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" C’est Awa Niang la meurtrière, la police est mêlée jusqu’au cou"

Mardi 7 Janvier 2020

Attrait à la barre de la Chambre criminelle de Dakar, ce matin, le présumé meurtrier de la vice-présidente du Conseil Economique Social et Environnemental (Cese),  Fatoumata Matar Ndiaye, a fait de terribles révélations qui risquent de secouer la République. Samba Sow  accuse le questeur de l’Assemblée nationale, Awa Niang, d’être la commanditaire de l’assassinat de la dame. Il cite également les noms d’Abdoulaye Timbo, maire de Pikine et non moins oncle du Président Macky Sall. Selon Samba Sow, même la police est dans le coup.

Face au juge de la Chambre criminelle de Dakar, le présumé meurtrier, poursuivi pour assassinat, tentative d’assassinat, acte de barbarie, torture, détention d’arme sans autorisation et vol, a nié tous les chefs d’accusations qui pèsent sur lui.

Le récit glaçant du présumé meurtrier

« Les faits remontent au 19 novembre 2016, c’était le jour de mon anniversaire. Je voulais aller au Magal de Touba. Et ma patronne a refusé en me demandant de rester. Arrivée chez elle, elle m’a demandé de laver la voiture à la station. Et c’est de là que j’ai été contacté par ma tante qui me demande de rencontrer un gars. Arrivé à la station, celui-ci m’a remis un bidon de lait qu’il m’a fait boire à la station, avant de me demander de le ramener chez Seynabou Guèye, Abdoulaye Timbo et Maïmouna Guèye.

Mais arrivé chez Madame Baldé, le marabout m’a ramené chez lui, c’est de là-bas que je me suis réveillé nu, mon corps rempli de sperme. Le marabout m’a demandé d’enfiler mon boubou, buvant le bidon de lait pour aller chez Fatoumata Matar Ndiaye. Arrivé chez ma patronne, le  » mara (diminutif de marabout) » m’a dit de rester sur place. Et c’est là qu’il a commis son forfait. Mieux il m’a remis un couteau pour que je poignarde le fils, Adama Ba ».


 
« C’est Awa Ndiaye la meurtrière, la police est mêlée jusqu’au cou »

« Je vous le dis ici monsieur le juge » c’est ma tante qui a tout orchestré avec un marabout. Awa Niang (le questeur de l’Assemblée nationale), c’est elle la meurtrière. Si elle ose le démentir qu’il vienne le dire ici. Elle ne devrait même pas être un témoin. Je connais cette dame, elle était ma copine, c’est la première femme que j’ai connu dans ma vie. J’ai été marabouté par ma Tante et Awa Niang. Lors de mes auditions, j’ai été brutalisé par les policiers. Je le déclare ici : ils sont tous coupables, corrompus et mêlés jusqu’au cou. Tout ce qu’ils ont mentionné dans le PV (procès verbal d’enquête préliminaire) est faux »

 


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