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  <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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   <title>Moustapha Tall : « Le kilo de sucre pourrait être vendu à seulement 300 FCFA si le marché était libéralisé »</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 15:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CE QU'IL FAUT RETENIR]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/97422955-67849756.jpg?v=1631171086" alt="Moustapha Tall : « Le kilo de sucre pourrait être vendu à seulement 300 FCFA si le marché était libéralisé »" title="Moustapha Tall : « Le kilo de sucre pourrait être vendu à seulement 300 FCFA si le marché était libéralisé »" />
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      <strong>L'opérateur économique Moustapha Tall a salué la décision du gouvernement sénégalais d'autoriser, pour une période limitée, l'importation du sucre afin d'approvisionner le marché national. Pour lui, cette mesure constitue une réponse à une situation créée par « plus de cinquante ans de monopole » de la Compagnie Sucrière du Sénégal (CSS), qu'il accuse de ne jamais avoir atteint les objectifs de production fixés.</strong> <br />   <br />  S'exprimant sur la politique sucrière du pays, Moustapha Tall estime que l'État a eu tort de confier l'ensemble de la filière à un seul opérateur. « Donner le monopole à quelqu'un, ce n'est pas normal. Est-ce qu'il est normal de confier toute une filière à une seule personne ou à une seule famille ? Non. Une filière doit permettre à tout le monde d'y trouver son compte », a-t-il déclaré. <br />   <br />  Selon lui, l'État ne devrait favoriser ni le monopole ni l'oligopole, mais garantir une concurrence saine au bénéfice des consommateurs et des producteurs. « L'État doit combattre le monopole. Il doit aussi combattre l'oligopole, où quelques acteurs puissants éliminent progressivement les petits jusqu'à contrôler tout le marché », a-t-il insisté. <br />   <br />  <strong>« Cinquante ans sans atteindre les objectifs »</strong> <br />   <br />  L'opérateur économique considère que la situation actuelle démontre les limites du modèle adopté depuis plusieurs décennies. « On lui a donné le monopole, cela fait 50 ans. Il n'arrive pas à atteindre les objectifs de production. Il n'arrive pas à s'en sortir. Il souffre même », a affirmé Moustapha Tall. <br />   <br />  Faisant référence à la famille Mimran, propriétaire de la Compagnie Sucrière du Sénégal, il estime que l'entreprise ne serait plus en mesure de répondre aux besoins du marché national. « S'il pouvait vendre l'affaire, il l'aurait vendue. Il a vendu les Grands Moulins, mais la Compagnie Sucrière, personne ne veut l'acheter », a-t-il soutenu. <br />   <br />  Pour Moustapha Tall, la solution réside dans une réforme profonde de la filière sucrière. Il plaide pour un système dans lequel les producteurs de canne à sucre pourraient vendre librement leur récolte à des industriels ou à une structure chargée de la transformation. « La canne doit être produite par les paysans, au même prix pour tout le monde. Cela permettra aux producteurs d'augmenter progressivement leur production au lieu de dépendre d'un seul acteur », a expliqué l'opérateur économique. <br />   <br />  <strong>Un marché mondial abondant</strong> <br />   <br />  Moustapha Tall rappelle également que le sucre est disponible en permanence sur le marché international et à des prix compétitifs. Selon lui, le Sénégal aurait toujours la possibilité de recourir aux importations pour garantir l'approvisionnement du marché.« Le marché international est approvisionné en permanence. Si vous voulez du sucre, vous en trouvez, et à bon prix », a-t-il affirmé. <br />   <br />  Il évoque même l'analyse d'un ancien ministre des Finances qui estimait qu'une importation du sucre, accompagnée des recettes douanières générées, aurait permis de financer les salaires des travailleurs du secteur. <br />   <br />  « Le sucre pourrait coûter 450 francs » <br />   <br />  L'opérateur économique juge enfin que le monopole a lourdement renchéri le prix du sucre au Sénégal. <br />  « Aujourd'hui, le sucre cristallisé vendu à plus de 600 francs pourrait être commercialisé à 450 francs en payant les droits de douane. Si on ne payait pas les droits comme on les paie actuellement, on pourrait même le vendre à 400, 375, voire 300 francs », a assuré Moustapha Tall. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  Il rappelle qu'au moment où le monopole exclusif avait été accordé à la Compagnie Sucrière du Sénégal, le prix du sucre était, selon lui, de 65 francs, avant de passer rapidement à 225 francs. <br />   <br />  « Le jour où on lui a donné le monopole exclusif, le sucre coûtait 65 francs. Le lendemain, il est passé à 225 francs. C'était une hausse de près de 300 % », a-t-il déclaré. À travers ces propos, Moustapha Tall appelle à une libéralisation encadrée de la filière sucrière, estimant que la décision du gouvernement d'ouvrir temporairement les importations constitue un premier pas vers une remise en cause d'un modèle qu'il juge dépassé.
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   <title>L'importateur de riz Moustapha Tall grugé de 5 milliards par ses deux frères</title>
   <pubDate>Thu, 09 Sep 2021 08:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/58813461-43324950.jpg?v=1631171086" alt="L'importateur de riz Moustapha Tall grugé de 5 milliards par ses deux frères" title="L'importateur de riz Moustapha Tall grugé de 5 milliards par ses deux frères" />
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      Moustapha Tall et ses deux frères ont soldé leurs comptes, hier mercredi, devant le tribunal correctionnel de Dakar.Selon Rewmi Quotidien, le célèbre opérateur économique accuse ses frangins d'abus de confiance portant sur le montant de 5 milliards FCFA. Des accusations que les prévenus ont balayées d'un revers de main. Ils ont tous comparu libres. Poursuivi pour le montant de 3 milliards 527 millions de nos francs, Mamadou Tall dit Pape Tall, soutient qu'il gérait le magasin de Kaolack en tant qu'associé. <br />   <br />  "L'argent ne passait pas entre mes mains. C'est le comptable qui était le responsable de la caisse.&nbsp; <br />  La Sagam, mandataire de la Sgbs, récupérait l'argent tous les matins. Chaque week-end, Moustapha Tall faisait un inventaire. J'ai géré ce magasin de riz de 1993 à 2001, avant d'être affecté à Dakar", confie-t-il. <br />   <br />  Pour ce qui est des centaines de millions retrouvées dans son compte bancaire, Pape allègue qu'il vendait parallèlement du sucre, du mil, du pétrole… <br />   <br />  Lui emboîtant le pas, son petit frère, Seydina Alioune Tall, accusé d'avoir fait main basse sur la somme de 2 milliards 339 millions FCFA, indique : "J'étais le gérant du magasin de Dakar. Mais, il ne nous payait pas. Je gagnais des commissions auprès d'autres clients d'importateurs. C'est ce qui m'a permis d'alimenter mon compte bancaire à hauteur de 15 millions de francs. Ensuite, j'ai acheté un terrain à Saly." <br />   <br />  Interrogée à son tour, la partie civile parle de trahison. "Je n'ai jamais pensé que les prévenus vont me poignarder dans le dos Je me rendais à Kaolack chaque six mois. Après inventaire, je constatais des trous. Ainsi, j'ai affecté Mamadou Tall à Dakar. Mais, il continuait à voler mon argent. Il a ouvert un magasin sur l'avenue Lamine Guèye avec mes sous. Ils sont en train de construire des maisons, d'acheter des voitures et de distribuer des billets pour la Mecque", charge-t-il. <br />   <br />  Mame Diarra Tall craque et fond en larmes : "Ma mère ne mérite pas ça…" <br />   <br />  Appelée à la barre pour témoigner, Mame Diarra Tall qui est sous le coup d'une plainte de la partie civile, affirme : "Nous sommes issus d'un même père et d'une même mère. Moustapha Tall raconte des contrevérités. Je gérais le magasin de Kaolack après le départ de Mamadou. Ma mère ne mérite pas ça." <br />   <br />  La gorge nouée, elle n'est plus parvenue à s'exprimer. Elle sera évacuée de la salle par son avocat, Me Ousseynou Gaye. <br />   <br />  Constitués pour la défense des intérêts de la partie civile, Mes Youssoupha Camara et Assane Dioma Ndiaye ont réclamé la rondelette somme de 10 milliards FCFA, à titre de dommages et intérêts. <br />   <br />  "Quand on a porté plainte en 2005, leur père a tenté de régler le problème à l'amiable. Mamadou avait reconnu avoir détourné 492 millions de francs. Tout ce qu'ils disent c'est du toc", défend Me Camara. <br />   <br />  Le représentant du Ministère public a demandé au tribunal d'entrer en voie de condamnation et d'infliger une peine assortie du sursis aux prévenus. <br />   <br />  La défense quant à elle, a plaidé le renvoi des fins de la poursuite. L'un des conseils a estimé que les faits ont largement atteint la prescription. Dans la mesure où, c'est entre 1993 et 2002. <br />   <br />  "La partie civile a saisi la justice en 2013 sur la base de suspicions. Il nous a traînés au tribunal sans la moindre preuve. Nous avons subi un préjudice moral et financier", assène l'avocat. <br />   <br />  À cet effet, il a demandé 10 milliards FCFA, en guise de réparation. Pour Me Cheikh Faye, cette action judiciaire va à l'encontre de nos valeurs. <br />   <br />  "Leur défunt père a tout fait pour qu'il n'y ait pas de litige. On voudrait dans un flou artistique anéantir deux jeunes frères. La partie civile est en litige judiciaire avec toutes les banques de la place", peste-t-il. Le jugement sera rendu le 10 novembre prochain.
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