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PÊCHE ILLÉGALE : L’Afrique perd chaque année 11 milliards de dollars

Jeudi 27 Octobre 2022

Les navires de pêche illégale opèrent en Afrique, majoritairement des navires chinois et européens, selon un rapport de la Coalition pour la transparence financière, un groupe de 11 ONG du monde entier. Par ailleurs, ils ont fait savoir que des mesures draconiennes devraient être prises le plus rapidement possible pour sauver les eaux africaines.

L’Afrique est le berceau de la pêche illégale depuis des années. En effet, si l’on se fie aux informations livrées par des Organisations non gouvernementales, 48,9 % des navires industriels et semi-industriels identifiés, impliqués dans la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, opèrent en Afrique. 40 % rien qu’en Afrique de l’Ouest. Les pays en développement perdent chaque année des milliards de dollars, en flux d’argent illicite, directement lié à cette pratique. Jusqu’à 11,49 milliards de dollars pour l’Afrique, 2 milliards de dollars pour l’Argentine, et 4 milliards pour l’Indonésie.

« La pêche illicite principale cause la surexploitation de plus de 90 % des stocks halieutiques mondiaux »

Selon toujours le document, environ dix (10) premières entreprises sont impliquées dans cette pêche illégale et non réglementée. Ces dernières concentrent près d’un quart (¼) de tous les navires signalés. Ainsi, huit (O8) proviennent de la chine, un (01) de Colombie et un (01) également d’Espagne. Il faut noter qu’aucun pays n’exige d’information sur les propriétaires lors de l’immatriculation des navires, ou de la demande de l’immatriculation des licences de pêche.  Cela signifie pour l’Organisation des Nations Unies que les vrais responsables ultimes de ces activités ne sont pas repérés et punis. Mieux, cette pratique est devenue la principale cause de la surexploitation et de l’épuisement de plus de 90 % des stocks halieutiques mondiaux. Selon la coalition pour la transparence financière, les propriétaires des navires de pêche devraient être tenus de déclarer la propriété effective et ultime, lorsqu’ils immatriculent leurs navires, ou demandent une licence. Ces informations devraient ensuite être publiques et transparentes. Ladite coalition préconise également que les accords de pêche, les licences et les quotas entre les Etats et les entreprises soient divulgués. Qu’on mette en place une base de données mondiale centralisée sur les navires, qu’on applique les lois relatives contre le blanchiment d’argent et les crimes fiscaux pour permettre la saisie de ces navires de pêche.

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