Une affaire mêlant adultère présumé, vidéos intimes diffusées sur WhatsApp, tentative d’arrangement financier et conflit de versions a été examinée devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. Selon L’Observateur, le prévenu, Y. Diallo, reconnaît avoir entretenu une relation avec l’épouse de son meilleur ami, mais nie être à l’origine de la diffusion des images compromettantes. Le délibéré a été renvoyé au 24 juin.
Le quartier de Mbao a été secoué par une affaire aux allures de drame familial et social. D’après les faits rapportés par L’Observateur, tout démarre le 10 juin lorsque B. Sané se présente à la Brigade de gendarmerie de la Zone franche industrielle après avoir découvert des vidéos intimes montrant son épouse en compagnie de son ami Y. Diallo. La situation prend rapidement une tournure plus grave lorsque ces images, diffusées sur WhatsApp et sur les réseaux sociaux, se retrouvent dans le cercle familial. Selon le récit livré à l’audience, l’une des séquences aurait même été visionnée par la fille mineure du couple, ajoutant une dimension particulièrement douloureuse à cette affaire.
Une amitié de longue date réduite en miettes
Au cœur du dossier se trouve une relation d’amitié ancienne entre le mari trompé et le prévenu. Y. Diallo, commerçant de son état, est présenté comme un proche de B. Sané. Mais cette proximité s’est transformée en scandale lorsque la liaison entre le prévenu et l’épouse de son ami a éclaté au grand jour. Interpellé par les gendarmes, Y. Diallo a reconnu avoir entretenu une relation avec l’épouse de B. Sané. Il a également admis avoir réalisé certaines vidéos. En revanche, il rejette catégoriquement toute responsabilité dans leur diffusion.
À la barre, Y. Diallo a livré sa version des faits. Selon lui, c’est sa partenaire qui aurait commencé à filmer leurs rapports. Il affirme ensuite avoir fait de même, avant d’envoyer certaines séquences à cette dernière à sa demande. Le prévenu explique également avoir perdu son téléphone portable quelques jours plus tard. Sa défense soutient qu’un homme identifié sous le nom de M. Ndiaye aurait retrouvé l’appareil et tenté de le faire chanter. Ce dernier aurait réclamé 500 000 FCfa pour ne pas diffuser les images. N’ayant pas obtenu la somme demandée, il aurait finalement transmis les vidéos au mari.
B. Sané ne conteste pas avoir reçu certaines images par l’intermédiaire d’un tiers. Mais il rejette une partie de la version du prévenu. Selon lui, Y. Diallo aurait également envoyé directement une vidéo sur le téléphone de son fils. Cet élément est au centre des soupçons visant le prévenu. Pour le mari, la thèse d’une simple perte de téléphone suivie d’un chantage ne suffit pas à expliquer toute la circulation des images.
L’enquête a également révélé un autre aspect marquant de l’affaire. Après l’éclatement du scandale, Y. Diallo aurait tenté de trouver une issue à l’amiable. Selon les éléments évoqués à l’audience, il aurait remis 300 000 FCfa au frère du plaignant afin d’éviter le dépôt d’une plainte.
Cette démarche, loin d’éteindre l’affaire, a plutôt renforcé les soupçons du mari trompé, qui y voit un signe de culpabilité ou, à tout le moins, une volonté d’étouffer le dossier.
Autre fait relevé par L’Observateur : l’épouse de B. Sané aurait quitté le territoire après l’éclatement du scandale et n’a pas été entendue au cours de l’enquête. Devant le tribunal, la partie civile a toutefois déclaré ne réclamer aucun dommage et intérêt, laissant à la justice le soin de trancher.
Cette absence d’audition de l’épouse constitue l’un des points sensibles du dossier, dans une affaire où les versions s’opposent sur la réalisation, la conservation et la diffusion des vidéos.
Pour le ministère public, les faits reprochés au prévenu sont caractérisés. Y. Diallo est poursuivi pour collecte illicite de données à caractère personnel, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et complicité d’adultère.
Le procureur a requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme contre le commerçant.
La défense insiste sur le consentement et nie toute volonté de diffusion
Les avocats de Y. Diallo ont, pour leur part, plaidé en faveur de leur client en insistant sur le caractère consenti de la relation et des enregistrements. Selon eux, le prévenu n’avait aucun intérêt à rendre publiques des images susceptibles de le compromettre lui aussi.
La défense est également revenue sur les circonstances de la première relation entre les deux amants. Elle affirme que l’épouse de B. Sané s’était rendue chez Y. Diallo après son déménagement, sous prétexte de visiter son logement. Les conseils du prévenu ont sollicité une peine assortie du sursis.
Alors que l’affaire devait connaître son épilogue, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement renvoyé le délibéré au 24 juin. La juridiction souhaite notamment entendre à huis clos la fille du couple, présentée comme ayant été exposée à l’une des vidéos
Le quartier de Mbao a été secoué par une affaire aux allures de drame familial et social. D’après les faits rapportés par L’Observateur, tout démarre le 10 juin lorsque B. Sané se présente à la Brigade de gendarmerie de la Zone franche industrielle après avoir découvert des vidéos intimes montrant son épouse en compagnie de son ami Y. Diallo. La situation prend rapidement une tournure plus grave lorsque ces images, diffusées sur WhatsApp et sur les réseaux sociaux, se retrouvent dans le cercle familial. Selon le récit livré à l’audience, l’une des séquences aurait même été visionnée par la fille mineure du couple, ajoutant une dimension particulièrement douloureuse à cette affaire.
Une amitié de longue date réduite en miettes
Au cœur du dossier se trouve une relation d’amitié ancienne entre le mari trompé et le prévenu. Y. Diallo, commerçant de son état, est présenté comme un proche de B. Sané. Mais cette proximité s’est transformée en scandale lorsque la liaison entre le prévenu et l’épouse de son ami a éclaté au grand jour. Interpellé par les gendarmes, Y. Diallo a reconnu avoir entretenu une relation avec l’épouse de B. Sané. Il a également admis avoir réalisé certaines vidéos. En revanche, il rejette catégoriquement toute responsabilité dans leur diffusion.
À la barre, Y. Diallo a livré sa version des faits. Selon lui, c’est sa partenaire qui aurait commencé à filmer leurs rapports. Il affirme ensuite avoir fait de même, avant d’envoyer certaines séquences à cette dernière à sa demande. Le prévenu explique également avoir perdu son téléphone portable quelques jours plus tard. Sa défense soutient qu’un homme identifié sous le nom de M. Ndiaye aurait retrouvé l’appareil et tenté de le faire chanter. Ce dernier aurait réclamé 500 000 FCfa pour ne pas diffuser les images. N’ayant pas obtenu la somme demandée, il aurait finalement transmis les vidéos au mari.
B. Sané ne conteste pas avoir reçu certaines images par l’intermédiaire d’un tiers. Mais il rejette une partie de la version du prévenu. Selon lui, Y. Diallo aurait également envoyé directement une vidéo sur le téléphone de son fils. Cet élément est au centre des soupçons visant le prévenu. Pour le mari, la thèse d’une simple perte de téléphone suivie d’un chantage ne suffit pas à expliquer toute la circulation des images.
L’enquête a également révélé un autre aspect marquant de l’affaire. Après l’éclatement du scandale, Y. Diallo aurait tenté de trouver une issue à l’amiable. Selon les éléments évoqués à l’audience, il aurait remis 300 000 FCfa au frère du plaignant afin d’éviter le dépôt d’une plainte.
Cette démarche, loin d’éteindre l’affaire, a plutôt renforcé les soupçons du mari trompé, qui y voit un signe de culpabilité ou, à tout le moins, une volonté d’étouffer le dossier.
Autre fait relevé par L’Observateur : l’épouse de B. Sané aurait quitté le territoire après l’éclatement du scandale et n’a pas été entendue au cours de l’enquête. Devant le tribunal, la partie civile a toutefois déclaré ne réclamer aucun dommage et intérêt, laissant à la justice le soin de trancher.
Cette absence d’audition de l’épouse constitue l’un des points sensibles du dossier, dans une affaire où les versions s’opposent sur la réalisation, la conservation et la diffusion des vidéos.
Pour le ministère public, les faits reprochés au prévenu sont caractérisés. Y. Diallo est poursuivi pour collecte illicite de données à caractère personnel, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et complicité d’adultère.
Le procureur a requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme contre le commerçant.
La défense insiste sur le consentement et nie toute volonté de diffusion
Les avocats de Y. Diallo ont, pour leur part, plaidé en faveur de leur client en insistant sur le caractère consenti de la relation et des enregistrements. Selon eux, le prévenu n’avait aucun intérêt à rendre publiques des images susceptibles de le compromettre lui aussi.
La défense est également revenue sur les circonstances de la première relation entre les deux amants. Elle affirme que l’épouse de B. Sané s’était rendue chez Y. Diallo après son déménagement, sous prétexte de visiter son logement. Les conseils du prévenu ont sollicité une peine assortie du sursis.
Alors que l’affaire devait connaître son épilogue, le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement renvoyé le délibéré au 24 juin. La juridiction souhaite notamment entendre à huis clos la fille du couple, présentée comme ayant été exposée à l’une des vidéos



