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Accusé de rejoindre l’APR: Abdoul Mbaye se radicalise et nie tout contact avec Macky

Lundi 11 Juillet 2016

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, ne veut plus qu’on lui parle du président Macky Sall. Ce week-end, le fils du juge Kéba Mbaye l’a officiellement montré. Il se positionne comme un leader radical face au régime apériste et n’a pas manqué de donner des leçons de morale.

Dans son édition du week-end (samedi 9 et dimanche 10 juillet), le quotidien « L’Enquête », à travers une « brève » reprise à la « Une » et utilisant le conditionnel, fait état d’un éventuel renoncement à l’engagement politique de M. Abdoul Mbaye, Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT). Une information qui a fait sortir de son mutisme, l’ancien Pm. Il a profit de cette occasion pour tirer sans pitié contre son ancien patron, Macky Sall, et son système. « De façon claire et nette, Abdoul Mbaye est ancré dans l’opposition. Une opposition ouverte et franche contre les professionnels de la politique politicienne. Une opposition contre la stratégie de la transhumance et l’utilisation de l’argent et des postes de rente à des fins clientélistes. Le seul engagement d’Abdoul Mbaye est celui du Sénégal. Le Sénégal essentiel », clame-t-il.

Abdoul Mbaye, devenu un des farouches opposants de l’actuel régime, a posé certains nombre de conditions pour un bon déroulement des élections de 2017. « Du fait de l’indisponibilité de la machine de confection des cartes révélée par le ministère de l’Intérieur, un grand nombre de cartes d’identité et d’électeurs ne sont toujours pas délivrées à leurs titulaires. L’ACT demande, par conséquent, le prolongement de la période de révision des listes électorales à compter du redémarrage de la confection des cartes pour une durée égale au temps d’immobilisation de ladite machine », suggère-t-il.


Le report des élections législatives
À la présidence comme à la primature, on murmure le report des élections législatives prévues en 2017 afin de les coupler avec la présidentielle de 2019. Un acte qu’Abdoul Mbaye, Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), ne compte pas cautionner. « Il y a une exigence minimale à la tenue d’élections apaisées », prévient-il. S’agissant de la rationalisation des partis politiques, pour Abdoul Mbaye, « cette démarche relève de l’évidence, mais à condition que des critères très précis et objectifs soient définis. Parmi ceux-ci, le renforcement des moyens de contrôle d’existence réelle (siège social, activités, états financiers, fonctionnement de structures, etc.), le contrôle de leur représentativité par un nombre réel minimum de militants, et le contrôle de l’effectivité de leur participation aux élections », précise-t-il.

S’agissant de l’utilisation des moyens du service public, le Conseil national de l’ACT réclame une application très stricte de la loi et demande la sanction par les autorités judiciaires de toute incitation à leur usage.

Ibrahima Khalil DIEME

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