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Le Parti socialiste est mort: Manuel Valls sera candidat en marche aux législatives


Rédigé le Mardi 9 Mai 2017 à 11:28



L'ex-Premier ministre lance le bal des ralliements au mouvement d'Emmanuel Macron et appelle les députés sortants "progressistes" à le rejoindre. Le PS tient un Bureau national explosif ce mardi.


Il aura attendu à peine 24 heures. Invité de RTL ce mardi 9 mai, l'ex-Premier ministre Manuel Valls a annoncé son intention d'être investi à Evry (première circonscription de l'Essonne) sous l'étiquette La République en marche, en vue des législatives du mois de juin :



Le candidat malheureux à la primaire socialiste appelle par ailleurs ses soutiens à le rejoindre dans cette décision. "J'invite tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire", poursuit-il, avant de dresser l'éloge du nouveau président de la République, dont l'élection "donne de la France une formidable image".

"Il a réussi son pari, il a fait la bonne analyse, celle que je faisais déjà il y a quelques années. Il est parti d'un constat simple : les vieux partis sont en train de mourir." 


"Le Parti socialiste doit se dépasser"

Interrogé sur ses ambitions déçues de prétendant à l'Elysée, Manuel Valls déclare : "Je ne vis jamais avec des regrets, encore moins avec de l'amertume. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron, de son gouvernement, de sa majorité."

"Le Parti socialiste, c'est une histoire pour moi. J'y suis attaché. Mais ce parti est mort, pas son histoire et ses valeurs, mais il doit se dépasser."

"Tous ceux qui se reconnaissent dans le projet réformiste d'Emmanuel Macron doivent s'engager pleinement. [...] Ceux qui resteront au milieu du gué seront emportés."

Valls doit encore déposer sa candidature

Reste que Manuel Valls n'a pas encore déposé sa candidature pour être investi par La République en marche, comme l'ont indiqué plusieurs responsables du mouvement ce mardi matin.

"Il faut qu'il fasse acte de candidature, et ensuite la Commission nationale d'investiture de M. Delevoye se prononcera", a indiqué Christophe Castaner sur France Info. "Il ne faut pas faire de différence en fonction du passé de tel ou tel. C'est normal de s'astreindre à ce protocole, qui est identique pour tous. La République des privilèges est terminée."


"Il n’a pas été investi par la Commission nationale d’investiture, ou alors sa candidature m’a échappé", a ironisé le porte-parole Benjamin Griveaux sur Europe 1. "Il aurait dû déposer sa candidature comme chacun, puisque la règle est la même pour tous. Si vous ne déposez pas votre candidature vous ne pouvez pas être investi par En Marche!. Il lui reste 24 heures. La procédure est la même pour tout le monde, ancien Premier ministre compris."

Quant au président de la Commission d'investiture, Jean-Paul Delevoye, il a expliqué à BFMTV que cette proposition "allait être analysée". "Nous avons déjà arrêté une candidate dans la circonscription de Manuel Valls", a-t-il ajouté. "Nous aurons à choisir si nous maintenons cette candidate".

Bureau national sous tension

Le Parti socialiste, encore sous le choc de sa déroute au premier tour de la présidentielle, tient ce mardi rue de Solférino un Bureau national sous tension, avant de réunir plus tard dans la journée ses candidats aux législatives à la Mutualité à Paris. Menacé d'implosion, le PS se trouve à la croisée des chemins : appartenir à la majorité d'Emmanuel Macron, au risque de se faire vassaliser ; ou à l'opposition, au risque de disparaître ?

Trois lignes s'opposent : celle de Manuel Valls, donc ; celle du Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui doit conduire la bataille des législatives pour le PS, et a indiqué lundi exclure "totalement" d'entrer au prochain gouvernement. Pour lui, pas question de se draper dans une posture d'opposant face à Emmanuel Macron.

Et enfin celle de l'ex-candidat Benoît Hamon, qui semble vouloir disputer à Jean-Luc Mélenchon le costume de premier opposant de gauche, appelle à un "maximum de candidatures d'union à gauche" pour les législatives, mélenchonistes compris.

Fidèle soutien de Manuel Valls, le sénateur Luc Carvounas a d'ores et déjà indiqué sur Twitter que "cette fois", il ne le suivrait pas dans son initiative.


En revanche, un autre proche de l'ex-Premier ministre, le chef des sénateurs socialistes Didier Guillaume, le rejoint sur son diagnostic : "Le Parti socialiste est mort. [...] Quand on fait 5% ou 6% à l'élection présidentielle, il y a eu un acte de décès."

"Je ne pense pas qu'il faille une plateforme du Parti socialiste pour ces élections législatives, parce que le Parti socialiste est divisé, il y a des gens qui ne s'aiment pas à l'intérieur, qui ne pensent pas la même chose", a-t-il déclaré sur CNews.



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