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Police et Gendarmerie : Apres la gestion des émeutes, Rififi autour de la prime "Adji Sarr "

Vendredi 9 Avril 2021

Si les populations continuent de faire le deuil des personnes décédées et de soigner les blessés lors des manifestations spontanées des suites de l’arrestation du leader de Pastef Ousmane Sonko, les forces de sécurité engagées dans les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre se voient octroyés une prime. Si d’aucuns déclarent un montant de 60.000 francs, ceux qui ont déjà perçu parlent eux d’une enveloppe de 30.000 francs. Des montants qui ont fini de semer le malaise !


Police et Gendarmerie : Apres la gestion des émeutes, Rififi autour de la prime "Adji Sarr "


Très engagés lors des émeutes qui ont duré plus de 72 heures et se sont déroulées sur l’étendue du territoire national, les forces de sécurité et de défense consignées pour les besoins des services se sont vus octroyés une prime. Contrairement à l’état d’urgence décrété le 23 mars 2020 à l’apparition des premiers cas de Coronavirus et qui s’était étalé jusqu’en fin juin de la même année, où selon plusieurs sources, les éléments engagés avaient perçu une somme de ….7500 francs, cette fois-ci le président Macky Sall a cassé sa tirelire.


 
Un geste que saluent de nombreux éléments de la police comme de la gendarmerie, même si pour certains, les sommes (30.000 francs) sont inférieures à celles annoncées. Plus grave, « Nous qui sommes en service hors de Dakar, n’avons pas perçu un kopeck », confie ce gendarme en service dans la région de Kolda. « Pourtant, nous avons fourni les mêmes efforts et le président de la république n’a pas restreint cette prime aux gendarmes et policiers exerçant à Dakar seulement », s’emporte le pandore qui confirme que certains de ses collègues dans la capitale ont bien reçu 30.000 francs et non 60.000 francs.

« Ici à Mpack, il n’y a aucun élément de la Dpaf qui a reçu cette prime et c’est vous qui me l’apprenez », confie cet agent de police trouvé à la frontière Bissau guinéenne. Pour le fonctionnaire, « De telles pratiques sont régulièrement en cours dans les corps de police et de gendarmerie et malheureusement, on n’a pas de voie de recours car, cela se gère en haut lieu », renseigne t’il avant de donner l’exemple des militaires disparus lors de la guerre du Golfe en 1991 et dont les familles n’ont pas à ce jour reçu les montants alloués par l’Arabie Saoudite.

Les autorités jointes au téléphone refusent tout bonnement de se prononcer et pour certaines, font des menaces à peine voilées si leur nom et qualité étaient cités. Quoiqu’il en soit, le Président Macky Sall se doit de tirer au clair cette affaire qui risque de saper le moral des troupes après les milles et uns sacrifices faits dans cette affaire Sonko/Adji Sarr mais surtout durant le premier état d’urgence lié à la pandémie du coronavirus.

Pape Sané 
Atlanticactu.com

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