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Assemblée nationale : un groupe de députés accuse Ousmane Sonko de politiser l’hémicycle

Jeudi 27 Novembre 2025

Face à ce qu’ils qualifient de dérive institutionnelle et de mise en scène politique au sommet de l’État, les députés non-inscrits et ceux du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal ont décidé de claquer la porte : ils boycotteront la séance de questions d’actualité prévue ce vendredi 28 novembre 2025 à l’Assemblée nationale. Pour ces élus, il ne s’agit plus d’un simple désaccord procédural, mais d’un combat pour préserver la dignité du Parlement et l’équilibre républicain entre les pouvoirs.


Les députés non-inscrits et ceux du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal annoncent leur décision de boycotter la séance de questions d’actualité prévue ce vendredi 28 novembre 2025 à l’Assemblée nationale. Ils expliquent ce choix par la continuité d’une position déjà exprimée mais, selon eux, ignorée par l’institution parlementaire.

Les élus dénoncent une dérive qui, à leurs yeux, porte atteinte à la dignité de l’Assemblée et au cadre républicain du débat. Ils affirment que les séances de questions d’actualité ont été dévoyées de leur objectif initial. Le Premier ministre, estiment-ils, y intervient selon une « logique d’opportunité politique », sans considération pour le calendrier parlementaire ni pour la solennité de l’exercice. Ses interventions, jugées polémiques, transformeraient l’hémicycle en scène de confrontation partisane, loin des préoccupations des citoyens.

L’opposition parlementaire dit refuser de cautionner cette situation, rappelant que le Parlement, cœur de la représentation nationale, ne peut devenir un espace de mise en scène ou un lieu où le chef du Gouvernement réglerait des tensions internes à sa majorité. Alors que s’ouvre la session budgétaire, les députés estiment que la priorité doit aller au vote du budget de l’État, déterminant pour l’éducation, la santé, la sécurité, l’emploi ou encore le pouvoir d’achat.

Les élus contestent par ailleurs le dispositif du « code de conduite » qui encadre la séance. Ils fustigent une limitation jugée arbitraire du nombre de questions, une répartition « déséquilibrée » des temps de parole, ainsi qu’un mécanisme permettant au groupe PASTEF d’enchaîner trois questions avant toute intervention des autres groupes. Un fonctionnement qui, selon eux, réduirait la portée du contrôle parlementaire et priverait l’opposition de ses prérogatives.

Trois raisons principales motivent leur retrait : d’abord, la conviction que le Premier ministre impose le calendrier aux députés, ce qu’ils jugent contraire aux principes démocratiques. Ensuite, la volonté qu’ils lui prêtent de transformer l’hémicycle en tribune politique. Enfin, l’urgence, selon eux, de répondre aux souffrances quotidiennes des Sénégalais, un engagement qu’ils promettent de porter avec force durant le débat budgétaire qui démarre le 29 novembre.

Les députés non-inscrits et ceux de Takku Wallu assurent qu’ils resteront mobilisés pour exiger du Gouvernement des réponses concrètes aux préoccupations des populations.
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