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  <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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   <title>Le général Ansoumane Mané et le 7 juin 1998 : le tournant militaire qui a secoué la Guinée-Bissau</title>
   <pubDate>Sat, 06 Jun 2026 23:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>exclusif net</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/96873355-67524828.jpg?v=1528409641" alt="Le général Ansoumane Mané et le 7 juin 1998 : le tournant militaire qui a secoué la Guinée-Bissau" title="Le général Ansoumane Mané et le 7 juin 1998 : le tournant militaire qui a secoué la Guinée-Bissau" />
     </div>
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      <strong>Ancien haut responsable militaire et figure centrale de la crise politico-militaire bissau-guinéenne de la fin des années 1990, le général Ansoumane Mané (né en 1940 et mort le 30 novembre 2000) demeure l’un des acteurs les plus marquants de l’histoire récente du pays. Il a mené le soulèvement du 7 juin 1998 contre le gouvernement du président João Bernardo Vieira, déclenchant une brève mais violente guerre civile.</strong> <br />   <br />   <br />  Proche de Vieira durant la lutte pour l’indépendance contre le Portugal, Ansoumane Mané avait combattu à ses côtés avant de soutenir son arrivée au pouvoir à la suite du coup d’État de 1980. Toutefois, les relations entre les deux hommes se sont progressivement détériorées. Début 1998, Mané est suspendu de ses fonctions de chef d’état-major des forces armées, accusé de faciliter des trafics d’armes vers la Casamance au profit du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). <br />   <br />  Dans une lettre rendue publique en avril 1998, il rejette ces accusations et met en cause plusieurs responsables militaires et politiques, accusant notamment le pouvoir de tolérer des pratiques similaires. Il évoque également un « obscur complot de coup d’État » qui aurait servi de prétexte à sa mise à l’écart. <br />   <br />  Le 6 juin 1998, il est officiellement limogé et remplacé par le général Humberto Gomes. Dès le lendemain, Ansoumane Mané lance une rébellion militaire contre le président Vieira, plongeant le pays dans un conflit armé qui dégénère en guerre civile. Un accord de paix signé en novembre 1998 prévoit la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et l’organisation de nouvelles élections. <br />   <br />  Après la chute de João Bernardo Vieira en mai 1999, dans un contexte de reprise des combats, Mané devient chef provisoire de l’État à la tête du commandement suprême de la junte militaire. Il occupe cette fonction jusqu’à l’installation de Malam Bacai Sanhá comme président par intérim, le 14 mai 1999. <br />   <br />  <strong>Une transition politique sous tension</strong> <br />   <br />  Durant la période de transition, la junte dirigée par Ansoumane Mané se maintient au pouvoir, tandis que ce dernier se présente comme le « gardien de la démocratie ». Des élections législatives et le premier tour de la présidentielle sont organisés en novembre 1999. <br />   <br />  La junte propose alors un dispositif controversé visant à lui accorder des pouvoirs étendus sur le gouvernement pour une durée de dix ans, incluant la possibilité de dissoudre les institutions en cas de crise. Face à l’opposition des partis politiques, le projet est abandonné. <br />   <br />  À l’issue du processus électoral, Kumba Yalá, du Parti pour la rénovation sociale (PRS), remporte l’élection présidentielle de janvier 2000, malgré le soutien de la junte au président par intérim Malam Bacai Sanhá. <br />   <br />  <strong>Une mort brutale&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le 30 novembre 2000, Ansoumane Mané est tué lors d’une fusillade avec les forces gouvernementales dans la région de Biombo, en même temps que deux autres personnes. Les images diffusées par la télévision d’État de ses corps, jugés difficilement identifiables par plusieurs médias internationaux, suscitent de nombreuses interrogations. <br />   <br />  Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) estime alors que Mané avait été ciblé en raison de son opposition à certaines promotions au sein de l’armée. Son nom reste également associé à plusieurs figures militaires influentes, dont Mohamed Lamine Sanha, chef d’état-major de la marine bissau-guinéenne. <br />   <br />  <strong>Un héritage politique toujours débattu</strong> <br />   <br />  Plus de deux décennies après sa mort, Ansoumane Mané demeure une figure controversée de l’histoire politique de la Guinée-Bissau. Son rôle dans la rébellion de 1998 et la transition militaire qui a suivi continue de nourrir les débats sur les rapports entre armée et pouvoir civil dans le pays. <br />   <br />  Son parcours illustre les profondes fractures politiques et militaires ayant marqué la Guinée-Bissau à la fin du XXe siècle, dans un contexte de luttes de pouvoir, d’instabilité institutionnelle et de violences récurrentes.
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   <title>Qui était le général Ansoumane Mané, l'homme du 7 juin?</title>
   <pubDate>Thu, 07 Jun 2018 23:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Lisez encore</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[POLITIQUE]]></dc:subject>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/22842260-25368857.jpg?v=1528409641" alt="Qui était le général Ansoumane Mané, l'homme du 7 juin?" title="Qui était le général Ansoumane Mané, l'homme du 7 juin?" />
     </div>
     <div>
      <div>Ansoumane Mané (né en 1940 et mort le 30 novembre 2000) était un soldat de la Guinée-Bissau et homme d'État qui a mené un soulèvement le 7 juin&nbsp;1998 contre le gouvernement du président João Bernardo Vieira, ce qui a provoqué une brève mais sanglante guerre civile. <br />  &nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>Carrière militaire</strong></div>    <div>Mané a combattu durant la guerre d'indépendance contre le Portugal aux côtés de Vieira, et il a soutenu Vieira lorsque celui-ci a pris le pouvoir lors du coup d'État de 1980.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Au début de 1998, il a été suspendu de son poste de chef d'état-major des forces armées suite à des allégations de contrebande d'armes en direction de la Casamance au profit des rebelles séparatistes du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC). <br />   <br />  Dans une lettre publiée au début du mois d'avril 1998, il a à son tour porté la même accusation contre le ministre de la Défense, Samba Lamine Mané, et d'autres officiers. Il a également déclaré que Vieira avait permis la contrebande d'armes et a affirmé qu'il était suspendu de son poste de chef d'état-major pour son rôle supposé dans un « obscur complot de coup d'État ». <br />   <br />  Mané a ensuite été limogé par Vieira et remplacé par le général Humberto Gomes, le 6 juin 1998. Dès le lendemain, il dirigeait une rébellion militaire contre Vieira laquelle se transforma en guerre civile. Un accord de paix signé en novembre 1998 prévoyait un gouvernement d'union nationale de transition ainsi que de nouvelles élections. Après que Vieira eut été chassé du pouvoir le 7 mai 1993,&nbsp;à la suite d’une recrudescence des combats, Mané est devenu le chef provisoire de l'État, président du commandement suprême de la junte militaire jusqu'au 14 mai, date à laquelle Malam Bacai Sanhá, le président de l'Assemblée nationale populaire de Guinée-Bissau a été installé comme président par intérim.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>Ambitions politiques</strong></div>    <div>La junte militaire dirigée par Mané est restée en place pendant la période transitoire en vue de nouvelles élections tandis que Mané s’autoproclamait gardien de la démocratie. Une élection législative a été organisée le 28 novembre 1999 en même temps que le premier tour de l'élection présidentielle. <br />   <br />  Deux semaines auparavant, la junte de Mané avait proposé un arrangement destiné à lui conférer les pleins pouvoirs sur le gouvernement pour une période de dix ans. Cela devait lui permettrait de dissoudre le gouvernement en cas de crise politique grave. Cependant, les partis politiques se sont opposés à cela et la proposition a été abandonnée.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Kumba Yalá du Parti pour la rénovation sociale (PRS) sortit finalement victorieux du second tour de l'élection présidentielle (organisé en janvier 2000) malgré le soutien apporté par la junte à la candidature du président par interim Malam Bacai Sanha du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).</div>    <div>&nbsp;</div>    <div><strong>Mort</strong></div>    <div>Ansoumane Mané a été tué lors d'une fusillade avec les forces gouvernementales dans la région de Biombo une semaine plus tard, le 30 novembre 2000, avec deux autres personnes. Les trois corps diffusés par la télévision d'État ont été jugés méconnaissables par les médias internationaux. <br />   <br />  Le PAIGC a déclaré que Mané a eu raison de s'opposer aux promotions effectuées dans l’armée, ce qui lui aurait coûté la vie. L’un des alliés les plus importants de Mané fut le chef d’État-major de la marine bissau-guinéenne Mohamed Lamine Sanha.</div>  <script async src="//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js"></script><script>       (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});  </script>
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