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 <title>Exclusif.net, la vérité  </title>
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 <updated>2026-06-23T18:38:16+02:00</updated>
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   <title>Sénégal : l’AJS s’inquiète de la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement</title>
   <updated>2026-06-12T14:37:00+02:00</updated>
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   <published>2026-06-12T14:07:00+02:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/96949478-67571428.jpg?v=1781267245" alt="Sénégal : l’AJS s’inquiète de la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement" title="Sénégal : l’AJS s’inquiète de la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement" />
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      <p class="isSelectedEnd"><strong>L’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) a exprimé sa « profonde préoccupation » après la publication de la composition du nouveau gouvernement nommé le 1er juin 2026, estimant que la place accordée aux femmes au sein de l’équipe gouvernementale reste largement insuffisante.</strong> <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd">Dans un communiqué rendu public à Dakar, l’organisation relève que « sur 30 ministres, seules quatre femmes ont été nommées dont une comme ministre déléguée et aucune à un poste régalien ». Une situation qui, selon l’AJS, suscite « incompréhension et inquiétude » dans un contexte où les femmes sénégalaises démontrent quotidiennement leurs compétences dans tous les domaines de la vie nationale. <br />   <br />  L’association considère que « rien ne peut justifier que ces compétences continuent d’être insuffisamment prises en compte dans les espaces de décision ». Elle rappelle que la participation des femmes à la gouvernance publique ne doit pas être perçue comme une faveur politique, mais comme un impératif démocratique. « La place des femmes dans la gouvernance publique ne saurait être perçue comme une faveur accordée au gré des circonstances politiques. Elle relève d’une exigence de justice, d’égalité et de respect des engagements pris par l’État du Sénégal en matière de promotion des droits des femmes », souligne le communiqué. <br />    <p class="isSelectedEnd"> <br />   <br />  Pour l’AJS, cette faible représentation féminine au sein du gouvernement risque d’envoyer un signal négatif à plusieurs catégories de femmes engagées dans la vie publique. « La faible présence des femmes dans cette équipe gouvernementale envoie un signal préoccupant aux jeunes filles, aux femmes professionnelles, aux élues, aux militantes et à toutes celles qui contribuent quotidiennement au développement de notre pays », affirme l’organisation. L’association craint également que cette situation ne remette en cause les avancées obtenues au fil des années grâce aux efforts de plaidoyer menés par les organisations de défense des droits des femmes. Elle estime que « les acquis obtenus au prix de longues années de plaidoyer et de mobilisation collective » pourraient être fragilisés. <br />    <p class="isSelectedEnd"> <br />   <br />  Dans son argumentaire, l’AJS rappelle que « la démocratie ne se mesure pas uniquement à l’organisation des institutions, mais également à la capacité de celles-ci à refléter la diversité de la société qu’elles représentent ». L’organisation insiste sur le fait que les femmes, qui constituent plus de la moitié de la population sénégalaise, jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale et la stabilité politique du pays. « Leur présence dans les instances de décision doit être à la hauteur de leur contribution à la Nation », soutient-elle. <br />    <p class="isSelectedEnd"> <br />  L’Association des Juristes Sénégalaises appelle ainsi les autorités à garantir l’effectivité de l’article 7 de la Constitution, qui consacre le droit à un égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions publics. « Les autorités doivent rendre ce droit effectif notamment à travers des mesures correctives dans les futures nominations et des mécanismes institutionnels pour une représentation équilibrée des femmes aux fonctions publiques, qu’elles soient administratives, diplomatiques ou stratégiques », plaide l’organisation. <br />    <p class="isSelectedEnd">Estimant que « le Sénégal ne peut prétendre construire un projet de société juste et équitable en laissant les femmes à la périphérie des lieux où se décident les orientations majeures du pays », l’AJS réaffirme son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’association annonce enfin qu’elle poursuivra « avec détermination son action de veille, d’alerte, de plaidoyer et de mobilisation pour une gouvernance plus inclusive et respectueuse des droits fondamentaux ». <br />  
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   <title>Au Sénégal, la Gauche condamnée par le Système </title>
   <updated>2024-02-20T21:09:00+01:00</updated>
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   <published>2024-02-20T20:09:00+01:00</published>
   <author><name>Lisez encore</name></author>
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      <img src="https://www.exclusif.net/photo/art/default/72260656-50304034.jpg?v=1681892162" alt="Au Sénégal, la Gauche condamnée par le Système " title="Au Sénégal, la Gauche condamnée par le Système " />
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      <strong>L'économiste Ndongo Samba Sylla décrypte la réalité politique du pays. Il pointe du doigt la stabilité comme un néocolonialisme accepté. Selon lui, la gauche ne peut accéder au pouvoir dans ce système.</strong> <br />   <br />   <br />  Le Sénégal est souvent cité comme une vitrine démocratique en Afrique. Mais pour l'intellectuel sénégalais Ndongo Samba Sylla, cette stabilité est l'autre face du néocolonialisme que le Sénégal accepte depuis l'indépendance. <br />   <br />  La radicalité, c'est souvent de ramer à contre-courant des idées reçues. Et dans ce registre, Dr Ndongo Samba Sylla est manifestement un champion car sa dissidence intellectuelle est avérée et notoire. Modérant la cérémonie de présentation du livre Révolutionary Movements in Africa an Untold Story, le chercheur est revenu sur la trajectoire démocratique du Sénégal. En effet, pour l'économiste du développement, le Sénégal se pâme souvent d'être un pays démocratique. «Le Sénégal est un pays démocratique, une vitrine démocratique. Cette stabilité qu'on a et qui nous vaut cette réputation de pays démocratique c'est parce qu'on est arrivé à domestiquer la gauche, tuer la gauche d'un point de vue institutionnel», note-t-il avant d'ajouter : «la stabilité que nous avons, c'est l'autre face du néocolonialisme que nous avons accepté». <br />   <br />  S'exprimant en outre sur la crise institutionnelle qui secoue le pays depuis quelques semaines, Dr Sylla a fait savoir que pour la première fois au Sénégal, il était possible d'avoir un candidat jeune, c'est-à-dire moins de 50 ans, qui soit nationaliste ; «qui n'est pas forcément de gauche mais nationaliste qui, pour une fois, pouvait gagner des élections dans les pays qui étaient colonisés par la France. Pour la première fois. Mais qu'est-ce qui est arrivé ? Il y a eu report des élections», regrette-t-il. Il souligne dans la foulée que c'est ce système néocolonial qui prévaut au Sénégal et en Afrique francophone. <br />   <br />  <strong>Est-ce que la perspective, c'est «Aar Sunu Election» ?</strong> <br />   <br />  Pointant du doigt aussi la réaction très spontanée des intellectuels sénégalais, il soutient : «Quelle a été la réaction des intellectuels? C'est de demander la protection de la Constitution. Que voulons-nous faire avec cette Constitution ? Qu'est-ce qui est possible avec notre Constitution ?» De son avis, les intellectuels doivent revoir le sens de la révolution au 21e siècle. «Est-ce que c'est toujours de dire « Aar sunu élection»? Est-ce que c'est ça la perspective ? Il y a des combats ponctuels certes, mais quelle est la perspective à long terme ?» se demande l'auteur de ‘’De la Démocratie en Françafrique, une histoire de l'impérialisme électoral’’. <br />   <br />  <strong>«La gauche ne peut pas parvenir au pouvoir»</strong> <br />   <br />  Par ailleurs, disséquant l'histoire de la Gauche en Afrique francophone, il déclare : «En tout cas si on prend le cas de l'Afrique francophone, il y a une spécificité. La Gauche ne peut parvenir au pouvoir, ce n’est pas possible que la gauche parvienne au pouvoir». Et en donnant les raisons de cette impossibilité d'accéder au pouvoir pour la Gauche, l'iconoclaste intellectuel estime que dans le cadre du système colonial, il était clair que les élites qui avaient été créées comme les Senghor, les Houphouet Boigny et autres, leur rôle, d'après lui, était de servir d'interface entre les administrations coloniales et les populations et les mouvements les plus radicaux. «Les élections ont été toujours utilisées d'une certaine manière pour écarter la gauche. Et quand la gauche avait la possibilité de remporter les élections, on a dissous les partis de gauche ou on a fait simplement des trucages», renseigne-t-il pour s'en désoler. <br />   <br />  Signalant que la gauche ne peut exister d'un point de vue institutionnel et électoral. «Les rares dirigeants communistes sont venus par des coups d'Etat», signale Ndongo Samba Sylla qui cite l'exemple de Thomas Sankara au Burkina Faso. Il n'y a jamais eu d'options, d'après lui, pour la Gauche dans le cadre électoral.
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