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Boycott des produits français: Le président du Medef appelle les entreprises à "résister au chantage"

Lundi 26 Octobre 2020

Après les récents propos du président Emmanuel Macron sur l'islam, la lutte contre les séparatismes mais plus récemment sur les caricatures lors de l'hommage qu'il a rendu au professeur Samuel Paty victime du terrorisme, les manifestations et appels au boycott se sont multipliés dans le monde musulman. Sur RMC ce matin Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, a estimé qu'il fallait "faire passer nos principes avant la possibilité de développer nos affaires".

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé lundi les entreprises françaises à "résister au chantage et malheureusement à subir ce boycott" des produits français dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

Interrogé sur la radio RMC, le patron des patrons a estimé qu'il fallait "faire passer nos principes avant la possibilité de développer nos affaires".

Un boycott réciproque ? Une mauvaise idée, selon le patron du Medef
Manifestations et appels au boycott se sont multipliés dans le monde musulman après de récents propos du président Emmanuel Macron sur l'islam.

Le dirigeant du Medef a cependant refusé d'envisager de se livrer à un boycott réciproque:

"Ne répondons pas à la bêtise par la bêtise (...) Il n'est pas question de boycotter qui que ce soit, il est question de s'en tenir à nos valeurs républicaines".

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, "bien sûr c'est une mauvaise nouvelle", mais il a estimé que le boycott était "pour le moment assez localisé" et qu'il n'y avait pour l'instant pas besoin d'une aide publique pour soutenir les entreprises.

Les suites de l'hommage à Samuel Paty victime du terrorisme
Le monde musulman reproche au président français d'avoir promis que la France continuerait de défendre les caricatures du prophète Mahomet, lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur décapité dans un attentat islamiste pour avoir montré ces dessins en classe.

Cette promesse du chef de l'Etat français a déclenché un flot de critiques dans de nombreux pays à majorité musulmane, de la part de dirigeants politiques et religieux, d'élus mais aussi de simples citoyens.

La tribune





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