Selon lui, la création du parti ne reposait ni sur des moyens financiers importants ni sur des réseaux d’influence traditionnels, mais sur une conviction forte : la nécessité de repenser en profondeur le modèle de développement et de souveraineté du Sénégal.
« Lorsque nous avons créé PASTEF-LES PATRIOTES en 2014, nous n’avions ni les moyens financiers des grands partis ni les relais d’influence dont disposent habituellement les forces politiques établies. Nous avions cependant une conviction : les difficultés du Sénégal ne pouvaient être réduites à des questions de personnes ou à de simples défaillances de gouvernance. Derrière la corruption, le chômage, la pauvreté, les inégalités sociales et les difficultés de notre économie se trouvait une réalité plus profonde : une souveraineté inachevée », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, le leader de Pastef, Ousmane Sonko estime que l’indépendance formelle du Sénégal ne s’est pas toujours traduite par une autonomie réelle dans les décisions stratégiques. « Notre pays était indépendant depuis plus d’un demi-siècle. Il disposait d’institutions reconnues, d’un drapeau respecté et d’une stabilité politique enviée. Pourtant, trop souvent, les décisions les plus importantes demeuraient tributaires de dépendances économiques, financières, technologiques et culturelles héritées de l’histoire et entretenues par les mécanismes de l’ordre postcolonial », a-t-il ajouté. Le projet PASTEF est ainsi présenté comme une volonté de rupture avec cette dépendance structurelle, à travers une reconquête de la souveraineté nationale dans tous les domaines : économique, éducatif, culturel et institutionnel.

