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Pont Émile Badiane : usagers et transporteurs demandent une intervention urgente de l’État

Dimanche 30 Novembre 2025

Inauguré le 19 février 1979, le Pont Émile Badiane, infrastructure stratégique reliant Ziguinchor au reste du pays, suscite aujourd’hui une vive inquiétude. Vieillissant et fortement sollicité, l’ouvrage présente des signes de dégradation alarmants qui ne laissent plus de place à l’attentisme. C’est dans ce contexte que le collectif citoyen “L’Heure est Grave”, accompagné des transporteurs de la région, a tenu un point de presse pour alerter les autorités et exiger des actions rapides et concrètes.



Depuis plusieurs mois, les usagers tirent la sonnette d’alarme : fissures importantes, effritement du béton, armatures exposées, vibrations anormales lors du passage des camions… Autant d’éléments qui, selon le collectif, imposent une réaction immédiate. Les membres rappellent que cet ouvrage n’est pas seulement un pont, mais un maillon vital pour l’économie, la mobilité et la cohésion sociale de toute la Casamance.


Au nom des transporteurs, Ousmane Thiam alias Thiamas, représentant du président de l’Union des transporteurs de la gare routière de Ziguinchor, n’a pas mâché ses mots. « C'est la fin de la récréation. La Casamance mérite un pont moderne et sécurisé, à la hauteur de son potentiel économique et social », a-t-il martelé, regrettant que les nombreuses alertes précédentes soient restées sans suite concrète.


Le collectif et les conducteurs exhortent l’État à transformer les intentions en actions, rappelant que les promesses ne suffisent plus face à l’état préoccupant de l’ouvrage. Ils demandent notamment :  une expertise technique actualisée et rendue publique, des mesures d’allègement du tonnage pour limiter les risques immédiats,  un plan clair de réhabilitation ou de reconstruction assorti d’un calendrier précis, et l’activation de mécanismes d’urgence pour accélérer les procédures.


Pour les membres du collectif, la situation dépasse le cadre politique : elle touche à la sécurité des populations et au droit fondamental à circuler librement dans des conditions sûres. « L’heure est grave », répètent-ils, tout en réaffirmant leur volonté d’accompagner l’État dans une démarche constructive et républicaine.

 Les acteurs locaux appellent à une mobilisation rapide, afin que cette infrastructure essentielle ne devienne pas un danger supplémentaire pour les milliers d’usagers qui y passent chaque jour.

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