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Tensions en Asie : la Corée du Nord expérimente un lance-roquettes multiple de 600 mm

Dimanche 15 Mars 2026

Les États-Unis déploient leur propre drone à bas coût pour contrer le système aérien sans pilote iranien Shahed 136. Il s'agit du système d'attaque sans pilote à faible coût FLM 136 LUCAS.
La guerre en cours en Iran est un autre exemple de la nature changeante de la guerre au XXIe siècle. Une guerre dominée avant tout par une technologie : les drones, notamment les drones bon marché.



Les forces armées iraniennes sont largement inférieures au complexe militaro-industriel américain, dont le coût s'élève à 900 milliards de dollars (773 milliards d'euros), les dépenses de défense prévues pour 2025 avoisinant les 23 milliards de dollars (19,7 milliards d'euros). C'est pourquoi le pays a recours aux drones pour mener une guerre asymétrique et rétablir l'équilibre des forces.

L'exemple le plus visible est le drone d'attaque HESA Shahed 136 – un véhicule aérien sans pilote autonome qui peut être transporté à l'arrière d'un camion, conçu pour des frappes kamikazes sur des cibles.

Développés en 2016 par Shahed Aviation Industries, une entreprise affiliée aux Gardiens de la révolution iraniens, chaque drone coûte entre 20 000 et 50 000 dollars (17 000 à 43 000 euros). Quant aux intercepteurs de missiles Patriot américains utilisés pour les abattre, leur coût s'élève à 4 millions de dollars (3,4 millions d'euros) par missile.


Cette asymétrie entre coût et efficacité au combat est cruciale pour la planification de la défense iranienne, l'objectif étant de rendre la guerre trop coûteuse pour que l'ennemi puisse la poursuivre trop longtemps. L'efficacité du drone n'a pas échappé à l'armée américaine.

Plusieurs sociétés américaines développent actuellement leurs propres drones bon marché, inspirés du Shahed 136. Une société a même rétro-conçu sa propre version du drone, qui est maintenant utilisée au combat pour la première fois pour frapper l'Iran : le FLM 136.

L'imitation, une forme de flatterie ?
Présenté pour la première fois l'an dernier par la société Spektreworks, basée en Arizona, le FLM 136 est décrit comme un système d'attaque de combat sans pilote à faible coût, également connu sous le nom de LUCAS. Il ne nécessite qu'une petite équipe pour fonctionner et peut décoller et atterrir de manière autonome.

Le drone FLM 136 présente des dimensions très similaires à celles du Shahed 136 (3 mètres de long et 2,5 mètres de large), mais il est nettement plus léger (81,5 kg contre 200 kg pour le Shahed). De ce fait, sa charge utile est également plus légère (18 kg contre 50 kg pour le Shahed).

Le FLM 136 peut mener des attaques pendant six heures maximum dans un rayon de 444 milles nautiques et à partir d'une altitude allant jusqu'à 15 000 pieds ou 4 500 mètres.

Il est propulsé par un moteur à combustion interne et peut atteindre une vitesse de croisière de 137 km/h et une vitesse maximale de 194 km/h. Surtout, chaque drone coûte environ 35 000 $ (30 000 €), ce qui le place au même niveau que le Shahed 136.

Les drones sont désormais lancés depuis le sol contre l'Iran par la Task Force Scorpion Strike (TFSS), une unité du commandement central américain déployée au Moyen-Orient, pour mener des frappes kamikazes unilatérales, tout comme leurs homologues Shahed 136.

Bien que les États-Unis puissent encore déployer un large arsenal d'armements, la capacité du Pentagone à produire des drones à bas coût en plus grande quantité à long terme est considérée comme une étape cruciale.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mardi que l'Iran était « en train de perdre la suprématie en matière de drones » et que les États-Unis bénéficiaient d'une « suprématie aérienne totale ».

Le drone a été présenté en juillet 2025 lors d'un événement organisé par Hegseth au Pentagone, où 12 des principaux fabricants de drones du pays étaient en compétition pour fournir de nouveaux équipements militaires.

Avant cet événement, Trump a signé le décret présidentiel « Libérer la domination américaine des drones » afin de stimuler les secteurs des drones commerciaux et surtout militaires américains.

En décembre 2025, le département de la Défense américain a lancé un appel d'offres demandant à l'industrie américaine des drones de livrer rapidement et à moindre coût 300 000 drones. Spektreworks et de nombreuses autres entreprises répondent à cet appel.

Les propres fils de Trump, Eric Trump et Donald Trump Jr, s'impliquent dans l'industrie des drones, soutenant lundi une fusion avec le fabricant Powerus afin d'accroître la production nationale.

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