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Kalounayes : Une association veut planter 2 millions d'arbres

Mardi 16 Août 2016

L’association Karambénor (entre-aide en langue national diola) ambitionne de planter 2 000 000 d’arbres d’ici à 2019 pour "changer le visage" de la zone des Kalounayes, un regroupement de village du département de Bignona (sud), réputés pour leur richesses agroforestière, a-t-on appris de son président, Thierno Ibrahima Sané
 
"D’ici 2019, nous avons un objectif de 2 000 000 de plantes (à planter) toutes natures confondues’’, a-t-il dit, citant des manguiers, anacardiers, citronniers et d’autres arbres sauvages tels que le madd, le ditakh, entre autres.
 
Avec son association, il a organisé une journée de l’arbre ce week-end dans la zone des Kalounayes, à Santack, un village de cette zone. 
 
Cette rencontre parrainée par le coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), Jean Pierre Senghor, a été présidée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdoulaye Baldé.
 
"Nous n’avons pas besoin que l’on nous finance, mais juste nous doter les gènes qui permettent de faire les pépinières", a affirmé Thierno Ibrahima Sané. 
 
"Nous avons invité les autorités pour qu’elles voient notre modèle d’organisation", a ajouté le président de l’association Karambénor, une structure créée en 2001.
 
Celle-ci ne compte pas fonctionner "comme une association classique qui attend des dons, l’intervention de bailleurs ou la cotisation des membres’’, mais elle s’autofinance par ses activités génératrices de revenus, selon son président.
 
Créée en 2011, Karambénor se veut une association qui s’active dans le développement local et qui fonctionne comme une entreprise dans laquelle les villageois employés sont en même temps les actionnaires. A la fin de chaque année, les bénéfices sont redistribués selon le pourcentage et le niveau d’implication de chaque villageois.
 
Karambénor, dont les actions sont centrées sur le développement local, fonctionne comme une entreprise dans laquelle les villageois employés sont en même temps des actionnaires. 
 
A la fin de chaque année, les bénéfices engrangés par la structure sont redistribués selon le pourcentage et le niveau d’implication de chaque villageois.
 
"Nous avons un volet entreprenariat et un volet protection de l’environnement. Dans le domaine de l’entreprenariat, nous avons un périmètre maraicher dans lequel nous cultivons des légumes. Cela nous permet d’avoir de l’argent qu’on injecte dans d’autres activités de développement comme l’achat de plants pour faire les pépinières", a expliqué le président de Karambénor.
 
Partant de ses activités dans le domaine de l’arboriculture qui permet d’engranger suffisamment de revenus pour abandonner la pression sur les arbres, Karambénor compte se muer en coopérative agricole pour investir toute la chaine de valeur, de la production à la commercialisation, pour aider les populations à écouler les productions.
 
L’association envisage également de s’investir dans la transformation des produits "pour une plus grande plus-value" dans ses activités établies selon un plan d’action de quatre années, en partenariat avec des structures telles que le Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC) et le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (PADEC).
 
Le modèle Karambénor se distingue aussi par son mode d’organisation, avec la création d’entités appelées "sentinelles de la nature" dans chaque village des Kalounayes, où un code de conduite est mis en place pour la préservation de l’environnement avec le reboisement d’espèces menacées.
 
Ce code vise par ailleurs la restauration des plantes médicinales, la clôture des vergers et la tenue de séances de sensibilisations régulières.
 
"Nous ne voulons pas tendre la main. Nous voulons nous passer de l’aide extérieure. Nous avons de grandes potentialités. Il suffit de bien s’organiser et d’être imaginatif pour nous s’en sortir. Nous allons changer le visage des Kalounayes", promet Thierno Ibrahima Sané.


1.Posté par mayemandokh le 17/08/2016 23:35
bravo belle initiative
nous sommes une ^petite association nous intervenons depuis 2008 sur le sénégal oriental pour l'eau puits et adductions , mais nous sensibilisons la population à ne plus brûler les arbres mais à en planter ! culturellement pas facile ,mais petit à petit et avec des gens comme vous nous y arriverons .
africalement

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