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  <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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   <title>Casamance : les ressortissants d’Etoune Kassiria (Djimbéring) organisent un « Xawaré » le 18 juillet à Dakar pour financer leurs actions sociales</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jun 2026 19:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SPORTS]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97168201-67692661.jpg?v=1782734481" alt="Casamance : les ressortissants d’Etoune Kassiria (Djimbéring) organisent un « Xawaré » le 18 juillet à Dakar pour financer leurs actions sociales" title="Casamance : les ressortissants d’Etoune Kassiria (Djimbéring) organisent un « Xawaré » le 18 juillet à Dakar pour financer leurs actions sociales" />
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      <strong>Les ressortissants du quartier d’Etoune Kassiria, situé dans le village de Djimbéring (département d’Oussouye), donnent rendez-vous à la communauté casamançaise et à l’ensemble des Sénégalais le 18 juillet prochain à la LGI de Mbao (Dakar) pour une grande journée de retrouvailles et de solidarité. À travers ce « Xawaré », les organisateurs souhaitent mobiliser des fonds destinés à soutenir les actions sociales et éducatives en faveur des jeunes du quartier.</strong> <br />   <br />   <br />  Prévu dans une ambiance conviviale, l'événement débutera dès 7 heures avec les préparatifs et l'installation des différents espaces destinés à accueillir les participants. L'ouverture officielle est prévue à partir de 12 heures, suivie de l'accueil des invités et d'une animation musicale assurée par DJ Georges. L'objectif principal de cette journée est de réunir des ressources financières pour financer plusieurs actions sociales. Les organisateurs souhaitent favoriser l'entraide et la solidarité entre les membres de la communauté, encourager la scolarisation des enfants, accompagner les étudiants, autres besoins sociaux des membres du quartier et créer un cadre de rencontre entre les différentes générations. <br />   <br />  Membre du comité d'organisation et l'un des doyens des ressortissants d'Etoune Kassiria, Pierre Marie Diatta a expliqué à Exclusif.net le sens de cette initiative. « En principe, c'est pour la recherche de fonds pour notre association. C'est pour le quartier d'Etoune Kassiria, à Djimbéring. Nous voulons obtenir des financements afin de développer l'entraide et accompagner les jeunes dans l'éducation et les études », a-t-il déclaré. <br />   <br />  Selon lui, les fonds collectés serviront notamment à acheter des fournitures scolaires destinées aux élèves du village avant chaque rentrée. « Nous achetons des cahiers et des effets scolaires que nous distribuons avant l'ouverture des classes. Nous aidons aussi les étudiants et les nouveaux bacheliers », a-t-il précisé. Pierre Marie Diatta souligne que de nombreux jeunes quittent le village pour poursuivre leurs études à Dakar ou dans d'autres régions du pays, où ils font face à d'importantes difficultés financières. <br />   <br />  « Les jeunes qui viennent du village logent souvent chez des proches. Avec le coût de la vie à Dakar, il est difficile de leur donner chaque jour les moyens de se rendre à l'université. Ceux qui poursuivent leurs études dans d'autres régions rencontrent également des difficultés lorsqu'ils n'ont pas de famille sur place. C'est pourquoi nous devons nous mobiliser pour les accompagner », explique-t-il.
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97168201-67692870.jpg?v=1782734346" alt="Casamance : les ressortissants d’Etoune Kassiria (Djimbéring) organisent un « Xawaré » le 18 juillet à Dakar pour financer leurs actions sociales" title="Casamance : les ressortissants d’Etoune Kassiria (Djimbéring) organisent un « Xawaré » le 18 juillet à Dakar pour financer leurs actions sociales" />
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      L'organisation du Xawaré à Dakar n'est pas un choix anodin. Selon le doyen, la capitale concentre aujourd'hui une grande partie des ressortissants d'Etoune Kassiria. « La plupart des jeunes vivent actuellement à Dakar. Nous avons donc pris l'habitude d'y organiser le Xawaré, car c'est ici que nous pouvons mobiliser davantage de participants et recueillir plus de ressources pour financer nos actions », affirme-t-il. <br />   <br />   <br />  Au-delà de la collecte de fonds, cette rencontre vise également à renforcer les liens entre les générations et à sensibiliser les jeunes aux valeurs de solidarité, de travail et d'attachement au village. « Le Xawaré est un moment de retrouvailles entre les jeunes et les anciens. C'est aussi une occasion de rappeler aux jeunes l'importance de l'éducation, du bien-être et de l'entraide. Autrefois, après les études, nous retournions au village pour aider nos parents aux champs pendant l'hivernage. Nous voulons transmettre cet esprit aux nouvelles générations », souligne Pierre Marie Diatta. <br />   <br />  La gastronomie casamançaise sera également à l'honneur tout au long de la journée. Les visiteurs pourront déguster plusieurs spécialités locales préparées pour l'occasion. « Nous invitons tous les Sénégalais qui aiment la Casamance et sa cuisine à venir partager ce moment avec nous. Ce sera une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir les plats traditionnels de notre terroir tout en soutenant une cause utile », lance-t-il. <br />   <br />  &nbsp;Pour rappelle cette initiative vise notamment à renforcer l’entraide entre les membres de la communauté, promouvoir la scolarisation, accompagner les élèves et étudiants dans leur parcours éducatif, créer un cadre de rencontre entre les générations et valoriser les talents de la jeunesse. À travers cette initiative, la jeunesse d'Etoune Kassiria espère renforcer la cohésion entre les ressortissants, préserver les valeurs de solidarité qui caractérisent la communauté et offrir de meilleures perspectives éducatives aux jeunes générations. <br />   <br />   <br />  Pour clôturer cette journée de fraternité, les artistes Metzo DIATTA, PiLytA, Ablaye YOROBO et Emile Thigui donnent rendez-vous au public le 18 juillet 2026, de 12 heures jusqu'à l'aube, à la Caserne de la LGI de Mbao, pour un grand moment de musique, de partage et de célébration des valeurs de la Casamance. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
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   <title>RDC : le porte-parole de l’armée suspendu pour des propos stigmatisants envers les Tutsi</title>
   <pubDate>Mon, 29 Dec 2025 12:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/93424373-65301386.jpg?v=1736526619" alt="RDC : le porte-parole de l’armée suspendu pour des propos stigmatisants envers les Tutsi" title="RDC : le porte-parole de l’armée suspendu pour des propos stigmatisants envers les Tutsi" />
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      <strong>L’État-Major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé, ce samedi 28 décembre 2025, la suspension du Général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain de ses fonctions de porte-parole de l’armée. Cette décision fait suite à des propos tenus la veille sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), jugés stigmatisants à l’égard de la communauté tutsi.</strong> <br />   <br />  Dans un communiqué officiel signé par le chef d’État-major général, le lieutenant-général Banza Mwilambwe Jules, l’armée congolaise indique avoir « tiré les conséquences » de cette sortie médiatique. L’État-Major général « condamne les propos tenus par le Général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, stigmatisant la communauté Tutsi », avant de préciser qu’il a été décidé de « la suspension du précité de ses fonctions de porte-parole des FARDC ». <br />   <br />  Soucieuse de préserver la neutralité et la cohésion nationale, la hiérarchie militaire a tenu à se démarquer clairement de ces déclarations. « Les propos décriés ne reflètent en rien la position officielle de la République démocratique du Congo, ni celle du Commandant suprême des FARDC, Son Excellence Monsieur le Président de la République, encore moins celle du Gouvernement », souligne le communiqué, insistant sur le fait que ces propos sont « incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles dévolues aux FARDC ». <br />   <br />  Dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions dans l’Est du pays, l’armée réaffirme sa ligne de conduite et sa mission régalienne. L’État-Major général assure ainsi que les FARDC demeurent pleinement engagées à « défendre et à protéger, avec discipline et professionnalisme, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays, ainsi que la sécurité de toutes les Congolaises et de tous les Congolais, sans aucune distinction, jusqu’au sacrifice suprême ». <br />   <br />  Enfin, les autorités militaires lancent un appel solennel à la population congolaise. « En cette période cruciale, l’État-Major général appelle l’ensemble de la population à l’unité, à la cohésion et au rejet de tout discours de haine », exhortant les citoyens à soutenir les forces de défense « dans l’accomplissement de leur noble mission ». <br />   <br />  Cette décision intervient dans un climat régional sensible, où les questions identitaires et sécuritaires restent particulièrement inflammables. En suspendant publiquement son porte-parole, l’État-Major des FARDC envoie un signal fort quant à sa volonté de préserver la discipline, la cohésion nationale et le respect des principes républicains au sein de l’institution militaire.
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   <title>Enlèvement présumé de ressortissants sénégalais au Mali : la réaction du gouvernement </title>
   <pubDate>Sat, 06 Sep 2025 02:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITÉ ]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/90933656-64031715.jpg?v=1757127063" alt="Enlèvement présumé de ressortissants sénégalais au Mali : la réaction du gouvernement " title="Enlèvement présumé de ressortissants sénégalais au Mali : la réaction du gouvernement " />
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      <strong>Le Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a réagi, ce samedi, aux informations relayées par l’Union des Routiers du Sénégal concernant l’enlèvement présumé de six ressortissants sénégalais par des groupes armés terroristes opérant au Mali.</strong> <br />   <br />   <br />  Selon les informations initiales, ces faits seraient liés aux attaques survenues les 3 et 4 septembre 2025 dans la commune malienne de Diéma, dans un contexte marqué par les restrictions imposées par ces groupes armés sur le transport de certaines marchandises. <br />  Cependant, le gouvernement sénégalais appelle à la plus grande prudence. « À ce stade, aucun élément vérifiable ne permet de confirmer l’enlèvement signalé, ni d’établir avec certitude l’identité des personnes supposément concernées », a précisé le Ministère. <br />   <br />   <br />  Pour l’heure, Dakar assure rester mobilisé. « Le Ministère tient à rassurer que, par l’entremise de l’Ambassade du Sénégal à Bamako, il demeure en étroite concertation avec les autorités compétentes maliennes. Toute évolution pertinente relative à cette situation fera l’objet d’une communication officielle ultérieure », ajoute le communiqué. <br />   <br />  Alors que l’inquiétude grandit au sein de l'association&nbsp;des transporteurs sénégalais, l’État dit suivre de près la situation, dans un contexte régional toujours marqué par l’insécurité et l’activisme des groupes armés. <br />  &nbsp;
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   <title>Casablanca : des affrontements entre gangs ivoiriens virent à la chasse aux Africains de l’Ouest (Vidéo)</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jul 2025 01:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/90174615-63636344.jpg?v=1753662620" alt="Casablanca : des affrontements entre gangs ivoiriens virent à la chasse aux Africains de l’Ouest (Vidéo)" title="Casablanca : des affrontements entre gangs ivoiriens virent à la chasse aux Africains de l’Ouest (Vidéo)" />
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      <strong>Les ressortissants ouest-africains vivent actuellement sous tension au Maroc, notamment à Casablanca, où des affrontements violents entre deux bandes rivales ivoiriennes ont semé le chaos. Selon les informations exclusives obtenues par exclusif.net, les deux groupes en question sont dirigés par des individus répondant aux noms de Komos et Adamo alias « Tunisie ». Tous deux sont des ressortissants ivoiriens, connus des services de sécurité en Côte d’Ivoire.</strong> <br />   <br />  Grâce à l’hospitalité du royaume chérifien, ces groupes recherchés dans leur pays d’origine ont pu établir leurs activités sur le sol marocain. Le 23 juin dernier, leurs hommes se sont violemment affrontés dans les rues de Casablanca, provoquant une véritable scène de guerre urbaine : agressions, vandalisme et violences gratuites. Le lendemain, des citoyens marocains, choqués par les événements, sont descendus dans les rues pour confronter ces groupes armés. <br />   <br />  Malheureusement, ces représailles ont viré à un règlement de comptes ethnique. Des ressortissants ouest-africains, n’ayant aucun lien avec les bandes concernées, ont été pris pour cibles. « Un Sénégalais a même été grièvement blessé et se trouve actuellement entre la vie et la mort », rapporte une source locale. <br />   <br />  Depuis ce week-end, des activistes africains ont multiplié les appels à l'apaisement et les dénonciations publiques contre les agissements de ces bandes, appelant à protéger l'image des ressortissants sub-sahariens qui vivent pacifiquement au Maroc. <br />   <br />  Ces événements surviennent alors que les autorités marocaines ont lancé une vaste opération de contrôle des titres de séjour et de renforcement sécuritaire, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prévue en décembre 2025. <br />   <br />  Joint par exclusif.net, un résident africain au Maroc, L. Manga, exprime sa vive inquiétude :« Depuis hier, j’ai fait le plein de provisions. Je crains à la fois les gangs et les contrôles policiers parfois arbitraires. Ils embarquent les gens sans vérifier les papiers dans la rue, et ce n’est qu’au poste qu’on procède au contrôle. » Elle a lancé un appel aux autorités Sénégalaises. <br />   <br />  De son côté, Cheikh Maroc, un autre résident, appelle à la vigilance et condamne fermement les agressions : « Le Sénégalais agressé n’a aucun lien avec les bandes. Il a été sauvagement attaqué. Nous lançons une campagne d’aide pour financer ses soins. » <br />   <br />  L’activiste Falacha, quant à lui, ne mâche pas ses mots : « Ce sont mes frères ivoiriens recherchés qui sont à l’origine de cette situation. Il faut les dénoncer et les traquer. Je ne protégerai personne. Ces chefs de gangs nuisent aux milliers d’Ivoiriens qui vivent ici pour la bonne cause. » <br />   <br />  Face à cette situation explosive, de nombreux ressortissants africains appellent à une intervention rapide des autorités marocaines pour distinguer les fauteurs de troubles des migrants pacifiques, et éviter toute stigmatisation collective.
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   <title> Pourquoi l'armée congolaise ne fait pas le poids face au M23 (Enquête )</title>
   <pubDate>Wed, 26 Mar 2025 19:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/87465877-62040778.jpg?v=1736526619" alt=" Pourquoi l'armée congolaise ne fait pas le poids face au M23 (Enquête )" title=" Pourquoi l'armée congolaise ne fait pas le poids face au M23 (Enquête )" />
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      <strong>En RDC, la "riposte vigoureuse" promise par le président congolais Félix Tshisekedi se fait encore attendre. Selon le groupe de réflexion International Institute for Strategic Studies, l'armée congolaise (FARDC) comptait environ 135.000 soldats en 2022, un effectif qui a depuis augmenté.</strong> <br />   <br />   <br />  L'Institut de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) indique, lui, que la République démocratique du Congo (RDC)a plus que doublé ses dépenses militaires, allant jusqu’à atteindre 794 millions de dollars en 2023. Pourtant, le groupe rebelle M23 continue de conquérir de vastes territoires dans l'est de la RDC. <br />   <br />  Le dernier rapport des Nations unies souligne certes que celui-ci bénéficie du soutien de près de 4.000 soldats rwandais. Néanmoins, le groupe armé ne dispose que de quelques milliers de combattants - soit un effectif bien inférieur à celui de l'armée congolaise. Alors pourquoi le M23 continue-t-il de gagner du terrain ? <br />   <br />  <strong>Les FARDC, un "self-service"</strong> <br />  Le budget et le nombre de troupes ne sont pas à eux seuls déterminants. Alain De Neve, chercheur au Royal Higher Institute for Defence (RHID) à Bruxelles, considère la "corruption systémique" comme l'une des principales raisons de la faiblesse de l’armée congolaise : "Divers rapports font état de la disparition de fonds destinés aux salaires et à la logistique. Cela explique pourquoi le moral des troupes est si bas et pourquoi les désertions sont fréquentes. Dans certains cas, les soldats ont même recours au pillage ou au racket de la population locale pour survivre". Autant de raisons qui expliquent le manque de popularité des FARDC. <br />   <br />  "L'armée a développé une vie propre", déclare également Ciaran Wrons-Passmann, directeur du Réseau œcuménique allemand pour l'Afrique centrale (ÖNZ). “Elle est devenue un "self-service" dans lequel les dirigeants peuvent s'enrichir”, poursuit-il lors d’une interview accordée à la DW. <br />   <br />  <strong>Les mercenaires sont mieux payés que les soldats</strong> <br />  Les simples soldats, très modestement payés, reçoivent environ 100 dollars par mois - rapporte l'agence de presse Reuters. Pire encore, “il n'est pas rare qu'ils repartent les mains vides”, détaille Jacob Kerstan. Et dans le même temps, "les mercenaires d'Europe de l'Est ont reçu des dizaines de milliers d'euros par mois". <br />   <br />  Les conflits internes sont d’autant plus inévitables, qu'il est difficile de se fier les uns aux autres. "Parfois, on travaille avec d'autres acteurs que l'on considère comme plus intéressants. Cela sape l'esprit de corps", explique Ciaran Wrons-Passmann. <br />   <br />  De leur côté, l’attitude de certains officiers démoralise les troupes. En février dernier, la nuit avant que les rebelles ne prennent Goma, le commandement militaire et les autorités provinciales ont fui en bateau sur le lac Kivu en direction de Bukavu, sans le dire à leurs soldats, peut-on lire dans une note de l'Onu. <br />   <br />  Trouver des militaires loyaux semble donc ne pas être une tâche facile pour Kinshasa. "Il y a eu de très nombreuses rotations parmi les chefs d'Etat-major et aussi parmi les services de renseignement", retrace Ciaran Wrons-Passmann. <br />   <br />  "Cela montre que Tshisekedi n'a pas trouvé le personnel adéquat pour mettre en œuvre ses idées". Par ailleurs, l'intégration d'anciens seigneurs de guerre dans l'armée pose d’importants problèmes. <br />   <br />  <strong>Manque de formation et d'équipement</strong> <br />  L’un des autres problèmes majeurs de l’armée congolaise est qu’elle “manque cruellement de ressources”, souligne encore le spécialiste belge de la défense, Alain De Neve. Le déficit de formation et d'équipements désavantage l’armée congolaise face au M23. <br />   <br />  Les rebelles disposent d'une formation structurée et de tactiques de combat adaptées au terrain montagneux du Nord-Kivu. L'armée rwandaise qui les soutient a également la réputation d'être bien équipée. Les soldats rwandais jouent par exemple un rôle clé dans les missions internationales de paix en République centrafricaine ou au Mozambique. <br />   <br />  Le problème ne réside pas seulement dans le manque de ressources matérielles, mais aussi dans la difficulté à maîtriser le terrain. D'un point de vue technologique et logistique, les FARDC peinent à s’établir de façon pérenne. <br />   <br />  "Kinshasa ne sait pas toujours où se trouvent les éléments de l'armée dans l'est du Congo. L'armée est en partie coordonnée par WhatsApp. La communication d'instructions claires de Kinshasa à appliquer sur le terrain est extrêmement difficile ". <br />   <br />  Le M23 fait régner la terreur <br />  “Seuls quelques hommes du M23 sont présents, certes. Ils ne représentent pas une force massive occupante au point de tout contrôler, mais ils sont présents ”, explique Alain De Neve, à propos de la manière dont le M23, en dépit de ses faibles effectifs, parvient à contrôler en partie le territoire conquis dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. <br />   <br />  “Les exactions qui sont commises et les crimes de guerre font que, même en n'étant pas présent, l'écho crée un sentiment de terreur tel que les populations acceptent d'être contrôlées et renoncent à toute forme de résistance”. <br />   <br />  Sur le terrain, les FARDC parviennent difficilement à nouer des alliances avec les milices locales, qui permettraient une force de frappe plus efficace. “Combiner des forces armées régulières avec des milices dont la stratégie relève davantage du mode de la guérilla, c'est quelque chose qui est presque impossible à mettre en place parce que les cultures stratégiques ne sont pas les mêmes”. <br />   <br />  <strong>Compter sur les Wazalendos ?</strong> <br />  Seuls les miliciens Wazalendos - patriotes en kiswahili - sont devenus d'importants alliés dans la lutte contre les rebelles du M23. En plus des équipements militaires et des armes, les Wazalendos reçoivent des financements de la part de l'Etat congolais, rapporte l'Onu. L'engagement de ces groupes non étatiques dans les combats dans l'est de la RDC a été qualifié de "mal nécessaire" par les officiers des FARDC qui ne parviennent plus à maîtriser le territoire. <br />   <br />  Au fil du temps, donc, les troupes du M23 opèrent dans une zone vaste, profitant de la désorganisation de l’armée congolaise et de son manque de discipline. “Tout ça fait effet boule de neige”. Pour pallier le manque d’efficacité de l’armée congolaise, plusieurs programmes ont été lancés, en vain. “L'instabilité politique en RDC n'a pas permis de mettre en place un cadre pérenne en la matière au niveau des forces armées”, déplore Alain De Neve. <br />   <br />  Conséquences : la désorganisation sur le terrain se traduit par des replis et laisse les rebelles du M23 gagner du terrain. <br />   <br />  <strong>La faiblesse des FARDC s'explique par l'histoire</strong> <br />  Comment expliquer alors l’état désastreux de l'armée congolaise ? Pendant près de quatre décennies (de 1965 à 1997), le Congo - plus tard le Zaïre - était sous la direction de Mobutu Sese Seko. <br />   <br />  "Par peur d'un coup d'Etat, il ne voulait pas que l'armée devienne trop forte et a monté les généraux les uns contre les autres", se souvient Jakob Kerstan. Ainsi, au lieu de se concentrer sur la défense du pays, l'accent a été mis sur une garde présidentielle forte pour protéger le chef de l’Etat. <br />   <br />  Avec les successeurs de Mobutu Sese Soko, Laurent Kabila et son fils Joseph, l'armée a ensuite été infiltrée, notamment par le Rwanda. Dans une interview accordée à la DW début mars, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement et ministre des médias de la RDC expliquait ce point. <br />   <br />  "N'oubliez pas qu'après le renversement de Mobutu, cette armée était dirigée par James Kabarebe, un militaire rwandais qui est aujourd'hui sanctionné par les Etats-Unis". Il faisait ainsi référence à la phase de conflits entre 1996 et 2003, que l'on appelle généralement aujourd'hui la première et la deuxième guerres du Congo. <br />   <br />  "Après l'accord de Sun City, nous avons mélangé tous ces militaires qui venaient du côté rwandais. Si vous mélangez tout, cela devient très compliqué", soulignait Patrick Muyaya. <br />   <br />  De son côté, le président Félix Tshisekedi accuse l'armée d'avoir été "trahie de l'intérieur". "Mon prédécesseur a été au pouvoir pendant 18 ans sans reconstruire l'armée", a déclaré le chef d'Etat au New York Times. Certains membres des forces armées manquent de "sens du devoir" envers la nation, conclut le bureau de Félix Tshisekedi. <br />   <br />  "C'est aussi la raison pour laquelle le gouvernement est aujourd'hui si réticent à négocier avec le M23. Parce qu'ils ont peur d'être infiltrés", résume Jakob Kerstan. <br />   <br />  <strong>"Le M23 n'existe pas"</strong> <br />  Et maintenant ? “La République démocratique du Congo travaille à la réforme des forces armées”, rappelait Patrick Muyaya. Mais ces changements prennent du temps. "Il ne faut pas croire qu'on peut terminer toute la réforme de l'armée en cinq ans. Nous avons commencé à le faire. Pourquoi pensez-vous que le président (rwandais) Paul Kagame a décidé d'attaquer et de mener cette guerre en RDC ? Parce qu'il voit comment les choses évoluent". <br />   <br />  Jusqu'à présent, le Congo excluait strictement tout dialogue avec le mouvement rebelle, pour finalement y consentir avant le rendez-vous avorté de Luanda, ce 18 mars. Plus encore : “le M23 n'existe pas”, pointe Patrick Muyaya. Selon lui, ce groupe armé ne serait qu’un prétexte créé par le Rwanda pour mettre la main sur les matières premières congolaises. "Ce n'est pas le M23, c'est l'armée rwandaise. Le Rwanda est un tissu de mensonges". <br />   <br />   <br />  DW
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