Khalifa Sall, très jeune, il devient député dès 1983, ministre sous Abdou Diouf, puis maire de Dakar à partir de 2009 sous la bannière de Benno Siggil Senegaal, dont le Parti socialiste (PS) était l’une des principales composantes. Sa conquête de la capitale, puis sa réélection en 2014 sous sa propre bannière face à la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar, avaient renforcé son poids politique. Cette victoire avait également contribué à faire de lui un adversaire politique de premier plan de Macky Sall. En 2017, l’ancien maire de Dakar est rattrapé par l’affaire dite de la « caisse d’avance ». Son arrestation, suivie de son incarcération, de sa condamnation et de sa révocation de la mairie de Dakar, met brutalement un coup d’arrêt à son ascension politique. Interrogé hier vendredi par 7TV, Khalifa Sall est revenu sur cette affaire, qu’il continue de considérer comme un complot destiné à l’écarter de la scène politique. Il accuse directement l’ancien président Macky Sall d’avoir orchestré cette procédure judiciaire.
« Je pardonne, mais je n’ai pas oublié. Celui qui t’amène en prison t’a presque amené à Al Akhira. Mais tout ce qui est mauvais dans cette affaire, c’est la diabolisation et la tentative de détruire mon image, en disant que j’ai volé, que j’ai détourné… Cette ignominie fait qu’à chaque fois, ton adversaire qui veut te nuire te rappelle cet épisode. Macky Sall sait très bien que je ne vais jamais l’oublier jusqu’à ma mort », a-t-il déclaré.
Pour Khalifa Sall, l’affaire de la caisse d’avance serait directement liée à un différend avec Macky Sall. L’ancien maire affirme avoir rencontré l’ex-président avant son incarcération et assure que celui-ci lui aurait fait une demande qu’il aurait refusée. « Pendant notre rencontre, il m’avait demandé quelque chose, je l’avais refusé et m’avait fait une proposition, j’ai refusé aussi. C’est ainsi qu’il a cherché cette voie judiciaire contre moi », soutient-il.
Khalifa Sall revient ensuite sur le fond de l’affaire, qu’il présente comme une instrumentalisation de la gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. « Quand Macky Sall n’a pas obtenu ce qu’il voulait de moi, il m’a emprisonné dans une affaire de “fonds politiques” qui existait depuis 1800 et que tous mes prédécesseurs ont utilisés de la même manière », affirme-t-il. L’ancien maire de Dakar estime que cette procédure avait surtout pour objectif de ternir son image auprès de l’opinion. « Lui, Macky Sall, prend prétexte pour détruire mon image », accuse-t-il.
« Ils pensaient que j’avais des documents chez moi »
Khalifa Sall évoque également la perquisition effectuée à son domicile alors qu’il se trouvait en prison. Il affirme que les enquêteurs étaient à la recherche d’éléments susceptibles de l’accabler. « Quand j’étais en prison, ils sont allés chez moi pour perquisitionner car ils savent que je suis le “fils” d’Abdou Diouf. Chaque franc dépensé, je peux le justifier. Ils pensaient que j’avais des documents chez moi. Ils ont détruit le coffre-fort, tout cela à la recherche de preuves pour m’accabler, alors qu’ils savaient parfaitement que tout kilogramme de riz et de mil est justifié », affirme-t-il.
Pour l’ancien maire de Dakar, l’attitude de Macky Sall relève de la déloyauté politique. « Ce que Macky Sall a fait, c’est de la déloyauté. Et ça, c’est être poli pour ne pas aller très loin », a-t-il ajouté.
« Je pardonne, mais je n’ai pas oublié. Celui qui t’amène en prison t’a presque amené à Al Akhira. Mais tout ce qui est mauvais dans cette affaire, c’est la diabolisation et la tentative de détruire mon image, en disant que j’ai volé, que j’ai détourné… Cette ignominie fait qu’à chaque fois, ton adversaire qui veut te nuire te rappelle cet épisode. Macky Sall sait très bien que je ne vais jamais l’oublier jusqu’à ma mort », a-t-il déclaré.
Pour Khalifa Sall, l’affaire de la caisse d’avance serait directement liée à un différend avec Macky Sall. L’ancien maire affirme avoir rencontré l’ex-président avant son incarcération et assure que celui-ci lui aurait fait une demande qu’il aurait refusée. « Pendant notre rencontre, il m’avait demandé quelque chose, je l’avais refusé et m’avait fait une proposition, j’ai refusé aussi. C’est ainsi qu’il a cherché cette voie judiciaire contre moi », soutient-il.
Khalifa Sall revient ensuite sur le fond de l’affaire, qu’il présente comme une instrumentalisation de la gestion de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. « Quand Macky Sall n’a pas obtenu ce qu’il voulait de moi, il m’a emprisonné dans une affaire de “fonds politiques” qui existait depuis 1800 et que tous mes prédécesseurs ont utilisés de la même manière », affirme-t-il. L’ancien maire de Dakar estime que cette procédure avait surtout pour objectif de ternir son image auprès de l’opinion. « Lui, Macky Sall, prend prétexte pour détruire mon image », accuse-t-il.
« Ils pensaient que j’avais des documents chez moi »
Khalifa Sall évoque également la perquisition effectuée à son domicile alors qu’il se trouvait en prison. Il affirme que les enquêteurs étaient à la recherche d’éléments susceptibles de l’accabler. « Quand j’étais en prison, ils sont allés chez moi pour perquisitionner car ils savent que je suis le “fils” d’Abdou Diouf. Chaque franc dépensé, je peux le justifier. Ils pensaient que j’avais des documents chez moi. Ils ont détruit le coffre-fort, tout cela à la recherche de preuves pour m’accabler, alors qu’ils savaient parfaitement que tout kilogramme de riz et de mil est justifié », affirme-t-il.
Pour l’ancien maire de Dakar, l’attitude de Macky Sall relève de la déloyauté politique. « Ce que Macky Sall a fait, c’est de la déloyauté. Et ça, c’est être poli pour ne pas aller très loin », a-t-il ajouté.

