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Dr Maïssa Ndao quitte PASTEF et charge le régime : «On mobilise toute la police nationale pour mater… »

Mardi 10 Février 2026

Le décès d’un étudiant de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continue de provoquer une onde de choc dans l’opinion. Parmi les réactions les plus marquantes, celle du Dr Maïssa Ndao, figure de la jeunesse de PASTEF à Kaolack, qui a annoncé sa démission de toutes ses responsabilités politiques au sein du parti.

Dans ses posts, le Dr Ndao rejette catégoriquement l’argument selon lequel les étudiants seraient manipulés par des acteurs politiques. « C’est une grosse manipulation de dire que les étudiants sont manipulés par des politiques. Quels politiques ont le pouvoir de manipuler tous les étudiants du Sénégal, de toutes les facultés et de toutes les universités ? », s’interroge-t-il, avant d’exhorter les autorités à « assumer les conséquences de décisions arbitraires et désastreuses ».

Le praticien dresse également un tableau sombre du climat sécuritaire, évoquant une insécurité qu’il qualifie d’« omniprésente ». « Nous recevons quotidiennement à l’hôpital des compatriotes agressés ou dépossédés de leurs biens », déplore-t-il. À ses yeux, l’État se trompe de priorité en mobilisant massivement les forces de sécurité contre les étudiants. « Au lieu de s’attaquer à ceux qui tirent le pays vers le bas, on mobilise toute la police nationale pour mater ceux qui cherchent à élever le pays par la recherche de connaissances », fustige-t-il.

Très critique, le Dr Maïssa Ndao confie sa profonde désillusion. Il dit avoir cru que les scènes de violences contre des Sénégalais, notamment des étudiants, appartenaient désormais au passé. « Je croyais que des scènes de violences sur des Sénégalais, notamment des étudiants, étaient complètement rangées aux oubliettes, comme la présidence de Macky Sall. Apparemment, on est battu pour rien », lâche-t-il, amer.

Revenant sur le drame survenu à l’UCAD, il rappelle qu’« un étudiant de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie a rendu l’âme », appelant les plus hautes autorités à faire face à leurs responsabilités. « Que Diomaye et Sonko assument pleinement leurs responsabilités », insiste-t-il.

C’est dans ce contexte qu’il annonce sa démission, mettant fin à huit années de militantisme au sein de PASTEF. « Après huit ans, depuis 2018, de militantisme sincère et désintéressé au sein du parti PASTEF, Les Patriotes, où je fus membre fondateur de PASTEF Ndoffane et coordonnateur de la JPS communale, je démissionne de toutes mes responsabilités », déclare-t-il. Le Dr Maïssa Ndao occupait également le poste de Secrétaire général adjoint de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS) départementale de Kaolack.

Ce départ retentissant illustre le malaise grandissant au sein d’une frange de la jeunesse militante, ébranlée par les récents événements et par la gestion des tensions universitaires. Il relance, une fois encore, le débat sur la sécurité, la gouvernance et la place de la contestation estudiantine dans le Sénégal d’aujourd’hui.

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