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  <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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   <title>À huis clos avec Doumbouya : Ouattara aborde l’ECO et la crise politique guinéenne</title>
   <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CE QU'IL FAUT RETENIR]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/98021613-68241928.jpg?v=1789338432" alt="À huis clos avec Doumbouya : Ouattara aborde l’ECO et la crise politique guinéenne" title="À huis clos avec Doumbouya : Ouattara aborde l’ECO et la crise politique guinéenne" />
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      <strong>Dans le cadre de sa visite d’État en Côte d’Ivoire, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a été reçu avec tous les honneurs par son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, à la résidence privée de ce dernier.</strong> <br />   <br />  Cette rencontre au sommet, placée sous le signe de la cordialité et de l’amitié, illustre une nouvelle fois la qualité des relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Au-delà du protocole, les deux chefs d’État ont eu des échanges consacrés au renforcement de la coopération bilatérale ainsi qu’aux intérêts communs des deux pays. <br />   <br />  La rencontre s’est poursuivie autour d’un dîner à huis clos, offrant aux deux dirigeants un cadre privilégié pour approfondir leurs discussions et évoquer les perspectives de consolidation du partenariat entre Conakry et Abidjan. <br />   <br />  À cette occasion, le président Alassane Ouattara a souhaité la bienvenue à son homologue guinéen et réaffirmé l’importance des liens historiques et fraternels qui unissent les deux peuples. <br />   <br />  « Avec mon frère, le Président Mamadi Doumbouya, nous avons échangé sur le renforcement de cette fraternité historique, notamment dans les domaines économique, politique et sécuritaire », a écrit Alassane Ouattara sur son compte X (anciennement Twitter). <br />   <br />  Le président Mamadi Doumbouya s’est, pour sa part, dit particulièrement sensible à l’accueil qui lui a été réservé par les autorités ivoiriennes. Il a salué la qualité des échanges avec son homologue ainsi que l’attention accordée à la délégation guinéenne. <br />   <br />  <strong>Monnaie commune de la CEDEAO au menu des discussions</strong> <br />   <br />  Voilà pour la partie officielle. Mais, selon des informations obtenues par Exclusif.net, les discussions entre les deux dirigeants sont allées au-delà des sujets rendus publics. <br />   <br />  Alassane Ouattara et Mamadi Doumbouya auraient notamment abordé la question de la future monnaie commune de la CEDEAO, l’ECO, un projet dont la Côte d’Ivoire est l’un des principaux défenseurs. <br />   <br />  Si la Guinée ne semble pas, à ce stade, prête à franchir immédiatement le pas, le sujet aurait occupé une partie des échanges entre les deux présidents. Économiste de formation et ancien gouverneur de la BCEAO, Alassane Ouattara aurait exposé à son homologue guinéen les enjeux du projet et les arguments en faveur d’une adhésion de Conakry à la dynamique portée par plusieurs États de la sous-région. <br />   <br />  <strong>Ouattara aurait conseillé Doumbouya sur la situation politique</strong>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/98021613-68241963.jpg?v=1789339757" alt="À huis clos avec Doumbouya : Ouattara aborde l’ECO et la crise politique guinéenne" title="À huis clos avec Doumbouya : Ouattara aborde l’ECO et la crise politique guinéenne" />
     </div>
     <div>
      Autre sujet sensible évoqué, selon nos sources : la situation politique intérieure en Guinée. Alassane Ouattara aurait partagé son expérience et prodigué des conseils à Mamadi Doumbouya sur la gestion de la situation politique guinéenne et les rapports avec l’opposition. <br />   <br />  Ces échanges interviennent dans un contexte marqué par les mesures prises contre plusieurs formations politiques et par la présence à l’étranger de plusieurs figures de l’opposition guinéenne. <br />   <br />  Au-delà des dossiers économiques et diplomatiques, la rencontre d’Abidjan apparaît ainsi comme un tête-à-tête au cours duquel les deux dirigeants ont également abordé des questions politiques sensibles. La proximité affichée entre Mamadi Doumbouya et Alassane Ouattara témoigne, en outre, de la relation personnelle qui semble s’être installée entre les deux chefs d’État.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La Guinée choisit le franc guinéen plutôt que l'Eco, la future monnaie unique de la CEDEAO</title>
   <pubDate>Sat, 01 Aug 2026 19:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CE QU'IL FAUT RETENIR]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97550541-67928590.jpg?v=1785613775" alt="La Guinée choisit le franc guinéen plutôt que l'Eco, la future monnaie unique de la CEDEAO" title="La Guinée choisit le franc guinéen plutôt que l'Eco, la future monnaie unique de la CEDEAO" />
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     <div>
      À quelques mois du lancement de l'eco, la future monnaie unique de la Cédéao, la Guinée annonce qu'elle préfère conserver le franc guinéen. Un choix qui interroge, alors que Conakry participe aux travaux préparatoires de cette future monnaie ouest-africaine.&nbsp; <br />   <br />  La Guinée ne rejette pas l'eco. Mais pour plusieurs économistes, Conakry n'est tout simplement pas prêt à abandonner sa monnaie nationale. C'est l'avis de Bella Bah, économiste et activiste de la société civile : <br />   <br />  « La Guinée n'a pas intérêt à court terme à intégrer une zone monétaire parce que d'abord, nous devons beaucoup travailler sur notre économie et nous devons beaucoup travailler sur notre capacité de production. Un pays qui intègre une zone monétaire doit respecter des critères de convergence, et cela risque d’asphyxier son économie s’il n’a pas une capacité de production suffisante. Donc, je crois qu'à court terme, il est extrêmement important que nous conservions cette indépendance monétaire comme le Botswana, comme le Canada, comme la Norvège. Un pays qui a des réserves naturelles doit travailler d'abord pour industrialiser beaucoup plus son économie avant de penser à intégrer une zone monétaire ». <br />   <br />  Autre argument : l’économie guinéenne reste encore peu tournée vers ses voisins ouest-africains, souligne l'économiste Mohamed Camara. « <br />   <br />  « La Guinée n'échange que 16 % avec ses six voisins. L'ensemble de ses exportations, plus de 80 %, va en Asie, en Chine. Donc, le fait de se retrouver techniquement dans cette zone-là peut priver la Guinée de certains leviers. Je pense que c'est à cause de tout cela que le gouvernement guinéen se donne le temps ». <br />   <br />   <br />   <br />  Conakry choisit donc d'attendre avant de franchir le pas. Une nouvelle réunion de la task force ouest-africaine sur l'eco est prévue avant décembre pour tenter de trancher les principales questions encore en suspens, notamment le régime de change et le fonctionnement de la future Banque centrale. <br />   <br />  &nbsp;
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   <title>Diomaye Faye : « J'ai compris que quand on est opposant, on est responsable de rien »</title>
   <pubDate>Sat, 25 Jul 2026 20:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97470040-67878214.jpg?v=1785006631" alt="Diomaye Faye : « J'ai compris que quand on est opposant, on est responsable de rien »" title="Diomaye Faye : « J'ai compris que quand on est opposant, on est responsable de rien »" />
     </div>
     <div>
      <strong>À l'occasion du lancement officiel de son parti politique « KIIRAY – La Patrie d'abord », le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours à forte portée institutionnelle, tirant les leçons de ses deux premières années à la tête de l'État. Face à ses militants et sympathisants, le chef de l'État a insisté sur la primauté de la République, affirmant que la protection des institutions constitue le socle de la stabilité et de la pérennité du Sénégal.</strong> <br />   <br />  Revenant sur son expérience du pouvoir, Bassirou Diomaye Faye a expliqué que l'exercice des responsabilités lui avait profondément fait évoluer sa perception de la gouvernance et du rôle des dirigeants. <br />   <br />  « Depuis deux années à la tête de l'État ont gravé en moi comme une certitude cette idée : c'est que seule la République protège et protège tout le monde. Cette idée, c'est que nous devons tous nous mettre à son service et la protéger », a-t-il déclaré. <br />   <br />  Le président a également établi une distinction entre la posture de l'opposition et les exigences de l'exercice du pouvoir. <br />   <br />  « Voilà un peu plus de deux ans que je porte, par la grâce de Dieu et la volonté du peuple sénégalais, la charge suprême. J'ai compris que quand on est opposant, on est responsable de rien, en aucune façon. Mais j'ai compris aussi que lorsque l'on exerce le pouvoir, on est responsable de tout, de toutes les façons », a-t-il affirmé. <br />   <br />  S'adressant directement aux Sénégalais, le chef de l'État a soutenu que la solidité d'une nation ne repose ni sur les personnalités politiques ni sur les mobilisations populaires, mais sur le bon fonctionnement de ses institutions. <br />   <br />  « Ce qui tient un pays dans le calme comme dans la tempête, ce ne sont ni les slogans, ni les foules, ni même les hommes et les femmes. Ce sont les institutions : l'école qui ouvre le matin, le tribunal qui dit le droit, l'hôpital qui veille la nuit, le soldat qui garde la frontière, l'urne qui attend son heure. C'est ça qui tient le pays. C'est ça que nous devons protéger », a-t-il souligné. <br />   <br />  Faisant référence au symbole visuel de son nouveau parti, représenté par un parapluie protégeant la carte du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a expliqué qu'il s'agissait d'une illustration de cette vision de l'État. <br />   <br />  « Les hommes passent, et je passerai comme les autres. Mais les institutions restent. Et tant qu'elles resteront, le Sénégal demeurera », a-t-il insisté. <br />   <br />  Le président de la République a enfin lancé un appel à la préservation des institutions, estimant que leur affaiblissement mettrait en péril l'ensemble de la nation. <br />   <br />  « Quiconque affaiblit une institution affaiblit la maison de tous. Et protéger les institutions, ce n'est pas défendre un pouvoir. C'est, comme me le rappelle mon serment, défendre les institutions constitutionnelles », a conclu Bassirou Diomaye Faye lors du lancement de « KIIRAY – La Patrie d'abord », présenté comme la nouvelle formation politique destinée à porter sa vision de l'action publique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.exclusif.net/Diomaye-Faye-J-ai-compris-que-quand-on-est-opposant-on-est-responsable-de-rien_a64960.html</link>
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   <title>Sénégal : le parti de Diomaye s'appelle « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains – La Patrie d'abord »</title>
   <pubDate>Sat, 25 Jul 2026 18:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97469935-67878149.jpg?v=1784127947" alt="Sénégal : le parti de Diomaye s'appelle « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains – La Patrie d'abord »" title="Sénégal : le parti de Diomaye s'appelle « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains – La Patrie d'abord »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé, ce week-end, sa nouvelle formation politique baptisée « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains – La Patrie d'abord ». Présenté comme un cadre de rassemblement des forces républicaines, le parti revendique déjà le ralliement de 337 mouvements et partis politiques à travers le Sénégal, selon les responsables de la nouvelle formation.</strong> <br />   <br />  Devant une foule de militants et de sympathisants venus de plusieurs régions du pays, le chef de l'État s'est félicité de la forte mobilisation enregistrée lors de cette cérémonie de lancement, qu'il considère comme le prélude à une démonstration de force encore plus importante lors du futur congrès du parti. <br />   <br />  « On a vu que des gens sont venus de partout au Sénégal pour assister à cette rencontre. Le jour où nous irons au congrès, la mobilisation sera encore plus importante, car toutes les légitimités politiques et électorales sont présentes à cette rencontre », a déclaré Bassirou Diomaye Faye. <br />   <br />  Le président a ensuite affirmé que KIIRAAY constituait désormais la principale force politique du pays. <br />   <br />  « Désormais, KIIRAY est le parti majoritaire et le plus fort », a-t-il lancé sous les applaudissements de ses partisans. <br />   <br />  S'adressant aux responsables de la nouvelle formation politique, Bassirou Diomaye Faye les a exhortés à assumer pleinement leur engagement et à défendre les valeurs qu'il dit incarner. <br />   <br />  « Je demande à tous les responsables de marcher la tête haute et avec fierté, parce que vous êtes du bon côté de l'histoire, parce que vous êtes du côté de ce qui est pérenne : la République et les institutions », a-t-il déclaré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.exclusif.net/Senegal-le-parti-de-Diomaye-s-appelle-KIIRAAY-Les-Patriotes-Republicains-La-Patrie-d-abord_a64959.html</link>
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   <title>Diomaye FAYE n’est pas un traître (Par Dr Pascal OUDIANE)</title>
   <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 16:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CONTRIBUTION ]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   A défaut de conquérir le leadership interne d’un parti politique, on entre dans les rangs ou on le quitte     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97410390-67840861.jpg?v=1784127947" alt="Diomaye FAYE n’est pas un traître (Par Dr Pascal OUDIANE)" title="Diomaye FAYE n’est pas un traître (Par Dr Pascal OUDIANE)" />
     </div>
     <div>
      Parlons mieux. Le militant Diomaye FAYE n’est pas un traître, il est plutôt un dissident par la force de conservation de sa liberté de pensée. Ce qui semble être de la trahison - et qui n’en est pas - est consubstantielle au parti politique. C’est en réalité de la dissidence, laquelle est un principe de désobéissance à l’autorité du parti. <br />   <br />   <br />  D’abord Léopold Sédar Senghor avec Mamadou DIA ont quitté en 1948 la SFIO ( section française de l’internationale ouvrière) dont ils étaient militant à la section sénégalaise dirigeait à l’époque par Lamine GUEYE pour créé le BDS. Abdoulaye Wade dés son retour de France milite au parti de Cheikh Anta Diop le BMS ( bloc des masses sénégalaises) que celui-ci créa en 1961. Sur &nbsp;conseil de Lamine Gueye , il quitta le parti de Cheikh Anta pour rejoindre le grand parti au pouvoir l’UPS ( union progressiste sénégalaise) créé un peu plutôt avant son retour au Sénégal en 1958 de la fusion du BDS ( bloc démocratique sénégalais) et d’autres entités &nbsp;politiques. Il quitte l’UPS pour créer en 1974 le PDS. L’UPS devient le PS en 1976. Peut-on parler de trahison ? Peut-on voir en nos aînées politiques l’empreinte du traître ? <br />   <br />  Serigne Diop «Sadakhta» militant du PDS aux premières heures dés 1974 quitta le parti pour exclusion et créa en 1987 le PDS/R ( le PDS/Rénovation). Au PS sous Abdou Diouf, Djibo Leyti ka en dissidence dés 1995 quitta en 1998 le part pour créer l’URD ( union pour le renouveau démocratique). Il est suivi de Moustapha Niasse qui quitte le parti en 1999 pour créer l’AFP ( alliance des forces du progrés). En 2006 et en 2008 respectivement Idrissa Seck et Macky Sall quittérent le PDS pour créer le Rewmi et l’APR. D’autres départs vont être observés dans le Rewmi notamment pour les plus connus Déthié Fall, Thierno Bocoum et Abdourahmane Diouf. Pour l’APR, le cas Thierno Allassane Sall est énigmatique. Il fonde la république des valeurs. Conclure sur une trahison serait lapidaire au regard de la réalité fonctionnelle du parti politique et de la profondeur de l’engagement de ces aînés pour leur projet pour le Sénégal. <br />   <br />   <br />  Le parti politique ne tolére pas de déviance sur la ligne directrice du parti. Le Pastef &nbsp;qui est un parti politique ne se désolidarise pas de ce fonctionnalisme des partis politiques. Par contre, il présente un cas atypique puisque le leader en exercice du parti au pouvoir n’est pas devenu le chef de l’Etat. Deux hypothéses de conduite de la gouvernance de la république du Sénégal s’imposent. La première; c’est que le parti gouverne l’Etat en se mettant dans un schéma de parti-Etat fortement revendiqué par le leader du parti au pouvoir. Pour ce cas le chef de l’Etat dont la personne ( physique et morale) est distincte de son leader de parti politique d’appartenance est tenu d’obéir au parti et d’aligner sa vision dans la direction du pays. La deuxiéme hypothése est que l’Etat est au dessus du parti et gouverne la totalité sociale comme nationale. <br />   <br />  Donc le président de la république prend ses distances avec son parti d’appartenance peu importe si c’est le parti au pouvoir pour prendre ses décisions. La confrontation est devenue inévitable lorsqu’il y a eu un dépassement de rôle. Le président ne doit pas sortir de son espace dédié pour descendre au niveau du parti et tenter d’en récupérer le leadership. Le leader du parti également ne doit pas sortir de ses réserves pour s’impliquer dans la gouvernance du chef de l’Etat et lui imposer la ligne du parti. En effet , il y a eu beaucoup d’erreurs qui ont provoqué et précipité un rapport de force pour le contrôle du leadership d’influence sur le terrain du parti et sur les différentes sphères de l’Etat. A défaut de ne pouvoir influencer et contrôler le parti, celui ci vous pousse à la sortie dans le souci de préserver sa ligne idéologique principale. Présentement, c’est le membre et camarade Diomaye qui fait ses valises pour quitter le parti. Mais il continu à balayer les partisans encombrant son leadership dans les sphéres de l’Etat. &nbsp;Le parti politique est toujours hostile aux membres qui n’obeissent pas à l’autorité du leader fondateur ou membre fondateur à cause du statut paternaliste et patrimonialiste donc africaniste de celui ci. <br />  <strong>La littérature de philosophie et de la science politique revient sur la problématique de l’homogénéisation des idées dans le parti politique</strong>. Simone Weil dans son traité de 1950 &nbsp;rédige ce qui suit. <br />  Un des priorités d'un parti politique, c'est de rassembler des personnes qui partagent &nbsp;la ligne du parti c’est-à-dire son idéologie et ses valeurs. &nbsp;En conséquence ce principe rend impossible l'existence d'un pluralisme &nbsp;c’est-à-dire l’expression et la cohabitation d’idées divergentes dans le parti. <br />   <br />   <br />  Lorsque l’opportunité d’exprimer une position contradictoire avec celle du parti se présente, la saisir c’est prendre le risque &nbsp;de diviser et d’affaiblir le parti. Dans un parti on est supposé faire bloc et dépasser les désaccords internes. &nbsp;Lorsqu’ un responsable politique prend une position divergente par rapport à la ligne officielle du parti, le lexique politiste parle de ligne dissidente. Quand la divergence touche non plus un membre mais un groupe de membres, on ne parle plus de dissidence mais on parle de scission, de clan au sein du parti. Donc en définitive adhérer à un parti, &nbsp;c’est renoncer à exprimer une pensée contradictoire, renoncer à l'exercice de la raison critique car celle-ci menace à tout moment de fragiliser l'équilibre et la stabilité du parti. <br />   <br />  Le fait d’exprimer une idée au nom d’une appartenance politique peut prêter à interrogation. Par exemple adhérer à une idée non pas parce qu'on la juge vraie mais parce qu'elle fait partie des principes idéologiques du camp politique auquel on appartient c'est créer les conditions de la pensée mécanique c'est à dire un refus de pensée. Autrement dit, la pensée est sacrifiée sur l'autel du consensus. Au lieu de s’inscrire dans une posture hégélienne de dépassement en tolérant la critique et l’expression de désaccord, le parti politique perçoit la pensée divergente comme une désobéissance, une déloyauté qui peut être le germe de la trahison. <br />  Simone Weil explique bien que la pensée du parti exerce une pression sur la pensée des individus qui le composent. La pensée du groupe renvoie à ce que Emile Durkheim appelle la pensée collective à travers son pouvoir de coercition et sa capacité à se substituer à la pensée individuelle. <br />   <br />   <br />  On n'attend pas du militant qu’il soutienne les idées du parti. Le militant qui se trouve en situation de divergence vis-à-vis de la ligne du parti doit faire un choix: la fidélité au parti ou l’infidélité à sa pensée. <br />  Dans les deux cas précités, il y a trahison. Donc le dilemme du militant c'est un dilemme d'ordre moral c’est à dire choisir qui trahir : renoncer à l'exercice de son esprit critique ou trahir le parti. La trahison au parti est toujours sanctionnée. <br />   <br />  La trahison est consubstantielle à l’appartenance à un parti politique, tôt ou tard le membre d'un parti sera confronté au jour où il devra trahir le parti ou bien se trahir lui-même. <br />  Les citoyens, désirant prendre part efficacement aux affaires publiques, adhérent par nécessité au parti politique et se retrouvent dans l’obligation de subir la ligne du parti. Se taire c’est infertiliser son sens critique. Par extension, ils trahissent leur objectivité en acceptant de ne pas être libres de jugement. Ceci est un mal identifié que porte le parti politique contre l’intellectualité et les personnes qui sont dans cet état. Les militants politiques sont piégés par une résolution de fidélité exclusive entre la liberté - lumière intérieure de soi et la discipline extérieure du parti. <br />   <br />  Pour illustrer, lorsqu’il faut mentir au public envers qui tout candidat élu à une obligation particulière de vérité, &nbsp;quelle serait la réaction du militant appelé à dire au nom de son parti des propos qu’il estime contraires à la vérité et à la justice ? Il peut éventuellement résister au parti et ne pas verser dans le mensonge. Mais quoi qu’il en soit le militant aura en face de lui trois destinataires de mensonge possibles : le parti, le public ou sa propre personne. <br />   <br />  Le premier destinataire probable est de loin la moins mauvaise car l’appartenance à un parti contraint toujours au mensonge. Pour cela, Simone Weil déclare que l’existence des partis est absolument inconditionnellement un mal. Pour S.Weil, un esprit libre dans un parti politique c'est comme un spécialiste de l'improvisation dans une pièce de Racine. Ça ne marche pas et ça ne peut pas marcher parce qu’il y a incompatibilité des approches. Il y a conflit d’intérêt entre l’attachement à la vérité et l’unité du parti. <br />  Un parti politique, c’est une organisation qui cherche à faire avancer ses idées et non pas les remettre en cause. Les remettre en cause, c’est laisser apparaître une faille. C’est donner à l’adversaire une occasion de s’engouffrer dans une cette faille et de nous détruire. <br />   <br />  Plus on tolère l'expression d'opinions divergentes et plus on brouille la ligne du parti et &nbsp;on renvoie l'image d'un parti morcelé et inconsistant, ce qui est très mauvais pour la crédibilité. On ne peut pas se permettre de douter quand notre objectif est de prendre le pouvoir. &nbsp;Un parti politique est aussi efficace lorsqu’il atteint son objectif de créer de l’adhésion. <br />   <br />  Pour accéder au pouvoir il doit faire taire les voix discordantes quand bien même elle serait du côté de la vérité. Les idées ne triomphent pas parce qu'elles sont vraies, les idées triomphent parce que la force est de leur côté. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Pascal OUDIANE <br />  GSP <br />  Extrait Gouvernance Sans Parti , la société civile au pouvoir : société politique contre société civile, prétexte d’une alternance. Editions universitaires européenes (EUE) Tome 1. 2023, p.23-25.</strong> <br />  &nbsp;
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