquêteurs concernés assurent alors les auditions, les investigations et les autres diligences nécessaires à l’établissement des faits avant les suites judiciaires.
Selon L’Indépendant, ces agents perçoivent leur traitement indiciaire mensuel de fonctionnaire, auquel peuvent s’ajouter des indemnités de sujétion, des primes de risque liées à certaines enquêtes sensibles et des fonds d’intervention.
Le journal rapporte cependant que les enquêteurs intervenant dans les procédures du PJF ne bénéficieraient toujours pas des primes et indemnités spécifiquement attachées au traitement de ces dossiers.
La situation contraste, selon le quotidien, avec celle des personnels directement affectés au Pool judiciaire financier. Depuis près de deux ans, les magistrats, greffiers, assistants spécialisés et d’autres personnels du PJF bénéficieraient d’un régime indemnitaire particulier. Les enquêteurs de la DIC et des Sections de recherches, bien qu'intervenant directement dans l'exécution des procédures, resteraient en dehors de ce dispositif.
Le journal fait également état de conditions de travail difficiles. Horaires extensibles, insuffisance de certains moyens techniques et logistiques : les enquêteurs seraient parfois obligés de recourir aux moyens disponibles dans leurs unités pour effectuer les diligences demandées par l’autorité judiciaire.
Des primes existaient sous la CREI
L’Indépendant rappelle que sous la Cour de répression de l’enrichissement illicite, les enquêteurs spécialement désignés pour travailler sur les dossiers relevant de cette juridiction bénéficiaient de primes et d’indemnités mensuelles.
Ces avantages étaient accordés aux enquêteurs mobilisés sur les procédures économiques et financières parallèlement au dispositif applicable aux magistrats concernés.
D'après les informations rapportées par le quotidien, des démarches ont déjà été entreprises pour régulariser la situation actuelle. Les responsables des unités concernées auraient notamment procédé à l’identification des agents susceptibles de bénéficier des indemnités.
Les dossiers nécessaires auraient ensuite été transmis au Secrétariat général du Gouvernement depuis plus d’un an. À la date du 17 septembre 2026, aucune suite favorable n’aurait encore été apportée à ces démarches, selon le journal.
750 dossiers traités en deux ans
Cette question intervient alors que le Pool judiciaire financier affiche un important volume d’activité depuis son installation.
Lors d’un passage à la RTS, le procureur de la République financier, El Hadji Alioune Abdoulaye Sylla, avait présenté les résultats enregistrés durant les deux premières années de fonctionnement de la juridiction spécialisée.
Selon les chiffres rapportés par L’Indépendant, 750 dossiers ont été traités, dont 610 étaient pendants devant les cabinets d’instruction. Au total, 1 391 personnes ont été interpellées et déférées.
Les saisies et cautionnements enregistrés dans le cadre de ces procédures sont, quant à eux, évalués à près de 100 milliards de francs CFA.
Dans ce contexte, la question du régime indemnitaire des officiers de police judiciaire et des enquêteurs mobilisés dans les procédures du PJF reste en attente d'une régularisation, selon L’Indépendant.



