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Cameroun : bourrages d’urnes, PV falsifiés… une élection contestée de bout en bout

Samedi 15 Novembre 2025

L'élection présidentielle camerounaise du 12 octobre 2025 est au cœur d’une vive polémique, marquée par des accusations massives de fraude. Alors que les premiers résultats venus des centres urbains donnaient l’opposition largement en tête, Paul Biya a finalement été déclaré vainqueur avec 53,66 % des voix, malgré la revendication d’Issa Tchiroma Bakary affirmant avoir obtenu plus de 60 %.



L’opposition avait déjà alerté sur des anomalies dans les listes électorales : hausse suspecte du nombre d’inscrits dans certaines régions, absence d’audit du fichier, et disparités démographiques jugées incohérentes.


De nombreuses vidéos circulent montrant : bourrages d’urnes, falsifications de procès-verbaux (PV), achats de voix, absence de bulletins pour certains candidats, scrutateurs opposants expulsés lors du dépouillement. Une scène filmée montre même un président de bureau giflé après un décompte affichant plus de votants que d’inscrits.

La “vraie fraude” se situerait après le vote

Plusieurs acteurs, dont l’avocat Emmanuel Simh (MRC), affirment que la manipulation aurait lieu lors du traitement des PV par les commissions locales d’Elecam, dominées par l’administration. Selon eux, des PV authentiques seraient remplacés par de faux documents pendant les 48 heures suivant le scrutin.
Ces accusations n’ont jamais été officiellement examinées.

Des PV alternatifs révèlent des écarts troublants

Issa Tchiroma Bakary a publié les PV que ses scrutateurs lui ont envoyés le soir du vote. Ceux-ci coïncident largement avec les résultats du Conseil constitutionnel dans 13 départements, mais montrent de fortes divergences dans cinq autres, où l’opposition dit avoir été amputée de dizaines de milliers de voix.

Des candidats comme Pierre Kwemo affirment s’être vu retirer jusqu’à 120 000 voix dans certains départements.

Une contestation juridiquement impossible
Selon Me Simh, le code électoral ne permet pas de contester les chiffres officiels : les commissions locales ne font que compter, seul le PV d’Elecam “fait foi”, le Conseil constitutionnel rejette quasi systématiquement les recours. Le recours de Patricia Tomaïno Ndam Njoya a été jugé irrecevable.

Elecam promet des enquêtes… mais aucune sanction
Le président du Conseil électoral, Enow Abrams Egbe, a promis d’examiner les cas signalés. Un mois après, aucune sanction n’a été annoncée. Malgré les contestations persistantes, Paul Biya a prêté serment le 6 novembre 2025, alors que la crise postélectorale continue d’alimenter les doutes sur la légitimité du scrutin.

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