La révélation du recrutement de 59 enseignants-chercheurs sénégalais par la République de Guinée (Conakry) a provoqué une onde de choc dans le paysage académique et politique national. La fuite de cette information a alimenté de vifs débats au Sénégal, certains y voyant une « fuite de cerveaux », d’autres une remise en cause de l’attractivité de l’université sénégalaise.
Face à l’ampleur de la polémique, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) est monté au créneau pour apporter des précisions et recadrer le débat. Dans un communiqué officiel, le ministère relève que cette affaire a donné lieu à des interprétations qu’il juge excessives. « Ce recrutement a fait l’objet d’un traitement informationnel divers dans l’opinion publique, conduisant certains médias à le percevoir comme une perte d’attractivité du système éducatif sénégalais, une “fuite des cerveaux”, ou même une dévalorisation de l’université sénégalaise », indique le MESRI.
La mobilité académique, mais dans un cadre légal
Le ministère rappelle toutefois que la mobilité des universitaires n’est ni nouvelle ni condamnable en soi.« La mobilité des enseignants-chercheurs ne pose, en principe, pas de problème et a toujours existé dans un cadre légal bien déterminé », souligne le communiqué. Le MESRI insiste également sur la solidité et l’attractivité des universités publiques sénégalaises. « Les universités publiques sénégalaises font partie des plus attractives de la sous-région », affirme le ministère, mettant en avant « la qualité de leur milieu académique et la valorisation constante des rémunérations, considérées comme étant l’une des plus élevées dans l’espace francophone d’Afrique subsaharienne ».
Selon le texte, cette attractivité se traduit par l’arrivée de compétences étrangères. « De nombreux universitaires provenant d’Afrique et d’Europe ont choisi d’y travailler, ce qui démontre leur attrait et consolide constamment la qualité de leurs ressources humaines », souligne le MESRI, qui y voit « le sens de la coopération et l’esprit d’ouverture au monde de l’Université sénégalaise ».
Exclusivité de l’emploi et cumul interdit
Sur le plan réglementaire, le ministère se veut ferme. « La loi n°61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires consacre, en son article 9, le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique », rappelle-t-il, en s’appuyant également sur « l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981 portant statut du personnel enseignant des universités ».
C’est dans ce contexte que le MESRI affirme avoir saisi les autorités universitaires.
« C’est la raison pour laquelle le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a demandé aux recteurs des universités publiques de vérifier de telles informations », précise le communiqué.
Le rappel est sans ambiguïté : « Un enseignant-chercheur sénégalais ne saurait être engagé par un contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, hormis les mécanismes de coopération dûment ratifiés et la délivrance de “fonctions de services” prévues par nos lois et règlements en vigueur ».
La coopération Sénégal–Guinée encadrée
Le ministère replace enfin cette affaire dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la Guinée. « C’est dans ce cadre que les gouvernements du Sénégal et de Guinée ont signé, à Conakry, le 23 mai 2025, un protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique, qui prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants », rappelle le communiqué.
Toutefois, le MESRI précise que « les modalités de mise en œuvre dudit protocole seront discutées dans le cadre du comité de suivi qui sera institué et seront rendues publiques en temps opportun ».
Le ministère appelle à la responsabilité collective.« Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle les recteurs et chefs d’établissement à veiller au respect scrupuleux de la réglementation » et à « prévenir les cumuls d’emplois irréguliers, conformément aux lois et règlements de la République ».
Le communiqué s’achève par un message de reconnaissance et de confiance : « Le MESRI loue les efforts consentis au quotidien au sein des espaces universitaires par tous les acteurs et compte sur l’engagement et le sens élevé des responsabilités de tous pour un bon fonctionnement de nos établissements d’enseignement supérieur ».
Face à l’ampleur de la polémique, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) est monté au créneau pour apporter des précisions et recadrer le débat. Dans un communiqué officiel, le ministère relève que cette affaire a donné lieu à des interprétations qu’il juge excessives. « Ce recrutement a fait l’objet d’un traitement informationnel divers dans l’opinion publique, conduisant certains médias à le percevoir comme une perte d’attractivité du système éducatif sénégalais, une “fuite des cerveaux”, ou même une dévalorisation de l’université sénégalaise », indique le MESRI.
La mobilité académique, mais dans un cadre légal
Le ministère rappelle toutefois que la mobilité des universitaires n’est ni nouvelle ni condamnable en soi.« La mobilité des enseignants-chercheurs ne pose, en principe, pas de problème et a toujours existé dans un cadre légal bien déterminé », souligne le communiqué. Le MESRI insiste également sur la solidité et l’attractivité des universités publiques sénégalaises. « Les universités publiques sénégalaises font partie des plus attractives de la sous-région », affirme le ministère, mettant en avant « la qualité de leur milieu académique et la valorisation constante des rémunérations, considérées comme étant l’une des plus élevées dans l’espace francophone d’Afrique subsaharienne ».
Selon le texte, cette attractivité se traduit par l’arrivée de compétences étrangères. « De nombreux universitaires provenant d’Afrique et d’Europe ont choisi d’y travailler, ce qui démontre leur attrait et consolide constamment la qualité de leurs ressources humaines », souligne le MESRI, qui y voit « le sens de la coopération et l’esprit d’ouverture au monde de l’Université sénégalaise ».
Exclusivité de l’emploi et cumul interdit
Sur le plan réglementaire, le ministère se veut ferme. « La loi n°61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires consacre, en son article 9, le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique », rappelle-t-il, en s’appuyant également sur « l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981 portant statut du personnel enseignant des universités ».
C’est dans ce contexte que le MESRI affirme avoir saisi les autorités universitaires.
« C’est la raison pour laquelle le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a demandé aux recteurs des universités publiques de vérifier de telles informations », précise le communiqué.
Le rappel est sans ambiguïté : « Un enseignant-chercheur sénégalais ne saurait être engagé par un contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, hormis les mécanismes de coopération dûment ratifiés et la délivrance de “fonctions de services” prévues par nos lois et règlements en vigueur ».
La coopération Sénégal–Guinée encadrée
Le ministère replace enfin cette affaire dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la Guinée. « C’est dans ce cadre que les gouvernements du Sénégal et de Guinée ont signé, à Conakry, le 23 mai 2025, un protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique, qui prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants », rappelle le communiqué.
Toutefois, le MESRI précise que « les modalités de mise en œuvre dudit protocole seront discutées dans le cadre du comité de suivi qui sera institué et seront rendues publiques en temps opportun ».
Le ministère appelle à la responsabilité collective.« Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle les recteurs et chefs d’établissement à veiller au respect scrupuleux de la réglementation » et à « prévenir les cumuls d’emplois irréguliers, conformément aux lois et règlements de la République ».
Le communiqué s’achève par un message de reconnaissance et de confiance : « Le MESRI loue les efforts consentis au quotidien au sein des espaces universitaires par tous les acteurs et compte sur l’engagement et le sens élevé des responsabilités de tous pour un bon fonctionnement de nos établissements d’enseignement supérieur ».

