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 <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
 <subtitle><![CDATA[exclusif.net, site d'informations en continue. Ce média, aborde des questions internationales Asie, Amérique, Afrique, Europe]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T13:16:18+02:00</updated>
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   <title>Crédits en ligne frauduleux : comment « HICASH » escroquait des milliers de Sénégalais</title>
   <updated>2026-04-09T00:23:00+02:00</updated>
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   <category term="ACTUALITÉ " />
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   <published>2026-04-08T21:47:00+02:00</published>
   <author><name>exclusif net</name></author>
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      <strong>Au mois d’octobre dernier, des alertes avaient été lancées à l’endroit des promoteurs d’applications de prêts&nbsp;en ligne opérant au Sénégal. Il leur avait été signifié que leurs jours étaient désormais comptés, les nouvelles autorités ayant été informées des nombreuses dérives liées à ces plateformes et ayant décidé d’ouvrir des enquêtes. Quelques mois plus tard, les premiers résultats tombent.</strong> <br />   <br />  La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) vient en effet de porter un coup d’arrêt majeur à un vaste système d’escroquerie numérique reposant sur des prêts usuraires. Au cœur de ce dispositif figure la plateforme HICASH, exploitée par la société Level Technologie, accusée d’avoir mis en place un mécanisme de crédits abusifs ayant généré plus de 3 milliards de FCFA de transactions. <br />   <br />  L’enquête a été déclenchée à la suite d’une vague de plaintes déposées entre décembre 2025 et avril 2026 par des victimes dénonçant des pratiques financières particulièrement agressives. Les investigations ont rapidement permis de mettre au jour un système bien organisé de prédation financière visant principalement des citoyens en difficulté économique. <br />   <br />  Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, les conditions de prêts imposées aux utilisateurs étaient particulièrement désavantageuses. Pour un prêt de 10 000 FCFA, l’emprunteur ne recevait en réalité que 6 500 FCFA, les frais étant immédiatement déduits. Malgré cela, il devait rembourser la totalité du montant en seulement sept jours. Dans ces conditions, le taux hebdomadaire réel atteignait 53,8 %, soit près de 2 800 % par an, très loin des 35 % annoncés dans les publicités de la plateforme. <br />   <br />  Le dispositif ne s’arrêtait pas là. En cas de retard de paiement, les responsables de la plateforme utilisaient les données personnelles des emprunteurs, notamment leurs contacts téléphoniques et leurs photos, pour exercer des pressions. Les victimes faisaient alors face à des campagnes de harcèlement et de menaces, visant parfois leurs proches. <br />   <br />  Les investigations techniques ont finalement conduit les agents de la DSC à un immeuble situé à Liberté 6 à Dakar, où fonctionnait un véritable centre opérationnel de recouvrement. Sur place, les enquêteurs ont découvert un centre d’appels comprenant environ 70 employés, dont 60 agents exclusivement dédiés au recouvrement agressif des dettes. <br />   <br />  Le dispositif reposait également sur des moyens technologiques sophistiqués. Les responsables utilisaient notamment des SIMBOX afin de contourner les circuits légaux de communication, ainsi que des agrégateurs de paiement destinés à masquer les flux financiers transitant par les plateformes de paiement mobile Wave et Orange Money. Les perquisitions ont permis de saisir plusieurs dizaines de millions de FCFA en espèces, du matériel informatique important et de nombreux téléphones portables. <br />   <br />  L’exploitation des données numériques de la plateforme a permis de mesurer l’ampleur du système. Les enquêteurs ont recensé plus de 100 000 demandes de crédits traitées, pour un volume global de transactions estimé à 3 milliards de FCFA, avec un préjudice provisoire évalué à près d’un milliard de FCFA. <br />   <br />  Les investigations ont également établi que la structure opérait sans aucune autorisation de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), en violation des réglementations financières en vigueur dans l’Union monétaire. <br />   <br />  À l’issue de l’opération, la directrice générale de la société ainsi que quatre autres responsables ont été interpellés puis déférés devant le procureur du Pool judiciaire financier, où ils devront répondre des faits qui leur sont reprochés. <br />   <br />  Cette affaire met en lumière l’ampleur du phénomène des prêts en ligne qui s’est développé au Sénégal ces dernières années. Profitant du contexte économique difficile, plusieurs applications se sont multipliées sur les smartphones, promettant des crédits rapides pouvant atteindre 300 000, 400 000 voire 500 000 FCFA, remboursables sur 90 ou 120 jours.
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       <br />  Mais derrière ces promesses se cache souvent une réalité bien différente. Les montants réellement versés sont largement inférieurs aux sommes annoncées et les délais de remboursement sont extrêmement courts, entraînant de nombreux emprunteurs dans une spirale d’endettement. <br />   <br />  Sur les ondes de la radio RFM, une femme, visiblement bouleversée, a récemment témoigné avoir été ruinée par ces plateformes, dénonçant des taux d’intérêt « inimaginables » et des méthodes de pression particulièrement humiliantes. <br />   <br />  Le démantèlement du réseau HICASH pourrait ainsi marquer un tournant dans la lutte contre les dérives des applications de prêts en ligne au Sénégal, un phénomène devenu ces dernières années une nouvelle forme de cybercriminalité financière.
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   <title>Harcèlement, taux exorbitants et ruines : le scandale des prêts en ligne au Sénégal. La police traque les promoteurs</title>
   <updated>2025-10-08T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.exclusif.net/Harcelement-taux-exorbitants-et-ruines-le-scandale-des-prets-en-ligne-au-Senegal-La-police-traque-les-promoteurs_a58697.html</id>
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   <published>2025-10-07T12:17:00+02:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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    <![CDATA[
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/91316223-64220149.jpg?v=1759841222" alt="Harcèlement, taux exorbitants et ruines : le scandale des prêts en ligne au Sénégal. La police traque les promoteurs" title="Harcèlement, taux exorbitants et ruines : le scandale des prêts en ligne au Sénégal. La police traque les promoteurs" />
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      <strong>Les promoteurs d’applications de prêts vivent-ils leurs dernières heures au Sénégal ?</strong>&nbsp;<strong>En effet, les nouvelles autorités, informées de ces dérives, ont diligenté des enquêtes. Les personnes à arrêter ainsi que leurs lieux d’activités ont déjà été identifiés, y compris les numéros de téléphone souvent utilisés pour harceler leurs clients.</strong> <br />   <br />  Dans cet article, nous ne donnons pas le nom des plateformes afin de ne pas gêner l’enquête en cours. Selon les dernières informations obtenues par <em>exclusif.net</em>, la police a déjà identifié toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans cette pratique non reconnue par l’État du Sénégal, suite aux nombreuses plaintes. Bientôt, les autorités devraient lancer un assaut dans ces lieux. Certes, certains agents opèrent à distance, mais les enquêteurs ont également réussi à les localiser. <br />   <br />   <br />  &nbsp; <br />  Il s’agit en réalité des&nbsp;<strong>prêts en ligne</strong>, un phénomène qui a pris de l’ampleur au Sénégal depuis deux ans. Avec la crise économique, ces applications, téléchargeables via smartphone, se répandent grâce à des publicités mensongères proposant des prêts de 500.000, 400.000 ou 300.000 FCFA remboursables sur 90 ou 120 jours. <br />   <br />  Mais une fois téléchargées, la réalité est tout autre : par exemple, pour un prêt annoncé à 8.500 FCFA, l’utilisateur ne reçoit que 5.500 FCFA, le reste étant immédiatement prélevé comme « frais » ou intérêts, à rembourser en 7 jours. De même, un prêt de 100.000 FCFA peut aboutir à un versement réel de seulement 65.000 FCFA. Ces conditions léonines ruinent les demandeurs, qui perdent des sommes importantes. <br />   <br />  <strong>Sur RFM</strong>, une dame en larmes raconte comment elle a été ruinée par ces plateformes dont les taux d’intérêt dépassent tout entendement.
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      Le journal&nbsp;<em>Enquête</em>&nbsp;a interrogé des victimes de ces plateformes, qui témoignent de leur détresse sur les réseaux sociaux. Attirées par des offres de petits montants rapides (par exemple 6.500 F CFA à rembourser 10.000 F CFA en une semaine), elles se retrouvent piégées par des conditions abusives : amendes journalières en cas de retard, exploitation massive de leurs données personnelles et harcèlement. <br />   <br />   <br />  Pour obtenir un prêt, les utilisateurs doivent fournir leur nom, numéro de téléphone, pièce d’identité, selfie et coordonnées de proches. Ces informations sont ensuite utilisées pour les intimider : appels à l’employeur, au conjoint ou aux proches afin de les discréditer et les pousser à payer. Beaucoup ont perdu leur emploi, vu leur couple fragilisé ou subi un harcèlement social insupportable. <br />   <br />  Face à ces abus, un collectif de victimes a vu le jour, regroupant une centaine de personnes. Il dénonce la collecte illégale de données et a porté plainte pour harcèlement et usage frauduleux d’informations personnelles. Malgré les alertes des autorités, ces sociétés changent régulièrement de nom ou de logo pour poursuivre leurs activités, laissant les victimes sans véritable protection.
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