Menu

Irak: deux ans après sa libération du joug de l’EI, la musique revient à Mossoul

Mercredi 10 Juillet 2019

Les habitants de Mossoul célèbrent ce mercredi 10 juillet les deux ans de la libération de leur ville. Capitale irakienne de l’organisation État islamique entre 2014 et 2017, les Mossouliottes ont vécu pendant 3 ans sous le joug des jihadistes.

Un quotidien régi par la doctrine du groupe terroriste qui interdit l’alcool, la cigarette, mais aussi la peinture, la sculpture et la musique. Deux ans après, la vie artistique reprend progressivement son cours dans la deuxième ville d’Irak, autrefois haut lieu de culture.


C’est un petit studio d’enregistrement enfumé par les cigarettes, où l’on se faufile entre les pianos, les guitares et les flûtes traversières. Redouane, la vingtaine, commence son cours d’Oud. Une scène tout simplement inimaginable, il y a peine deux ans.

« J’ai commencé à apprendre la musique juste après la libération, explique-t-il. Ça a changé ma vie. Sous Daesh, je devais me cacher pour en écouter alors, quand je suis entré pour la première fois au conservatoire, j’ai ressenti un vent de liberté dans mon cœur. La musique, c’est un moyen de propager la culture, la paix et l’amour entre les gens, de réconcilier les communautés et de combattre la haine. Elle réunit l’humanité tout entière. »

Assis sur un vieux canapé, son professeur Nabeel Atraqchi l’accompagne à la guitare. Ce Mossouliote de 52 ans se réjouit du retour de la musique dans sa ville natale, après plusieurs années sous la menace des salafistes.

« C’étaient des jours très sombres. Vous ne pouviez plus écouter de musique à Mossoul. Ils pouvaient vous tuer pour ça. La vie s’était arrêtée. Nous gardions nos instruments cachés. Un de mes amis avait même enterré son violon dans son jardin. Mais aujourd’hui, c’est fini et nous profitons de ce moment de liberté. La vie reprend enfin son cours. »


Une ville toujours en ruines

La ville reste toutefois encore très abimée. La rive ouest de la ville, où s’était déroulée la partie la plus violente des combats, ressemble toujours à un champ de bataille. 8 millions de tonnes de gravats encombrent toujours les maisons, ravagées par les bombardements de la coalition internationale. En se promenant dans les décombres, il n’est pas rare de tomber sur un mortier non explosé, car plusieurs quartiers n’ont toujours pas été déminés.

Nouveau commentaire :




SPORTS

Al-Nassr : Sadio Mané signe son retour avec une passe décisive face à Al-Draih

CAN 2025 : après l’audience, le TAS annonce son verdict dans « quelques jours, voire quelques semaines »

Basket : Doudou Ndoye de l’AS Douanes décède après plusieurs jours de coma, troisième victime du tragique accident

CAN 2025 : Sénégal-Maroc, le titre de champion d’Afrique se joue ce jeudi devant le TAS

Cheikhou Kouyaté : « Le médecin m’a demandé d’arrêter le football »

Sénégal 1-0 Comores : Iliman Ndiaye délivre les Lions à Marseille

Football : l’Argentine inflige une correction 7-0 au Burkina Faso

Ligue des nations : l’Angleterre corrige la Croatie 7-0

Krépin Diatta à Watford : les détails de son contrat avec les Hornets

Coupe du monde 2030 : le président de la FSF Abdoulaye Fall soutient la candidature du Maroc pour la finale





PEOPLE

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara félicite Dominique Ouattara pour la réussite du 10ᵉ gala de Children of Africa

Mariée depuis dix jours, une jeune femme retrouvée morte par balle dans sa chambre conjugale

Dakar : une femme mariée tombe amoureuse de son mécanicien sur TikTok, l’histoire finit au tribunal

Dayana Marcela Roblesorduz : arrêtée pour prostitution présumée, son mugshot devient viral

Kim Kardashian : sa fille North West, 13 ans, déjà accro aux projecteurs

Gambie : Un gala haut en couleur pour célébrer l’indépendance de la Guinée

Mariage : Pape Abdoulaye Touré officialise son union à la mairie de Dakar

Sénégal / Diaspora de France : Alfousseyni Soumaré, « Mister Al », un animateur en pleine ascension

Carnet rose : Bamba Dieng s’est marié à Tivaouane

France : Ce geste de Macron envers le pape suscite l’indignation de certains catholiques