Menu

Coup d'État avorté au Gabon : sept putschistes arrêtés, deux autres tués

Mardi 8 Janvier 2019

Deux des putschistes présumés qui s'étaient emparé de la radio d'État gabonaise ont été tués et sept autres arrêtés, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Il avait auparavant fait état de cinq arrestations, dont celle du chef du groupe.

Une tentative de coup d'État a échoué, lundi 7 janvier, au Gabon, où sept des putschistes présumés qui s'étaient emparé en fin de nuit du siège de la radio-télévision nationale ont été arrêtés et deux autres tués, a annoncé à France 24 le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Guy-Bertrand Mapangou.

Se réclamant dans un message diffusé à la radio et sur les réseaux sociaux d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon, le lieutenant Kelly Ondo Obiang, chef des putschistes, avait appelé ses compatriotes à se soulever contre le président Ali Bongo, dont il disait douter de la capacité à continuer à assumer sa charge.


Le chef de l'État, qui est âgé de 59 ans, se remet au Maroc d'un AVC dont il a été victime le 24 octobre dernier alors qu'il participait à une conférence économique en Arabie saoudite, laissant son vice-président exercer le pouvoir en son absence, sur décision de la Cour constitutionnelle.

L'appel lancé par les putschistes ne semble pas avoir été suivi d'effet, le calme régnant lundi en milieu de matinée dans la plus grande partie de la capitale, Libreville. Des coups de feu sporadiques ont néanmoins été entendus près de la radio publique, où des soldats loyalistes ont aussi tiré des grenades lacrymogènes pour disperser quelque 300 personnes qui s'étaient rassemblées pour soutenir les putschistes. La capitale gabonaise était survolée par des hélicoptères et quadrillée par l'armée et la police.

La France, dont 350 militaires se trouvent au Gabon, a appelé lundi ses ressortissants, au nombre de 8 900, "à éviter tout déplacement à Libreville". "Nous condamnons toute tentative de changement de régime extraconstitutionnel. La stabilité du Gabon ne peut être assurée que dans un strict respect des dispositions de sa Constitution", a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Une première au Gabon

C’est la première fois dans l'histoire du Gabon qu’un groupe de militaires est apparu à la radio-télévision nationale pour décréter l’illégitimité du pouvoir en place. Dans son message diffusé, le lieutenant Kelly Ondo Obiang jugeait que les vœux du Nouvel an enregistrés par Ali Bongo pour rassurer sur sa santé avaient "plutôt renforcé les doutes sur sa capacité à assumer les lourdes charges liées à la fonction de président de la République".



Dénonçant une "manipulation" du président pour s'accrocher au pouvoir, une "théâtralisation" de son discours de Nouvel an et la "complicité de la hiérarchie militaire", il appelait les Gabonais à descendre dans la rue pour le soutenir.

Flanqué de deux soldats armés de fusils d'assaut, l'officier en uniforme et béret vert ajoutait que le putsch avait été lancé contre "ceux qui, dans la nuit du 31 août 2016, ont fait lâchement assassiner nos jeunes compatriotes", une allusion aux violences qui ont suivi la réélection contestée d'Ali Bongo.

Dans son discours du Nouvel an, le chef de l'État gabonais, qui fut ministre de la Défense pendant dix ans, a reconnu souffrir de problèmes de santé mais a assuré qu'il se remettait.



La famille Bongo dirige le pays pétrolier depuis près d'un demi-siècle. Ali Bongo est arrivé au pouvoir à la mort de son père, Omar, en 2009. Il a été réélu en 2016 avec moins de 6 000 voix d'avance sur l'opposant Jean Ping, ancien président de la Commission de l'Union africaine (UA), à l'issue d'une élection sous tension marquée par des accusations de fraude et de violentes manifestations.

L'Union européenne (UE) avait signalé des anomalies, notamment dans la province du Haut-Ogooué, où Ali Bongo a été crédité de 95 % des suffrages exprimés et où la participation a atteint 99,9 % des inscrits.

Avec AFP et Reuters

Nouveau commentaire :




SPORTS

« Je ne mettrai pas un autre maillot que celui de la France » : cette phrase rattrape le malgache Zacharie Boucher

Équipe nationale : Patrick Vieira lance son mandat avec de nouveaux visages et des retours

Équipe nationale : Lamine Sy, la récompense d’un début de saison remarqué

Équipe nationale : Issa Soumaré, la surprise du chef

Equipe de France : voici la première liste de Zinedine Zidane

Lions : Patrick Vieira ouvre les portes à deux nouveaux gardiens

Sadio Mané forfait, Krépin Diatta non convoqué : les explications de Patrick Vieira

Patrick Vieira officiellement présenté : « Être sélectionneur du Sénégal est un rêve absolu »

Patrick Vieira dévoile sa première liste : 29 Lions convoqués, plusieurs nouveaux visages

« Quatre ans, c’est trop » : Pape Sidy Ba alerte sur le contrat de Patrick Vieira





PEOPLE

« Femme forte » : le coup de gueule d’Esther UHA

À Touba, Awa Fall confie : « De près, on comprend à quel point on ne savait pas grand-chose »

Kandi Burruss : son ex-mari Todd Tucker fait des révélations sur leur vie intime après 11 ans de mariage

Anita Mwarabu, de la blouse d’infirmière aux projecteurs : le parcours mouvementé de « Ninita »

Yaye Awa Dièye, le sourire qui illumine « Yonubercy »

Ciblée à son arrivée au Sénégal, Mourzane Ousmanou rebondit dans le digital

Dakar Olympic City : hôtels, bureaux et 660 appartements prévus à Diamniadio

Musique : Paco Diatta lève le mystère sur « La Lettre J » et dénonce les ravages de la jalousie

Satou, plus de 20 ans d’engagement au service du hip-hop

Thaïlande : un influenceur nigérian meurt après une opération d’agrandissement du pénis