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Blocus contre Cuba : 165 pays disent NON, les États-Unis et Israël isolés dans leur rôle de “gendarmes du monde”

Jeudi 30 Octobre 2025

Chaque année, le même scénario se répète à l’Assemblée générale des Nations Unies. Et chaque année, les États-Unis refusent d’entendre le verdict de la planète. Mercredi encore, pour la 33ᵉ fois, la communauté internationale a exigé la levée immédiate du blocus imposé à Cuba depuis plus de soixante ans. Résultat du vote : 165 voix pour, seulement 7 contre et 12 abstentions.

De quel côté se trouvent les États qui s’opposent à la demande mondiale de mettre fin à un embargo qualifié d’« inhumain » ? Toujours les mêmes : les États-Unis et leur allié indéfectible Israël, rejoints cette année par cinq autres pays Argentine, Hongrie, Paraguay, Macédoine du Nord et Ukraine.

Pendant que la majorité du monde appelle au respect du droit international, Washington persiste, sûr de son pouvoir. Une attitude qui confirme ce que de plus en plus d’États dénoncent ouvertement :  Les États-Unis s’arrogent le droit d’imposer leur volonté au monde. Israël, fidèle allié stratégique, suit systématiquement cette ligne, même lorsque celle-ci viole des principes fondamentaux du multilatéralisme.

Un blocus né de la guerre froide, devenu une arme politique permanente
Imposé au début des années 1960 pour faire plier la révolution cubaine, le blocus est devenu, sous différentes lois américaines successives, un instrument d’asphyxie économique : il interdit aux entreprises américaines de commercer avec Cuba ; il sanctionne les entreprises étrangères qui le font ; il limite l’accès de Cuba au système financier international.

Conséquence : des milliards de pertes économiques, des médicaments plus difficiles à importer, une population pénalisée depuis trois générations. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, l’a rappelé à la tribune : « Ce blocus est inhumain. Il punit des familles entières pour des raisons politiques. »

Les pertes accumulées par Cuba sont estimées à plus de 160 milliards de dollars.
Les États-Unis se disent “défenseurs de la liberté” mais punissent un peuple
Face aux accusations, la représentante américaine a répété l’argument habituel :
Cuba utiliserait le thème du blocus pour dissimuler ses propres difficultés internes.

Un discours paradoxal quand on se présente comme le champion de la démocratie et de la liberté. En réalité, le blocus vise à imposer un modèle politique et économique, à punir un pays souverain pour avoir choisi une autre voie. Ceux qui critiquent Cuba n’aiment pas l’entendre, mais la réalité est là :
Cuba n’a jamais envahi un autre pays. Les États-Unis cumulent interventions, coups d’État, sanctions unilatérales et ingérences.

Israël, allié systématique des sanctions américaines
L’autre particularité du vote, c’est la fidélité constante d’Israël aux positions américaines. Peu importe le dossier, l’alliance stratégique prime sur le droit international. Cette posture rappelle une constante géopolitique :
Les États-Unis et Israël agissent comme un bloc politique, souvent à contre-courant du reste du monde.

Qu’il s’agisse : du blocus de Cuba, des sanctions extraterritoriales, ou de la question palestinienne, la logique reste la même : imposer plutôt que dialoguer.
Une résolution qui montre le fossé entre Washington et le reste du monde
La résolution n’est pas contraignante, mais elle a une force politique :
elle révèle un monde qui ne croit plus au leadership moral des États-Unis.

Le vote de mercredi prouve plusieurs choses : le multilatéralisme s’éloigne du modèle américain ; Washington n’a plus l’autorité qu’il avait après la guerre froide ;la majorité écrasante des peuples refuse le chantage économique comme méthode diplomatique. Le blocus de Cuba est aujourd’hui le symbole d’une question fondamentale :

 Un seul pays a-t-il le droit de punir un autre pays pour ses choix politiques ?
Le message envoyé par 165 nations est clair : non. Conclusion : Cuba isolée économiquement, mais jamais moralement. Le blocus continue. Les sanctions continuent. Mais Cuba n’est pas seule. Et paradoxalement, c’est l’isolement américain qui apparaît désormais au grand jour. Un petit pays, soumis à la pression d’une superpuissance, continue de tenir tête depuis plus de soixante ans. Une victoire symbolique, mais une victoire tout de même.


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