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Mor Diop, candidat de la coalition "Gox Yu Bes" : «Les potentialités de Ngaye Mékhé ne sont pas exploitées jusque-là, faute d’une vision politique majeure...»

Jeudi 25 Novembre 2021

Candidat de la coalition GOX YU BES à la mairie de Mékhé, Mor Diop se dévoile à travers cet entretien. Le journaliste de formation dit vouloir ouvrir une nouvelle page dans la commune susmentionnée.


Pouvez-vous revenir sur l’essence de votre candidature à la mairie de Mékhé ?
La raison qui nous a poussé à être candidat à la mairie de Mékhé, sous la bannière de la coalition Gox Yu Bes/Song Daan, relève de plusieurs facteurs. D’abord, c’est pour renouveler notre ferme engagement à apporter notre modeste contribution au développement de Ngaye Mékhé. Un engagement qui va permettre de répondre efficacement aux besoins et aux attentes réelles des populations, faute de manque de compétence et de vision de ceux qui sont aux affaires actuellement dans la municipalité. Donc, nous voulons apporter un changement radical, tant dans le mode de gestion que sur un nouveau visage que doit présenter Ngaye Mékhé.


Pourquoi les populations de Mékhé doivent-elles vous accorder leur confiance ?
Evidemment, c’est une question légitime qu'elles doivent se poser. Mais, vu l’envergure de nos projets envisagés pour la commune de Mékhé et pour les communes voisines, pour lancer définitivement cette communauté d’agglomérations sur la voie du développement durable, nul doute qu'elles peuvent être rassurées que nous sommes le bon choix. Mais, à côté de celà, il faut savoir aussi que nous avons la volonté affichée de nous attaquer aux réelles préoccupations des populations de Ngaye, par une démarche novatrice, pour s’enquérir des besoins de chaque couche de la population. Par une démarche participative et par une approche inclusive, nous avons appréhendé et apprécié les obstacles structurels et conjoncturels qui entravent l’essor de Ngaye. Pour ce point précis, notre constat est que le nom évocateur Ngaye, ville carrefour, et son label historique et artisanal, Dalu Ngaye, si connu au plan national et international, ne riment point avec le niveau de développement qui devait être le sien.


Mais, cette ambition doit certainement être adossée à un programme ?
Effectivement, nous allons adosser notre vision sur un programme que nous avons décliné sur plusieurs points. Une intelligence territoriale et économique. Priorité à la jeunesse et à l’artisanat. Une coalition pour l’environnement, la santé et l’éducation. Une solidarité agissante et une inclusion autour de chaque fille et chaque fils de Mékhé. Voilà notre programme qui se décline en plusieurs points essentiels à ramener chez nous, notre lustre d'antan, sur le train de la modernité. Au fait, on entend tout simplement faire prévaloir un véritable et nouveau leadership. Dans les jours à venir, nous allons dévoiler ce programme qui ne laisse en rade aucun point concernant la vie du citoyen. Vous le répétez toujours dans vos sorties, Mékhé est une ville carrefour qui doit changer de visage.


Comment comptez-vous vous y prendre ?
Nous allons utiliser tout une symphonie managériale pour que Mékhé renoue avec son histoire, celle d’une ville carrefour majeure comme elle l’a toujours été pour le Cayor et pour le pays. Aujourd’hui, elle a évolué pour avoir une identité puissante basée sur un seul secteur d’activité, à savoir l’artisanat, particularisé et enrichi par le label Dalu Ngaye. Hélas, ses potentialités ne sont pas exploitées jusque-là, faute d’une vision politique majeure qui couve et propulse les populations. Pour changer le visage de Mékhé, il nous faut d’abord répondre à une urgence. L’urgence d’élargir le périmètre communal et de redimensionner une ville tenaillée de toutes parts à ses extrémités. Nous proposons le projet d’une ville qui va se développer, une ville tournée vers l’avenir, car il nous faut voir loin et nous cherchons à réaliser ce que certains pensent impossible. Nous faisons le pari et le choix d’écrire une nouvelle page de l’histoire de Mékhé, un choix porté par l’intérêt général, main dans la main. Nous avons la grande chance d’être une porte d’entrée, un carrefour, par notre situation géographique exceptionnelle qui donne directement sur tout le pays. De toutes les directions, vous pouvez faire un trajet direct pour venir ici. Dakar, Saint-Louis, le Sine-Saloum, par Baba garage.

En plus, nous sommes à 20 minutes de la mer en passant par Diogo, et directement, nous pouvons aller sans détour à l’entrée principale de la Grande mosquée de Touba, sans oublier que nous sommes voisin immédiat de la capitale de la Tidianya, Tivaouane. Mékhé peut redevenir une ville carrefour, un phare et la première ville artisanale du Sénégal. Pour cela, nous invitons chaque digne fils de notre chère ville, à venir prendre ensemble notre destin en main et travailler inlassablement, pour faire de Ngaye un hub urbain où toutes nos ressources feront l’objet d’une exploitation maximale, où toutes les opportunités seront saisies, et tout cela, vers un ultime objectif : régner enfin sur nos incommensurables richesses et en être les possesseurs. 

Quelle place occupera la jeunesse sous votre mandat, si jamais elle vous accorde sa confiance ? D’abord, nous viendrons avec une équipe diversifiée, tant du point de vue de l’âge que de l’expérience, mais les jeunes y occuperont une place de choix. Parce qu’on doit parier sur la jeunesse, surtout lorsqu’elle est consciente et compétente. Je dis aussi à la jeunesse de Mékhé qu’il n’y a pas de fatalité. Pas plus qu’il existe de solutions miracles et instantanées, mais une croyance absolue à notre destin, si nous la prenons en main. Des points essentiels de notre programme leur sont consacrés comme l’éducation, la formation, l’emploi et les financements, la culture et le sport.


Quelle appréciation faitesvous de la situation actuelle du pays ?
A l’instar de tous les pays du monde, nous nous débattons pour surmonter toutes les difficultés nées de cette pandémie de Covid19. Tous les secteurs d’activités sont touchés et essayent de sortir la tête de l’eau avec grande difficulté. Malheureusement, ce sont les populations qui le ressentent en premier. Raison pour laquelle, nous lançons un appel à l’Etat de redoubler d’efforts. Nous avons vu que le Président Macky Sall a instruit son gouvernement de revoir le prix du loyer au Sénégal, en un mot le système de location, principal, goulot d’étranglement du Gorgorlu. Dans le monde rural, par endroits, l’hivernage n’est pas au rendez-vous. Dans le Cayor, par exemple, il y a des champs qui ne produiront pas d’arachides, faute de pluies suffisantes.

Enfin, quel appel lancez-vous pour ces élections à venir ?
Comme l’a si bien rappelé le Khalife général des Niassénes, Cheikh Mahi Ibrahim Niass, dans son message qu’il a adressé à la classe politique, à l’occasion de son séjour à Dakar, nous appelons à des élections paisibles et apaisées. Nous bannissons la violence de quel que bord qu’elle puisse venir. D’abord, il faut que tout le monde soit conscient qu’il y a une vie après les élections. La vie va continuer. Nous n’avons pas intérêt à brûler ce pays. Ces élections ont cette particularité qu'elles sont locales. Donc, c’est une question de proximité. Pour une commune de 30 000 habitants comme Mékhé, nous nous connaissons tous. Mieux vaut éviter de poser des actes qui nous rendrons la vie difficile après. Evidemment, on comprend bien toute cette agitation de la classe politique, car ces élections, même si elles sont locales, ne le sont que de nom, comme l’avait soulevé une personnalité politique, il y a de cela quelques semaines. Les enjeux sont énormes. Mais nous devons savoir raison garder. C’est un baromètre pour déterminer ce que seront les Législatives de 2022, et au-delà, la Présidentielle de 2024. A coup sûr, après le 23 janvier 2022, on va assister à un renouvellement de la classe politique sénégalaise et à une nouvelle configuration des formations politiques. Un nouveau départ va s’opérer. Ne ratons pas le train de l'histoire.

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