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Débats sur la restructuration encours de la SONACOS (Par Ibrahima Sène )

Lundi 25 Janvier 2021

Afin de mieux comprendre les enjeux de cette «restructuration », il me semble nécessaire de faire un bref rappel de l’histoire de l ‘évolution de la filière arachidière qui a abouti à la sortie de la Sonacos du marché de la collecte des arachides, pour qu’il faille, aujourd’hui, parler de son retour par le biais de la « restructuration de celle-ci.


L’on comprendrait des lors, que malgré l’aspect anodin du terme « restructuration », qui s’apparente à un « aménagement technique », que son contenu véritable est une amorce de changement dans la politique économique sociale du Président Macky Sall envers la filière arachidière.

La gestion du président Diouf
En effet, le retrait de l'Etat du marché de fourniture de facteurs de production (semences et engrais), d'équipements du monde rural, et du marché de la commercialisation des arachides, date depuis la « Nouvelle Politique Agricole »( NPA) de 1982 et a été repris et systématisé dans les différents « Programmes d'ajustement Structurel » (PAS) depuis 1985, et durant les décennies 80 et 90.


Mais, ce que l’on ne dit pas assez, c'est que cette libéralisation de la filièrearachidière en vue de la privatisation de la Sonacos a été , dès la NPA, vigoureusement combattue par les Coopératives Agricoles, qui ont fini par mettre sur pied une faîtière nationale sous l'appellation « Union Nationale des Coopératives Agricoles du Sénégal » ( Uncas), lors d'un Congrès constitutif à Thiès, pour mieux prendre en charge leur lutte contre cette privatisation, pour l'obtention du monopole du marché de distribution des facteurs de production et la commercialisation des arachides, avec le retrait, décidé par l’Etat, de l'Oncad de ces marchés, pour pouvoir vendre directement à la Sonacos leur production au prix carreau – usine,



L’enjeu économique de cette revendication réside dans leur but de récupérer la marge commerciale entre prix producteur et prix carreau usine, que captait l’Oncad, et que le FMI et la Banque mondiale veulent transférer au privé, en guise d’accumulation primitive de capital.
Cette mage était vitale pour l’Uncas pour obtenir, sur ce fruit de leur travail, les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de sa mission de développement économique et social du monde rural, organisé en coopératives agricoles.


Cette force rurale émergente faisait ainsi peurà l'Etat de Diouf qui y voyait une matérialisation du projet de Dia de coopérativisation du Monde rural, et était perçue par le FMI et l Banque mondiale comme un obstacle sérieux à la mise en œuvre des PAS. Alors, décision fut prise de la neutraliser dans son fonctionnement et de la marginaliser dans ces marchés, au profit « d’Opérateurs Privés Stickers» (OPS), qui s'adonnaient illégalement à une collecte des arachides, parallèle à l'Oncad, en vue de les exporter frauduleusement.



C'est ainsi, qu'après la dissolution de l'Oncad et la création de la Sonar pour s'occuper de l'approvisionnement en semences et engrais, il fut décidé la suspension du crédit subventionné du matériel agricole, la suppression du crédit subventionné de l'engrais et des semences.
Il a fallu alors instituer une retenue de 10fr à la source sur le prix producteur arachide, pour continuer de financer ces facteurs de production sans aucune subvention de l’Etat.
Mais face à l’impopularité d’une telle mesure, qui avait suscité un tollé général au sein du monde rural et qui donnait de la vigueur à l'Uncas malgré le blocage de son fonctionnement par l'Etat, celui-ci dut se résigner à la supprimer pour instaurer la vente de ces facteurs de production au comptant et à prix coûtant.


C'est ainsi, que la Sonacos créait 'une filiale dénommée "Sonagraines", qui reprenait la fonction de collecte des arachidesque la Sonar désormais dissoute, exerçait encore, et la vente des semences au prix coûtant sans subvention de l’Etat, alors que le marché de l’engrais était complètement libéralisé, avec un soutien de l’USAID par le biais d’une subvention dégressive sur trois ans, au bénéfice des privés pour les inciter à rentrer dans ce marché. C’est alors que la Sonagraines introduisit, par son propre financement, des OPS agréés par elle-même, pour venir concurrencer l'Uncas dans la collecte des arachides. C'est ainsi, avec cet appui de la Sonacos, que l'Uncas a été progressivement marginalisée dans la collecte des arachides.


Donc, exclue du marché des facteurs de production et de l'équipement rural, et marginalisée dans la collecte des arachides, tout en restant bloqué dans son fonctionnement, l'Uncas était réduite à l'impuissance, face à la destruction des capacités de production des ménages ruraux, et à la tendance lourde à la baisse des niveaux de production des exploitations agricoles familiales, les jetant dans un processus inquiétant de paupérisation et de précarité. La Sonacos, devrait ainsi conforter sa production d'huile pour le marché national, non plus avec l'arachide, mais avec l'huile végétale brute importée.


C'est cela la véritable histoire de libéralisation de la filière arachide que l’on ne trouvera pas dans les archives, malgré l'existence de nombreuses publications sur cette question.
La liquidation de la production de l'arachide au Sénégal était ainsi programmée sans état d'âme par le FMI et la Banque mondiale, et exécutée difficilement par le régime socialiste, qui dut, après la grave crise post- électorale de 1988, suspendre les PAS, suite à l'avènement du "Gouvernement de Majorité Présidentielle Elargie" en 1991, avec l'entrée du PDS et du PIT, pour parvenir à stabiliser le pays.


Mécontent de ce virage, l'économiste attitré de la Banque mondiale, Elliot Berg, publiait un ouvrage en 1992, intitulé" « Sénégal, Ajustement, Ajourné" » ! Cela aussi fait partie de la petite histoire de la libéralisation de la filière arachide sous les PAS. Ensuite, sous ce nouveau Gouvernement, Diouf entreprit le retour de l'Etat dans le marché des facteurs de production et du matériel agricole, à travers la Sonagraines qui réoccupait ainsi un marché , que le privé sur lequel comptaient le FMI, la Banque mondiale et l’USAID, a ostensiblement déserté, au fur et à mesure que finissait la subvention dégressive, étant donné que le niveau d'effondrement des revenus des ménages ruraux , ne pouvait pas créer de " marché porteur" en l'absence de demande solvable .



L'échec de cette libéralisation était palpable, d’autant plus que la Sonagraines peinait même à distribuuer un nouveau satisfaisant du capital semencier arachide pourtant de 120 000 tonnes ramené à 33000 tonnes, avec des semences certifiées de bonne qualité. Les Semences sélectionnées qu’elle était obligée de collecter à hauteur des 33000 tonnes pour reconstituer chaque année le capital semencier nécessaire pour la production d’arachides par les exploitations agricoles familiales, durent être systématiquement revendues à la Sonacos pour en faire de l’huile brute, faute d’acheteurs paysans en pleine période de soudure, et qui pourtant en avaient vitallement besoin.


Les graines non sélectionnées, appelées « tout venant » qui sont prélevées sur le stock de production d’arachides destinées à l’Huilerie, occupaient une place de plus en plus prépondérante, dans le capital semencier, provoquant ainsi une baisse drastique des rendements, due à la détérioration progressive de la capacité de germinative de ces graines, dans un contexte de péjoration de plus en plus accentué, du climat.


Dans ces conditions, la France , par le biais de " l'Agence Française de Développement" (AFD) est venue en aide au gouvernement pour appuyer « l’émergences » d'un secteur privé dans la sous filière semence, avec la séparation des fonctions de production des semences par le privé à partir de semences de base produite par l'ISRA, et de la fonction " Contrôle de qualité et certification des semences » par l'Etat, exécutée par une " Division nationale des semences » au sein de la Direction de l'agriculture.


En outre, il a été créé une « Direction de la production des semences » rattachée au Cabinet du Ministère de l'agriculture, chargée d'encadrer les privés qui s'engagent dans la production des semences, qui seront accompagnés par un crédit spécial sous financement de l’AFD, logé dans les comptes de la « Caisse Nationale de Crédit Agricole » «(CNCAS).


Ces privés semenciers ont, par la suite, mis sur place une faîtière, dénommée " Union Nationale Interprofessionnelle des Semences" (Unis), qui a pu prospérer dans le segment semences céréales, notamment riz, mais s'était heurtée, dans la commercialisation des semences d’arachides, à l'omnipotence de l'Etat, qui continuait à réguler le prix producteur arachides et semences par le biais de la Sonagraines.


C'est pour résister aux pressions du FMI et de la Banque mondiale, que le « Gouvernement élargi », après le départ du PDS, prit la décision de lancer un " Programme d'urgence" en 1993, pour éviter la dévaluation du Fr CA, que la France, le FMI et la Banque mondiale faisaient planer comme une menace, si Diouf ne revenait pas aux PAS.


En effet, les PAS sont des politiques d'ajustement par les coûts, que Diouf a dut suspendre face aux résistances à leurs conséquences désastreuses sur le monde rural, sur les travailleurs et sur l’économie nationale qui peinait à accroitre son PIB comme initialement prévu, alors que la dévaluation, c'est un ajustement par les prix, qui dope les revenus de nos exportations, dont celles de la Sonacos, tout en renchérissant les coûts intérieurs de production, et le coût de la vie.
Mais le "Plan d'urgence" connut un échec devant les réticences des travailleurs salariés qui voyaient leur salaire amputé de 10% sans être en mesure de faire accepter à l'Etat une réduction substantielle de ses Dépenses de prestige et de train de vie , pour accompagner le sacrifice qui leur était demandé.


C'est ainsi que dès janvier 1994, la dévaluation du Fr CFA nous fut imposée, comme une panacée pour sortir la filière arachidière de sa longue crise, malgré ses effets désastreux sur le pouvoir d'achat des salariés suite à l'inflation sur les prix à la consommation qu'elle a entraîné.
Mais trois ans plus tard, la crise de la filière arachide s'est aggravée dans le monde rural, qui, orphelin de l'Uncas paralysée, a vu s'accélérer la tendance lourde à sa paupérisation dont il est victime par les PAS, et accentuée par la dévaluation.

Cependant, la dévaluation, en l'absence de l'Uncas pour défendre les intérêts des producteurs, a permis à la Sonacos de capter toutes les retombées financières de la dévaluation, en réglant ses arrières de crédit auprès des banques et autres fournisseurs, tout en renouant avec les bénéfices. Cette situation devenait potentiellement un facteur de crise sociale profonde du fait du risque grave de jonction du mécontent du monde rural, et de celui des salariés frappés par une grave détérioration de leur pouvoir d'achat.



C'est pour sortir de cette situation, que « l'Union Européenne »(UE) signait avec l'Etat et l'Uncas, un "Accord Cadre" en 1997, qui non seulement ressuscitait l'Uncas, mais aussi fermait la porte à toute perspective de privatisation de la Sonacos. En effet, il prévoyait un partage équitable des résultats financiers de l'entreprise en les distribuant à part égale de 50% à la Sonacos et à l'Uncas, qui devrait réserver la moitié de sa part, soit 25%, pour garantir un crédit de campagne qu'elle va gérer elle- même.


Ainsi, à la place de la marge commerciale entre prix producteur et prix carreau-usine que capent les OPS, l’Uncas, avec cet « Accord- Cadre », accédait directement aux profits de l’entreprise, pour financer les projets prévus dans sa mission envers le monde rural des coopératives ! Ensuite, il était institué un prix plancher calculé sur la base du paquet technologique nécessaire défini par l'Isra, pour permettre au producteur de participer à la campagne agricole, quel que soit l'année précédente, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de la filière arachidière, les producteurs voyaient s’ouvrir une ère de stabilité de leurs activités agricoles, sans être dépendants de l’allure de l’hivernage.



En outre ce prix plancher devrait être connu par les producteurs bien avant le démarrage de la campagne, pour pouvoir être en mesure de choisir en toute connaissance de cause, ce qu'il lui faut produire pour améliorer ses revenus. Ces dispositions historiques qui tournent le dos à la libéralisation de la filière arachidière, devait mettre met fin à la Sonagraines au profit de l'Uncas, rendait difficile tout projet de privatisation de la Sonacos, et réduisait « la grande incertitude » qui était historiquement liée à l’activité agricole dans le bassin arachidier.


Cerise sur le gâteau, il prévoyait aussi, l'administration de ce prix plancher par une interprofession composée de l'Uncas et des partenaires industriels et commerciaux de la filière, dénommée « Comité National Interprofessionnel de Arachide » CNIA). Malheureusement, Diouf, sevré de son dernier allié dans le « Gouvernement Elargi », avec le départ du PIT en 1995, n'a pas pu tenir longtemps, face à la pression du FMI et de la Banque mondiale, en laissant dans les tiroirs ces acquis du tournant historique dans l'évolution de la filière arachidière.


C'est ainsi que dès l'année qui a suivi la signature de cet "Accord Cadre", en 1998, il a renoué avec les politiques de libéralisation de la filière arachide, en prenant la décision de diminuer substantiellement le prix producteur pour se conformer aux tendances du cours mondial des huiles, et de récidiver en 1999. Cela a bien contribué à sa perte du pouvoir en 2000, suite à son lâchage par le monde rural au second tour de la Présidentielle.

La gestion du Président Wade
Mais avec l'avènement de Wade au pouvoir, contrairement à ses engagements contenus dans le Programme de la CA 2000, de renégocier les PAS, il est passé outre en appliquant sans état d'âme, toutes les politiques prévues dans les PAS concernant la libéralisation de la filière arachide, en dissolvant la Sonacos au profit des OPS, et en privatisant la Sonacos et la Sodefitex, que Diouf refusait d'exécuter jusqu'à son départ du pouvoir.


En outre, pour mieux renforcer les OPS, il leur a confié le marché des intrants et du matériel agricole que l’Etat a recommencé à subventionner sans subir les foudres du FMI et de la Banque mondiale, qui ont fini par accepter, que sans ces subventions, il était impossible de faire accepter aux OPS de renter dans ce marché pour les vendre aux producteurs, au comptant et à prix coûtant, en pleine période de soudure dans le monde rural. C’est ainsi que les OPS, en ayant le quasi- monopole du marché des facteurs de production du matériel et de la collecte des arachides, élargissaient leur ase d’accumulation de capital, pour constituer la base sociale du développement du capitalisme en campagne, au détriment de l’Uncas, réduite sa plus simple expression.


Le FMI et la Banque mondiale atteignait ainsi, de guerre las , leur objectif de libéralisation et de privatisation de la filière arachidière, derrière lequel ils courraient depuis l’introduction de la NPA en 1982 ! Malgré le soutien massif des OPS que Wade a obtenu, les paysans, à leur tour, lui ont rendu la pièce de sa monnaie au second tour de la Présidentielle en 2012, exactement comme ils firent à Diouf en 2000,

La gestion du président  Macky
Avec l'arrivée de Macky Sall au pouvoir en 2012, la continuation de cette même politique de Wade lors de son premier mandat, malgré l'augmentation substantielle du soutien des ruraux en crédit subventionné pour les facteurs de production , le matériel agricole et les semences certifiées , il s'est rendu compte que tous ses efforts sont captés par les OPS au détriment des producteurs, et par la Suneor, qui résulte de la privatisation de la Sonacos, que le repreneur a ruiné le peu d'acquis hérités de cette entreprise, qu'il a amenée au bord de la faillite.


Mais ce que le FMI et la Banque mondiale reprochaient à Macky Sall, c’est d’avoir maintenu l’administration du prix plancher par le CNIA, l’ayant obligé à étendre les subventions en faveur du monde rural, au soutien du producteur, comme moyen de défendeur le pouvoir d’achat paysan, dans un contexte de tendance à la baisse des cours au niveau mondial.



Par la suite, il s'est rendu compte, qu’avec la libéralisation de la commercialisation des arachides et de leur exportation héritée de Wade, le redressement spectaculaire du prix producteur avec l’entrée de la Chine dans la collecte des arachides, les prix producteur ainsi obtenus n’étaient que dans l’intérêt des gros producteurs OPS et /ou exportateurs, mais ne, garantissait pas aux petits et moyens producteurs, des revenus décents leur permettant de sortir de façon durable de la pauvreté.


Pis encore, cela menaçait la survie même de la Soncacos.SA, donc, de l'industrialisation de la filière. C’est toutes ces considérations qui expliquent sa décision de stopper le processus de liquidation de toute perspective de sauvegarde de l'industrie huilière à base d'arachides produites localement, pour renationaliser la Suenor, et créer la Sonacos SA, à la fin de son premier mandat. il prit ensuite, à l’entame de son second mandat, la décision de remettre les coopératives agricoles dans le marché des facteurs de production et de la commercialisation des arachides par le biais de l'institution d'une " Politique de contractualisation" que la Sonacos SA, devrait mettre en œuvre en rapport avec les coopératives.

. C'est ce nouvel tournant historique que vit actuellement le monde rural dont le succès permettra à terme, de mettre fin à la libéralisation du marché des facteurs de production et du commerce des arachides. Mais aussi, ce tournant historique se reflète dans sa décision récente de rationaliser les prérogatives de l’Administration territoriale dans l’affectation des terres du Domaine National, pour mettre fin aux affectations abusives, et de mettre fin à l’octroi de « titre foncier », pour les terres du Domaine National, attribuées par le Conseil Municipal.
Le Président Macky Salle venait ainsi de donner une réponse claire et définitive à tous ceux qui se sont mobilisés pour la privatisation des terres du Domaine National, au grand dépit du FMI et de la Banque mondiale.


Évidemment, ce tournant historique sera combattu par le FMI et la Banque mondiale, l’USAID, l’AFD, et les OPS. Et tous les spéculateurs fonciers tapis dans l’ombre. Cela nécessite donc l'appui sans réserve de la Sonacos.SA à la réhabilitation des coopératives agricoles et de leur Union Nationale, pour empêcher tout retour en arrière. C'est pour cela aussi, qu'il est important de sortir des terroirs les dispositions de "l'Accord Cadre" pour instaurer un partage plus équitable des résultats de la filière arachidière.


Et pour que ce tournant soit pérenne, il faudrait aussi un partage équitable des 50% de part de l'entreprise avec ses salariés, et octroyant la moitié aux salariés, et en mettant l'autre moitié dans un fonds de renouvellement des installations et de leur modernisation.



Cela va créer une forte solidarité d'intérêt entre producteurs et travailleurs Sonacos, qui seront ensemble, représentés au Conseil d'administration de l'entreprise à raison de 50% pour l'Uncas, 25%pour les travailleurs, et 25% pour l'Etat, pour une gestion plus transparente.
Ce sont ces défis- là qui se posent, d’une part, à l'Uncas, aux travailleurs de la Sonacos, qui deviennent auprès de l'Etat, les principaux acteurs de la filière arachidière, mais aussi, d’autre part, à l’Etat sur la question foncière. .

Les soutenir dans cette croisée des chemins, me semble être le devoir de tous les patriotes imbus de souveraineté nationale, d’équité et de justice sociale.

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Dakar le 25 janvier 2021
La Redaction




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