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Cheikh Ndiaye recadre Imam Dramé : «Le sang des jeunes n’est pas un condiment politique...»

Jeudi 12 Mars 2026

Le débat politique sénégalais est de nouveau agité par une vive polémique après des déclarations attribuées à l’imam Al Amin Dramé. Dans une réaction ferme, le responsable politique de l’APR à Grand Yoff, Cheikh Ndiaye, accuse le religieux d’avoir tenu des propos dangereux susceptibles d’alimenter la violence politique.

Dans une déclaration rendue publique, Cheikh Ndiaye estime que ces prises de position marquent un tournant inquiétant dans le discours public. Selon lui, « le Sénégal vient de franchir un palier dangereux dans la rhétorique de la violence ». Il reproche à l’imam d’encourager les jeunes militants à des actes extrêmes au nom d’engagements politiques.

Pour le responsable politique, les déclarations du religieux dépassent le simple cadre de la critique politique. « En appelant explicitement les jeunes d’un parti politique à “verser leur sang” pour défendre un projet, l’imam Al Amin Dramé ne se contente plus de critiquer : il recrute pour le chaos et le sang. Le sang des jeunes n’est pas un condiment politique », affirme-t-il.

Cheikh Ndiaye juge également inadmissible qu’une autorité religieuse puisse, selon lui, encourager une telle posture. « Il est inadmissible qu’au XXIᵉ siècle, une autorité religieuse, censée être le gardien de la vie et de la paix, incite la jeunesse, fer de lance de notre nation, à la mort. Le sang des Sénégalais est sacré ; vouloir l’utiliser comme monnaie d’échange pour des ambitions partisanes est une trahison de la mission spirituelle et une mise en péril de l’État de droit », déclare-t-il.

Dans son analyse, le responsable politique considère que ces propos pourraient avoir des conséquences graves sur la stabilité du pays. « Un tel appel est une attaque frontale contre la sécurité de l’État et l’ordre public. En érigeant la violence physique en vertu militante, ce discours prépare le terrain à l’anarchie comme entre 2021 et 2024 », prévient-il, tout en estimant que les institutions ne peuvent rester silencieuses face à ce qu’il qualifie d’« incitation à la violence et à l’atteinte à la sûreté de l’État ».

Cheikh Ndiaye appelle également les citoyens à une réflexion collective sur l’avenir du débat politique au Sénégal. « Pouvons-nous accepter que nos enfants soient transformés en “chair à canon” sous prétexte de convictions politiques ? La politique doit être un débat d’idées, pas un champ de bataille sanglant », insiste-t-il.

Enfin, le responsable de l’APR à Grand Yoff invite les autorités judiciaires à se saisir du dossier. « Nous demandons aux autorités judiciaires de traiter cette affaire avec la plus grande fermeté. Laisser passer un tel précédent, c’est ouvrir la porte à toutes les dérives. La liberté de culte et d’opinion ne saurait être un permis de prêcher le sacrifice des citoyens », affirme-t-il.

Cheikh Ndiaye réaffirme son attachement aux principes républicains, estimant que « le Sénégal restera un pays de droit, pas un théâtre de tragédies provoquées ».
exclusif net

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