Les déclarations d’Ousmane Sonko lors de son entretien du 16 août 2026 continuent de susciter des réactions dans le débat sur la gestion des fonds spéciaux de la Primature destinés à la paix et à la sécurité en Casamance.
Dans une contribution, Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique du Parti socialiste et secrétaire national adjoint chargé des TIC, estime que les explications de l’ancien Premier ministre soulèvent des interrogations sur l’utilisation de ces crédits. Selon lui, le décret n° 2004-822 du 1er juillet 2004 encadre ces ressources, évaluées à plus d’un milliard de FCFA par an, autour du « Programme de gestion de la paix en Casamance ». Il rappelle que ces crédits sont notamment destinés aux impératifs de renseignement, de sécurité et de logistique liés à la stabilisation de la région.
Pour Abdoulaye Gallo Diao, ces fonds ne peuvent donc être considérés comme des ressources librement utilisables pour les dépenses ordinaires de la Primature. L’ancien Premier ministre est particulièrement interpellé sur les conditions dans lesquelles des crédits supplémentaires auraient été sollicités au titre de la paix et de la sécurité en Casamance.
Selon Abdoulaye Gallo Diao, Ousmane Sonko aurait expliqué que ces ressources ont notamment servi à financer l’acquisition de véhicules et la rénovation de ses bureaux à la Primature.
« Selon les propres déclarations d’Ousmane Sonko, une rallonge de crédits spéciaux aurait été demandée au titre de la paix et de la sécurité en Casamance, avant que ces ressources ne soient destinées notamment à l’acquisition de véhicules de luxe à 940 millions pour ses déplacements et à la rénovation de ses bureaux à la Primature à 300 millions, soit un total de 1,240 milliard de FCFA », affirme-t-il.
Pour le responsable socialiste, cette utilisation pourrait poser la question d’un éventuel détournement de la destination initiale des crédits. « C’est précisément ce qui pourrait caractériser un détournement d’objectif », soutient-il. Abdoulaye Gallo Diao estime que la question dépasse le simple débat sur l’imputation budgétaire des dépenses. « La gravité de la situation tient donc moins à une simple erreur d’imputation qu’à la finalité même de la demande de rallonge », écrit-il.
Selon lui, si les explications données publiquement par Ousmane Sonko sont confirmées, les crédits auraient été sollicités pour un objectif sécuritaire avant d’être affectés à des dépenses relevant du fonctionnement de la Primature. « Une telle situation est susceptible d’engager la responsabilité politique et pénale d’Ousmane Sonko, qui a décidé ou autorisé cette utilisation des crédits, sous réserve de la qualification juridique définitive des faits par les juridictions compétentes », affirme-t-il. Le responsable du Parti socialiste insiste toutefois sur la nécessité de replacer cette question dans le cadre des règles budgétaires et pénales applicables.
La Haute Cour de Justice évoquée
Abdoulaye Gallo Diao pose désormais la question d’une éventuelle saisine de la Haute Cour de Justice, au regard du statut d’ancien Premier ministre d’Ousmane Sonko. « La question devient dès lors éminemment politique et institutionnelle : Ousmane Sonko doit-il répondre de cette gestion devant la Haute Cour de Justice ? », s’interroge-t-il.
Il rappelle que les actes accomplis par un ancien Premier ministre dans l’exercice de ses fonctions et susceptibles de constituer des crimes ou délits peuvent, dans les conditions prévues par la Constitution, relever de la Haute Cour de Justice. « En matière de deniers publics, on ne peut pas solliciter des crédits au nom de la paix et de la sécurité pour ensuite les utiliser à des fins étrangères à cet objectif », poursuit-il.
Pour Abdoulaye Gallo Diao, le caractère confidentiel de certaines dépenses liées à la sécurité ne saurait, à lui seul, justifier une utilisation différente de la destination prévue. « Le secret peut protéger une dépense sensible ; il ne peut jamais justifier le détournement de sa destination », affirme-t-il.
Dans une contribution, Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique du Parti socialiste et secrétaire national adjoint chargé des TIC, estime que les explications de l’ancien Premier ministre soulèvent des interrogations sur l’utilisation de ces crédits. Selon lui, le décret n° 2004-822 du 1er juillet 2004 encadre ces ressources, évaluées à plus d’un milliard de FCFA par an, autour du « Programme de gestion de la paix en Casamance ». Il rappelle que ces crédits sont notamment destinés aux impératifs de renseignement, de sécurité et de logistique liés à la stabilisation de la région.
Pour Abdoulaye Gallo Diao, ces fonds ne peuvent donc être considérés comme des ressources librement utilisables pour les dépenses ordinaires de la Primature. L’ancien Premier ministre est particulièrement interpellé sur les conditions dans lesquelles des crédits supplémentaires auraient été sollicités au titre de la paix et de la sécurité en Casamance.
Selon Abdoulaye Gallo Diao, Ousmane Sonko aurait expliqué que ces ressources ont notamment servi à financer l’acquisition de véhicules et la rénovation de ses bureaux à la Primature.
« Selon les propres déclarations d’Ousmane Sonko, une rallonge de crédits spéciaux aurait été demandée au titre de la paix et de la sécurité en Casamance, avant que ces ressources ne soient destinées notamment à l’acquisition de véhicules de luxe à 940 millions pour ses déplacements et à la rénovation de ses bureaux à la Primature à 300 millions, soit un total de 1,240 milliard de FCFA », affirme-t-il.
Pour le responsable socialiste, cette utilisation pourrait poser la question d’un éventuel détournement de la destination initiale des crédits. « C’est précisément ce qui pourrait caractériser un détournement d’objectif », soutient-il. Abdoulaye Gallo Diao estime que la question dépasse le simple débat sur l’imputation budgétaire des dépenses. « La gravité de la situation tient donc moins à une simple erreur d’imputation qu’à la finalité même de la demande de rallonge », écrit-il.
Selon lui, si les explications données publiquement par Ousmane Sonko sont confirmées, les crédits auraient été sollicités pour un objectif sécuritaire avant d’être affectés à des dépenses relevant du fonctionnement de la Primature. « Une telle situation est susceptible d’engager la responsabilité politique et pénale d’Ousmane Sonko, qui a décidé ou autorisé cette utilisation des crédits, sous réserve de la qualification juridique définitive des faits par les juridictions compétentes », affirme-t-il. Le responsable du Parti socialiste insiste toutefois sur la nécessité de replacer cette question dans le cadre des règles budgétaires et pénales applicables.
La Haute Cour de Justice évoquée
Abdoulaye Gallo Diao pose désormais la question d’une éventuelle saisine de la Haute Cour de Justice, au regard du statut d’ancien Premier ministre d’Ousmane Sonko. « La question devient dès lors éminemment politique et institutionnelle : Ousmane Sonko doit-il répondre de cette gestion devant la Haute Cour de Justice ? », s’interroge-t-il.
Il rappelle que les actes accomplis par un ancien Premier ministre dans l’exercice de ses fonctions et susceptibles de constituer des crimes ou délits peuvent, dans les conditions prévues par la Constitution, relever de la Haute Cour de Justice. « En matière de deniers publics, on ne peut pas solliciter des crédits au nom de la paix et de la sécurité pour ensuite les utiliser à des fins étrangères à cet objectif », poursuit-il.
Pour Abdoulaye Gallo Diao, le caractère confidentiel de certaines dépenses liées à la sécurité ne saurait, à lui seul, justifier une utilisation différente de la destination prévue. « Le secret peut protéger une dépense sensible ; il ne peut jamais justifier le détournement de sa destination », affirme-t-il.

