Menu





"Il fera face à la justice" : le gouvernement charge Macky Sall

Samedi 1 Mars 2025

L'ancien président sénégalais Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, pourrait faire face à la justice pour sa gestion des finances publiques. Le gouvernement sénégalais l’accuse d’être responsable des irrégularités relevées dans un rapport de la Cour des comptes publié le 12 février.

"Inévitablement, il fera face à la justice. Il est le premier responsable d'actes extrêmement graves qui ont été posés", a déclaré Moustapha Ndjekk Sarré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Formation professionnelle, sur la radio privée RFM. Il a également qualifié Macky Sall de "chef de gang qui a commis des actes criminels" et estimé que "des poursuites judiciaires ne sauraient être évitées".

Ce rapport met en cause l’ancien régime, pointant un endettement public bien supérieur aux chiffres annoncés sous Macky Sall. L’encours de la dette atteindrait 99,67 % du PIB, et le déficit budgétaire pour 2023 aurait été "recalculé" à 12,3 %, contre les 4,9 % précédemment déclarés.

L'ex-président, qui réside actuellement au Maroc, a vivement contesté ces accusations dans un entretien avec Jeune Afrique. "Je m'inscris totalement en faux contre ces allégations de falsifications", a-t-il affirmé, dénonçant "un procédé politique". "Nous avons toujours travaillé en toute transparence (...). C'est trop facile de revenir après et de dire que tout cela était faux", a-t-il ajouté.

Moustapha Ndjekk Sarré a répliqué en soulignant que "la Cour des comptes est certainement l'une des institutions les plus crédibles de notre République (...). Tout ce qu'il a à faire, c'est de demander pardon".

Toutefois, Macky Sall bénéficie d’un privilège de juridiction en tant qu’ancien chef de l’État. "Nous avons une justice indépendante. Si la justice trouve qu'il n'a rien fait, il sera épargné", a précisé M. Sarré.

Dans ce contexte, le gouvernement sénégalais envisage également d’abroger la loi d’amnistie votée en mars 2024, qui couvrait les faits de violences politiques entre 2021 et 2024.
exclusif net

Nouveau commentaire :



AUTRES INFOS

CAN 2025 : le Nigeria décroche la troisième place face à l’Égypte aux tirs au but

« Les joueurs étaient en danger » : Pape Thiaw interpelle les organisateurs avant la finale

Contre le Maroc, le Sénégal devra vaincre la malédiction du pays organisateur de la CAN

« Je n’ai pas de place » : Koulibaly dénonce la pénurie de billets pour la finale

« Le Sénégal n’a pas encore démontré sa vraie puissance », selon Ferdinand Coly,

CAN 2025 : la CAF frappe Samuel Eto’o, la Fecafoot dénonce une sanction “partialement motivée”

Éliminé par le Sénégal, Hossam Hassan crie à l’injustice et brandit les 7 sacres de l’Égypte

CAN 2025 : le Maroc élimine le Nigeria aux tirs au but et rejoint le Sénégal en finale

Président Diomaye Faye aux Lions : « Offrez au Sénégal une nouvelle étoile »

Sadio Mané, roi des grands rendez-vous : un record qui surclasse Salah, Drogba et Eto’o