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 <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
 <subtitle><![CDATA[Exclusif.net est un média d’information en continu, couvrant l’actualité internationale en temps réel.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-23T22:42:47+02:00</updated>
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   <title>Dette publique : FMI, chefs d’État et institutions africaines mobilisés autour du dossier sénégalais</title>
   <updated>2026-05-21T08:13:00+02:00</updated>
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   <category term="POLITIQUE" />
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   <published>2026-05-20T16:49:00+02:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/96651568-67372724.jpg?v=1779288619" alt="Dette publique : FMI, chefs d’État et institutions africaines mobilisés autour du dossier sénégalais" title="Dette publique : FMI, chefs d’État et institutions africaines mobilisés autour du dossier sénégalais" />
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      <strong>À Nairobi, en marge du sommet Africa Forward organisé par la France les 11 et 12 mai, chefs d’État, dirigeants du FMI et responsables d’institutions financières africaines ont multiplié les échanges sur le dossier sénégalais.</strong> <br />   <br />  Selon Jeune Afrique Kristalina Georgieva et Bassirou Diomaye Faye se sont rencontrés pour aborder le sujet. Le président sénégalais a évoqué avec la directrice générale du FMI les mécanismes d’échange de dette ayant permis au Sénégal de continuer à se financer sur le marché régional, notamment grâce à l’intervention d’investisseurs institutionnels tels que la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). L’établissement régional assume d’investir une partie de sa trésorerie dans des obligations souveraines émises par les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), au nom de sa politique de gestion des liquidités. L’institution présidée par Serge Ekué également présent à Nairobi&nbsp; insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un soutien budgétaire déguisé, mais d’une stratégie d’allocation d’actifs. <br />   <br />   <br />  Cette stratégie, qui permet au Sénégal de gagner du temps, sera-t-elle suffisante pour pousser le FMI à revoir sa lecture du dossier ? Selon nos informations, l’institution est toujours dans l’attente de plusieurs documents essentiels à l’élaboration d’un programme d’aide. Le président Bassirou Diomaye Faye se serait engagé à s’en occuper personnellement. Sollicité par Jeune Afrique, le ministère des Finances sénégalais n’est pas revenu vers nous avant la publication. En attendant, les négociations durent depuis près de 18 mois. Pourtant, certains changements récents au sein du Fonds pourraient faciliter les échanges. <br />   <br />   <br />  Parmi eux, on peut citer l’arrivée de Zeine Ould Zeidane à la tête du département Afrique du FMI au début du mois. Son profil, plus politique, diffère de celui de son prédécesseur, l’Éthiopien Abebe Aemro Sélassié, un pur macro-économiste. Dès sa prise de fonction, le Mauritanien a mis le Sénégal en tête des priorités de son département. Premier ministre entre 2007 et 2008, il fut un temps « le patron » de l’actuel président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, alors ministre de l’Économie et des Finances. Les relations cordiales entre le président de la BAD – également présent à Nairobi et très impliqué dans le dossier − et le directeur du département Afrique du FMI devraient faciliter le dialogue. <br />   <br />  En effet, le Sénégal est aussi un bénéficiaire important des prêts de la BAD : un défaut du pays pourrait menacer son AAA et, par conséquent, tout son équilibre financier. Enfin, l’Espagnole Mercedes Vera Martin, la cheffe de mission du FMI nommée en début d’année en remplacement d’Edward Gemayel, serait particulièrement à l’écoute des besoins de Dakar. <br />   <br />   <br />  Une chose est sûre : tout l’écosystème financier ouest-africain, et en particulier la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, se mobilise pour le Sénégal. Selon Jeune Afrique, le président ivoirien, ancien numéro deux du FMI, qui était également présent à Nairobi, regarde la situation avec une inquiétude croissante. En effet, environ 40 % de la dette sénégalaise est détenue par des banques ivoiriennes, et un défaut de Dakar provoquerait une déflagration dans la sous-région. En cela, le cas du Sénégal n’est comparable ni au Ghana ni à la Zambie, deux pays qui ont fait défaut et ont dû subir une lourde restructuration de leurs dettes ces dernières années. Même si le marché régional des titres publics offre un accès élargi aux capitaux, il ne pourra pas absorber l’ensemble des besoins de financements de Dakar et assurer seul sa sortie de l’ornière. « Il n’y a pas de scénario de sortie de crise sans un programme avec le FMI », estime ainsi une source impliquée dans les négociations. <br />   <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/96651568-67372851.jpg?v=1779289460" alt="Dette publique : FMI, chefs d’État et institutions africaines mobilisés autour du dossier sénégalais" title="Dette publique : FMI, chefs d’État et institutions africaines mobilisés autour du dossier sénégalais" />
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      Enfin, Bassirou Diomaye Faye a eu un tête-à-tête avec Emmanuel Macron. Selon une autre source proche des négociations, le président français lui a assuré que « la France ne laisserait pas tomber le Sénégal ». Mais les scénarios de sortie de crise élaborés depuis 18 mois – dont l’objectif est de rendre la dette sénégalaise soutenable via un programme avec le FMI − ont été rendus partiellement caducs par la crise au Moyen-Orient. Avant les hostilités déclenchées par Donald Trump contre l’Iran, Abu Dhabi et le Koweït faisaient partie de l’équation à plusieurs inconnues visant à résoudre les difficultés de Dakar. Selon plusieurs sources, après des visites de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko, le Premier ministre sénégalais, les deux émirats s’étaient engagés à mobiliser trois à quatre milliards de dollars via leurs fonds d’investissement pour sortir le pays des difficultés. « Dans le contexte actuel, il est peu probable de voir des capitaux du Golfe intervenir rapidement en soutien indirect au Sénégal », déplore notre source précitée.
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   <title>Sénégal : bienvenue dans la résidence d’été des chefs d’État</title>
   <updated>2017-04-16T21:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.exclusif.net/Senegal-bienvenue-dans-la-residence-d-ete-des-chefs-d-Etat_a6166.html</id>
   <category term="PEOPLE &amp; SPORTS" />
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   <published>2017-04-16T21:15:00+02:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/12231411-19472492.jpg?v=1492370224" alt="Sénégal : bienvenue dans la résidence d’été des chefs d’État" title="Sénégal : bienvenue dans la résidence d’été des chefs d’État" />
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      <p class="lead" style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 20px; font-weight: bold; line-height: 1.4; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">À Popenguine, au sud de Dakar, la résidence d’été des chefs d’État n’est pas aussi luxueuse que le Palais de la République. Mais tous, de Senghor à Macky Sall, en ont fait leur havre de paix. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">La demeure n’a rien d’un fastueux palais. De loin, elle pourrait même sembler modeste comparée aux villas immenses et tape-à-l’œil de la Petite-Côte, où la bourgeoisie dakaroise aime à passer vacances et week-ends. Ici, nulle colonne, moulure ou dorure, mais une vaste maison contemporaine aux lignes épurées dont la terrasse fleurie surplombe une belle plage privée. Tout autour, un magnifique parc d’une douzaine d’hectares, au bord de l’océan, où s’entremêlent acacias, palmiers, lauriers roses et bougainvilliers. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Nichée dans une alcôve naturelle de la baie de Popenguine, à quelque 70&nbsp;km au sud de Dakar, cette bâtisse confortable n’a pas les dimensions imposantes du Palais de la République, mais constitue la seconde résidence des chefs de l’État depuis près de soixante ans. Un havre de paix à l’abri des regards, où les présidents successifs ont pris l’habitude de se retirer pour profiter de leurs vacances ou pour échapper, le temps d’un week-end, à l’agitation de la capitale. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong style="box-sizing: border-box;">La base arrière de&nbsp;Léopold Sédar Senghor</strong> <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Ancienne résidence du gouverneur de l’Afrique-Occidentale française (AOF), ce site paisible a été récupéré par l’État sénégalais à l’indépendance, en&nbsp;1960.&nbsp;<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/197700/politique/l-opold-s-dar-senghor-le-fondateur/">Léopold Sédar Senghor</a>  &nbsp;est vite tombé sous son charme et a lancé des travaux d’embellissement. Au fil des ans, il en a fait sa base arrière, s’y rendant fréquemment le week-end lorsqu’il n’était pas en déplacement à l’étranger. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Amoureux des lieux, le président poète lisait ou écrivait durant de longues heures dans son bureau ou face à la mer. Il y recevait également proches et collaborateurs. «&nbsp;Tous les jours, il se promenait dans le jardin avec son chien. Cela lui arrivait aussi de faire un tour en pédalo&nbsp;», se rappelle un employé du domaine. Le dimanche, il se rendait à pied à la basilique de Popenguine –&nbsp;haut lieu du catholicisme sénégalais, où se déroule chaque année un important pèlerinage&nbsp;– pour assister à la messe. <br />    <blockquote style="box-sizing: border-box; padding: 0px; margin: 20px 0px; font-size: 28px; border-left: 0px; position: relative; font-family: ProximaNovaBold, Arial, sans-serif; color: rgb(33, 30, 30); font-style: normal;">&nbsp;</blockquote>    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"> <br />   <br />   <br />  À Noël, Senghor avait l’habitude de recevoir les enfants du village à la résidence ou de se déplacer jusqu’à l’école pour une distribution de cadeaux. Une tradition perpétuée par&nbsp;<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/133576/politique/les-50-influents-abdou-diouf-secr-taire-g-n-ral-de-l-oif/">son successeur, Abdou Diouf</a>, qui se rendait lui aussi fréquemment à Popenguine avec son épouse Élisabeth, notamment pour les fêtes de fin d’année. «&nbsp;Il aimait beaucoup cet endroit, il y passait du temps en famille. Pendant qu’il se reposait, ses enfants montaient à cheval dans le parc&nbsp;», se rappelle ce même employé. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">S’il n’a pas fait perdurer les écuries,&nbsp;<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/225676/politique/s-n-gal-abdoulaye-wade-gar-entre-esclaves-et-anthropophages/">Abdoulaye Wade</a>  &nbsp;a régulièrement séjourné dans cette agréable maison durant ses deux mandats, de 2000 à 2012. Notamment certains week-ends, quand il ne se retirait pas au Méridien Président (rebaptisé depuis King Fahd Palace) ou au Terrou-Bi, deux grands hôtels de la capitale. Parfois seul, parfois accompagné de sa femme Viviane et de ses enfants, Syndiély et Karim –&nbsp;lequel appréciait notamment d’y pratiquer le jet-ski. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><img alt="" class="alignnone size-full wp-image-425257" height="99" src="http://www.jeuneafrique.com/medias/2017/03/05/34.jpg" style="box-sizing: border-box; border: 0px; vertical-align: middle; max-width: 100%;" width="600" /> <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong style="box-sizing: border-box;">La quiétude de Popenguine</strong> <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Wade en profitait pour prendre du recul et peaufiner ses dossiers au calme. Plusieurs remaniements ministériels auraient été concoctés en ce lieu, en compagnie de ses conseillers. «&nbsp;Il nous faisait parfois venir pour évoquer les affaires en cours, puis nous allions marcher un peu sur la plage pour discuter de manière plus informelle&nbsp;», raconte l’un de ses anciens ministres. «&nbsp;Gorgui&nbsp;» («&nbsp;le vieux&nbsp;», en wolof) aimait à ce point le site de Popenguine que ses proches avaient envisagé qu’il puisse s’y installer après son départ du pouvoir, en 2012 –&nbsp;une option finalement écartée. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Depuis son accession à la magistrature suprême,<a class="link" href="http://www.jeuneafrique.com/mag/379442/politique/senegal-2017-annee-test-macky-sall/">&nbsp;Macky Sall</a>  &nbsp;y est moins assidu que ses prédécesseurs. «&nbsp;Plus par manque de temps que d’envie, car il est très occupé à Dakar toute l’année&nbsp;», justifie une source à la présidence. L’actuel chef de l’État y prend tout de même ses quartiers au mois d’août pour une semaine ou deux, pendant les vacances gouvernementales. Il se repose, lit ou fait du sport –&nbsp;du vélo d’appartement, installé dans son bureau, ou des parties de football, disputées sur la plage avec les membres de sa sécurité rapprochée. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Comme ses aînés, Macky Sall profite aussi de la quiétude de Popenguine pour y recevoir des hôtes. Il y a notamment organisé des réunions en plein air avec de hauts responsables de l’État ou convié certains dirigeants étrangers à déjeuner, comme le roi du Maroc, Mohammed VI –&nbsp;qui était déjà venu sur place sous Abdoulaye Wade&nbsp;–, ou son homologue guinéen, Alpha Condé. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong style="box-sizing: border-box;">Des travaux de rénovation&nbsp;</strong> <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Au fil de leurs mandats, les présidents sénégalais ont effectué divers travaux de rénovation ou d’agrandissement du «&nbsp;second palais&nbsp;». Après Senghor, qui remodela largement la résidence principale, ses successeurs mirent la main à la pâte. Abdou Diouf fit par exemple construire deux maisons supplémentaires dans le parc afin d’accueillir son personnel et ses invités. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Abdoulaye Wade, qui aimait être surnommé «&nbsp;le bâtisseur&nbsp;», se lança quant à lui dans de vastes travaux. Il fit ériger un mur de soutènement le long de la plage et de la côte environnante pour la protéger contre les flots menaçants de l’océan. «&nbsp;Il se passionnait pour la lutte contre l’érosion côtière, qui est un enjeu environnemental important au Sénégal, confie l’un de ses proches. Il a beaucoup réfléchi à cette question, et Popenguine fut pour lui un terrain d’expérimentation.&nbsp;» Il commença aussi la construction d’une salle de banquet et de deux autres bâtiments, qui ne furent jamais achevés et semblent désormais à l’abandon. Quant à Macky Sall, il fit aménager des espaces de réception et des salons extérieurs sous de grandes tentes blanches, en surplomb de la plage. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">«&nbsp;C’est un site splendide, mais il est construit sur une zone très calcaire. Nous menons donc des travaux d’entretien ou de rénovation en permanence&nbsp;», explique Djouga Sylla Diouf, qui dirige le bureau d’architecture et de conservation des palais nationaux. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Épicentre du domaine présidentiel de Popenguine, la résidence principale bénéficie des meilleurs soins. Elle mesure près de 400&nbsp;m², et se compose de trois chambres, d’un salon-salle à manger, d’un patio et d’un bureau avec vue sur l’océan. Le mobilier est à l’image de la demeure : luxueux mais relativement sobre, avec des canapés en cuir, des fauteuils en rotin et quelques objets d’art africain en guise de décoration. Avec ses larges baies vitrées, tout le rez-de-chaussée donne sur la terrasse, où sont disposés quelques transats et des meubles de jardin. Quant aux repas du «&nbsp;PR&nbsp;» et de ses hôtes, ils sont mitonnés dans un petit bâtiment voisin, qui abrite la cuisine. <br />    <blockquote style="box-sizing: border-box; padding: 0px; margin: 20px 0px; font-size: 28px; border-left: 0px; position: relative; font-family: ProximaNovaBold, Arial, sans-serif; color: rgb(33, 30, 30); font-style: normal;">&nbsp;</blockquote>    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"> <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  Disséminées dans le parc, autour de l’héliport, cinq autres maisons accueillent la suite du chef de l’État lorsqu’il est présent. Le dispositif peut varier, mais le président ne se déplace jamais sans son aide de camp –&nbsp;qui dispose de son propre logis, à proximité de la résidence principale&nbsp;–, plusieurs gardes du corps, des maîtres d’hôtel et des cuisiniers du Palais. «&nbsp;Nous sommes généralement prévenus quelques jours à l’avance, afin de préparer au mieux son arrivée, explique Moustapha Khouma, l’intendant de la résidence. Une fois qu’il est là, nous faisons tout pour nous montrer discrets et ne pas le déranger.&nbsp;» <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Entouré par un mur d’enceinte hérissé de barbelés, le domaine est protégé nuit et jour par une trentaine de gendarmes. Certains sont postés sur la plage ou dans les deux miradors qui l’entourent, notamment pour s’assurer que les piroguiers n’entrent pas dans l’aire marine de la résidence, délimitée par de grosses bouées blanches flottant à plusieurs centaines de mètres du rivage. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong style="box-sizing: border-box;">Une attention particulière accordée à Popenguine</strong> <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">À l’image de Mamadou, né à Popenguine il y a une soixantaine d’années et qui se dit «&nbsp;fier d’avoir accueilli les présidents successifs&nbsp;» dans sa commune, les habitants ne semblent pas dérangés par la présence régulière de ces hôtes de marque. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Au contraire, ils s’estiment plutôt chanceux de vivre près de la résidence, en raison des aménagements dont ils bénéficient : amélioration des réseaux de fourniture d’eau et d’électricité, installation d’une antenne relais téléphonique, rénovation fréquente de la route… Popenguine a toujours fait l’objet d’une attention particulière au plus haut niveau de l’État, grâce à son «&nbsp;palais&nbsp;» méconnu, abri intime des quatre présidents qu’a connus le pays. <br />    <hr style="box-sizing: content-box; height: 0px; margin-top: 20px; margin-bottom: 20px; border-top-color: rgb(248, 248, 248); color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;" />  <h2 style="box-sizing: border-box; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: 700; line-height: 1.42857; color: rgb(33, 30, 30); margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; font-size: 25px;">La maison blanche de Gorée</h2>    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Beaucoup de Sénégalais l’ignorent mais la présidence de la République possède un troisième palais, sur l’île de Gorée, face à la capitale. Une grande maison blanche construite à l’époque coloniale, située près de la mosquée. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Comme la résidence de Popenguine, celle-ci appartenait au gouverneur de l’Afrique-Occidentale française (AOF) avant de devenir la possession de l’État au moment de l’indépendance. Érigée en bord de mer, avec vue sur le cap Manuel, elle dispose d’un petit jardin, d’un grand salon et de deux chambres à l’étage. <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 10px; color: rgb(33, 30, 30); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Fréquentée sous Senghor, elle est peu à peu tombée dans l’oubli, jusqu’à se retrouver dans un piteux état. Elle est toutefois en cours de réhabilitation depuis 2014, sur ordre de Macky Sall. Le président a demandé que cette coquette maison goréenne soit rénovée, afin qu’il puisse s’y rendre lui-même ponctuellement ou y loger ses hôtes de passage à Dakar. <br />  
     </div>
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