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 <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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 <updated>2026-11-06T15:16:39+01:00</updated>
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   <title>Banjul et Bissau scellent une alliance militaire : Le Sénégal, architecte invisible d'un corridor de sécurité anti-rébellion de Casamance</title>
   <updated>2026-10-15T23:12:00+02:00</updated>
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   <published>2026-10-15T19:03:00+02:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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Par Erick Salemon Bassène     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      <strong>La récente visite officielle à Banjul du chef d’état-major général de la Guinée-Bissau, le général Tomás Djassi, qui a débuté le mardi 13 octobre 2026, marque un tournant stratégique majeur en Afrique de l’Ouest. Sur le papier, la Gambie et la Guinée-Bissau ont annoncé le renforcement de leur coopération de défense lors d'une rencontre bilatérale clé le mercredi 14 octobre 2026 : partage de renseignements, exercices combinés et formations linguistiques.</strong> <br />   <br />   <br />  Pourtant, une réalité géographique saute aux yeux : ces deux nations ne partagent aucune frontière commune. Séparés par la région sénégalaise de la Casamance, les deux pays s'unissent dans un partenariat dont le véritable architecte en coulisses n'est autre que le Sénégal, habilement déterminé à asphyxier définitivement la rébellion casamançaise. <br />   <br />  <strong>&nbsp;La Casamance : le cœur géographique des enjeux frontaliers</strong> <br />  Pour comprendre la logique de cet accord, il faut regarder une carte. La Gambie au nord, et la Guinée-Bissau au sud, prennent en tenaille la Casamance, cette province sénégalaise en proie depuis des décennies à un conflit indépendantiste mené par le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). <br />   <br />   <br />  Pendant des années, la géographie a joué en faveur des Independantistes. Dakar estime que les „rebelles“ profitaient de la porosité des frontières pour trouver refuge en Gambie ou en Guinée-Bissau, utilisant ces territoires comme des bases arrière logistiques et économiques. En favorisant un rapprochement militaire direct entre Banjul et Bissau, Dakar orchestre le verrouillage des deux issues de secours du MFDC. <br />  L'héritage de Macky Sall : Faiseurs de rois à Banjul et Bissau <br />   <br />   <br />  Cette stratégie de tenaille n'est pas nouvelle ; elle est le fruit d'une doctrine géopolitique agressive théorisée sous la présidence de l’ex Président Macky Sall au Sénégal. Pour Dakar, la sécurité en Casamance a toujours imposé un contrôle strict de la politique intérieure de ses deux voisins. <br />   <br />  C'est précisément cette obsession sécuritaire qui avait poussé Macky Sallvà mener le bras de fer militaire et diplomatique pour chasser l'ex-président gambien Yahya Jammeh du pouvoir en 2017. Dakar a en effet toujours accusé Yahya Jammeh d’instrumentaliser le MFDC à son propre profit et d'en faire un levier de chantage permanent contre le Sénégal. <br />   <br />  De la même manière, les autorités sénégalaises ont activement soutenu et parrainé l'ascension politique de Mbalo en Guinée-Bissau. Pour ses détracteurs, le lien va bien au-delà de la diplomatie : disposant de la nationalité sénégalaise et ayant travaillé pour les intérêts de Dakar, Embaló a été perçu par l'opposition comme un relais d'infiltration directe du Sénégal à Bissau. Une proximité qui a nourri les soupçons lors des bouleversements politiques de fin 2025 : lorsque les militaires ont renversé Embaló en novembre 2025, plusieurs observateurs l'ont accusé d'avoir fomenté un "faux coup d'État" pour bloquer des résultats électoraux défavorables, avant qu'un avion militaire sénégalais ne l'exfiltre vers Dakar.&nbsp; <br />   <br />   <br />  Bien que les visages aient changé à la tête de l'État sénégalais, la doctrine profonde reste identique : Dakar cherche continuellement à étendre son influence, voire à dicter la ligne politique des dirigeants à Banjul et Bissau, afin qu'aucun régime hostile ne puisse instrumentaliser la crise casamançaise. <br />   <br />  Entre communication politique et guerre larvée : la réalité du maquis <br />  L'alliance d'aujourd'hui s'appuie sur un accord-cadre de coopération militaire initialement signé en février 2025. Cependant, contrairement aux discours officiels, le conflit en Casamance est loin d’être réglé, et encore moins terminé. Le MFDC en lutte n'a en effet jamais été impliqué dans les négociations, ni associé aux signatures des accords de paix à Bissau. <br />   <br />   <br />  Pour de nombreux observateurs du terrain, ce partenariat entre Bissau et Banjul parrainé par Dakar est avant tout une opération de communication destinée à faire croire à l'opinion internationale que la guerre est finie en Casamance. La réalité du terrain est tout autre : même si la branche armée Atika a perdu le contrôle de certaines de ses bases avancées sous la pression militaire, le cœur de la rébellion reste actif. En poussant ses voisins à harmoniser leurs patrouilles, le Sénégal tente d'asphyxier un mouvement qu'il n'a pas réussi à intégrer dans un véritable processus de paix global. <br />   <br />  <strong>Un partenariat sous surveillance</strong> <br />  Si le Sénégal est l'ingénieur en chef de cette dynamique pour tenter de pacifier son territoire, la Gambie et la Guinée-Bissau y trouvent un intérêt économique et sécuritaire immédiat. La persistance des tensions doit également permettre de neutraliser certains individus et groupes armés criminels, totalement étrangers au MFDC, qui profitent de l'instabilité pour perpétrer des vols, des braquages à main armée et des coupures de route, dans le but délibéré d'en faire porter la responsabilité aux indépendantistes. Cependant, derrière les poignées de main officielles entre Banjul et Bissau, se dessine la réalité d'un espace sous protectorat sécuritaire sénégalais, où la crise non résolue en Casamance continue de dicter l'agenda diplomatique de toute la sous-région
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   <title>Bissau : 16 ans après, les coupables des assassinats de Nino Vieira et Tagmé Na Waïé restent introuvables</title>
   <updated>2025-03-08T17:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.exclusif.net/Bissau-16-ans-apres-les-coupables-des-assassinats-de-Nino-Vieira-et-Tagme-Na-Waie-restent-introuvables_a54851.html</id>
   <category term="POLITIQUE" />
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   <published>2025-03-08T01:23:00+01:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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    <![CDATA[
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/87031689-61814198.jpg?v=1741394104" alt="Bissau : 16 ans après, les coupables des assassinats de Nino Vieira et Tagmé Na Waïé restent introuvables" title="Bissau : 16 ans après, les coupables des assassinats de Nino Vieira et Tagmé Na Waïé restent introuvables" />
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      <strong>Le général João Bernardo Vieira, surnommé « Nino Vieira », a été assassiné le 2 mars 2009 à Bissau, victime d’un attentat à son domicile. Quelques heures auparavant, le chef d’état-major des armées, le général Tagmé Na Waié, avait également trouvé la mort dans un attentat à la bombe.</strong> <br />   <br />   <br />  Le président bissau-guinéen a été tué par des militaires en représailles à l'attentat ayant coûté la vie au général Na Waié. Selon le capitaine de frégate Zamora Induta, porte-parole de l’armée de l’époque, Vieira a été abattu alors qu’il tentait de fuir sa résidence attaquée par des militaires proches de Na Waié, vers 4 heures du matin (heure locale et GMT). <br />   <br />   <br />  « C’était l’un des principaux responsables de la mort de Tagmé », a accusé Induta, précisant que le président avait été « fauché par des balles tirées par ces militaires ». Il a ajouté : « Le pays va enfin avancer. Cet homme a bloqué tous les élans dans ce petit pays. » <br />   <br />   <br />  Pourtant, quelques heures auparavant, Induta avait écarté tout lien entre les deux assassinats. « La mort du chef d'état-major de nos forces armées (le général Tagmé Na Waié) n'a aucun lien avec celle du président João Bernardo Vieira », avait-il affirmé à la presse. Il avait également insisté : « Ce n'est pas un coup d’État, je le répète. » <br />   <br />  En 2018, après avoir jugé recevable la requête, les juges ont rendu leur verdict qui épingle l’Etat bissau-guinéen. Sur le fond, ‘’la cour constate que l’Etat de Guinée-Bissau a violé le droit à la vie du défunt président Joao Bernado Vieira ainsi que le droit d’accès à la justice de ses ayants droit. Par conséquent, condamne la République de Guinée-Bissau, à titre de réparation, à payer la somme de 10 millions de francs Cfa à la dame Nazaré Gomez de Pina, et celle de 10 millions à chacun de ses trois enfants Eden Joao Gomez de Pina Vieira, Joao Bernado Veira Junior et Thirzah de Pina Bernardo Vieira’’, peut-on lire sur l’arrêt rendu. <br />   <br />  Pour sa part&nbsp;&nbsp;l’Etat de Guinée-Bissau soutient que la requérante est dépourvue de qualité à agir, sachant qu’elle n’est pas ‘’l’épouse officielle du défunt président Joao Bernardo Vieira’’. <br />   <br />   <br />  Âgé de 69 ans, João Bernardo Vieira avait dirigé la Guinée-Bissau pendant près de 23 ans. Réélu président en 2005, il avait repris les rênes du pays neuf ans après la guerre civile (1998-1999) qui l’avait contraint à quitter le pouvoir. <br />  Quant au général Tagmé Na Waié, il avait été mortellement blessé dans un attentat à la bombe contre le quartier général de l’armée, dimanche soir vers 20 heures, selon son chef de cabinet, le lieutenant-colonel Bwam Nhamtchio. <br />   <br />   <br />  En réaction à cet assassinat, des militaires avaient mené une attaque nocturne contre la résidence de Vieira, faisant deux morts parmi sa garde rapprochée. <br />  Des témoins ont rapporté des scènes de pillage au domicile du président. « Nous avons vu des militaires retirer tout ce qu’ils pouvaient emporter : effets personnels, mobilier, tout », a confié l’un d’eux. <br />   <br />   <br />  L’assassinat de Nino Vieira a plongé la Guinée-Bissau dans une profonde incertitude, illustrant une fois de plus l’instabilité chronique qui secoue ce petit pays d'Afrique de l'Ouest.
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