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Macky Sall visé ? Diomaye Faye renvoie la décision à la justice

Vendredi 26 Septembre 2025

Macky Sall visé ? Diomaye Faye renvoie la décision à la justice
La question est sur toutes les lèvres : après l’arrestation de plusieurs ministres et membres de l’ancien gouvernement, Macky Sall pourrait-il être le prochain à faire face à la justice, poursuivi notamment pour haute trahison ? Interrogé sur cette éventualité lors d’un entretien accordé à France 24, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi la prudence et s’est voulu ferme sur la forme laissant les procédures suivre leur cours.


« Je fais toujours la différence entre faire la justice et rendre la justice. Rendre la justice suppose respecter la présomption d’innocence de chacun, respecter ses droits à une défense libre et lui assurer un procès juste et équitable. C’est ce à quoi nous nous en tenons au Sénégal, quel que soit le citoyen concerné », a déclaré le chef de l’État, insistant sur le respect des règles de procédure et du droit sénégalais.

Dans ses propos, Diomaye Faye a rejeté toute logique de condamnation anticipée : « Il ne saurait y avoir de présomption de culpabilité sur personne. Chacun est maintenant libre d'exprimer ses opinions, mais quand la justice va se prononcer, quel que soit le cas, elle le fera de manière sereine, sur la base de preuves matérielles qui seront versées devant un juge indépendant et libre. »

Ce discours, prudent et juridiquement cadré, ne suffit toutefois pas à éteindre les interrogations politiques. Pour beaucoup d’observateurs, la rapidité des interpellations au sein de l’ancien exécutif et l’ampleur des accusations  notamment celles portant sur la falsification présumée de la dette publique soulèvent des questions sur la portée réelle des enquêtes et sur la ligne de démarcation entre reddition des comptes et instrumentalisation politique.

En évitant de répondre directement à la question de savoir si Macky Sall sera poursuivi, le président a choisi de placer la responsabilité sur les institutions judiciaires, cherchant à préserver l’image d’un État de droit. Reste à voir si cette posture suffira à convaincre l’opinion publique, impatiente de voir la lumière faite sur des dossiers sensibles.

Les prochains actes de la justice  convocations, mises en examen éventuelles, et surtout la publication des éléments de preuve  seront déterminants pour juger de la crédibilité du processus. Les démocrates et les juristes appellent quant à eux à la plus stricte transparence afin d’éviter que la justice ne soit perçue comme un instrument de règlement politique.

Quoi qu’il en soit, Diomaye Faye a clairement posé le cadre : la procédure doit primer, la présomption d’innocence être respectée, et toute décision venir « sur la base de preuves matérielles ». Une mise en garde qui vise autant les juges que les acteurs politiques tentés par l’invective publique.
exclusif net

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