La ville de Ziguinchor est confrontée à une crise environnementale majeure marquée par une érosion hydrique galopante qui menace désormais l’essentiel de son territoire. Sous l’effet conjugué du changement climatique, de la dégradation des sols et d’une urbanisation mal maîtrisée, le phénomène de ravinement fragilise les infrastructures, perturbe les services essentiels et accentue les risques sanitaires. Face à l’ampleur du désastre, les autorités locales et les experts alertent sur l’urgence d’une réponse structurée et durable pour préserver la résilience de la commune.
Favorisé par la topographie et la géologie locales, ce fléau ne s’arrête plus aux zones périphériques : il concerne désormais plus de 90 % de la superficie communale. Dans un diagnostic alarmant, le géographe et environnementaliste Abdou Sané révèle les facteurs structurels de cette crise dans le site terract.net. Selon lui, l’absence d’aménagement de l’espace, la forte croissance urbaine et le défaut de planification, combinés à la paupérisation d’une frange importante de la population et au changement climatique, anéantissent la résilience de la communauté face à ce péril.
Le mécanisme du ravinement à Ziguinchor est intimement lié au dérèglement climatique mondial. Le réchauffement de la planète augmente la capacité de l’atmosphère à retenir la vapeur d’eau (environ 7 % de plus par degré Celsius), ce qui engendre des précipitations de plus en plus violentes et soudaines.
Ce déchaînement du ciel frappe des sols profondément fragilisés. D’un côté, les sécheresses, plus fréquentes et intenses, dessèchent la terre, empêchant l’eau de s’infiltrer. En tombant sur ces surfaces dures et imperméables, les pluies torrentielles ruissellent massivement et emportent la terre ferme. D’un autre côté, la disparition progressive de la couverture végétale prive le sol de sa protection naturelle contre l’impact des gouttes de pluie et réduit la cohésion de la terre, normalement assurée par les racines. Ce processus détruit les paysages, fragilise les fondations urbaines et emporte la couche arable indispensable à l’agriculture.
Des infrastructures critiques au bord de la rupture
Favorisé par la topographie et la géologie locales, ce fléau ne s’arrête plus aux zones périphériques : il concerne désormais plus de 90 % de la superficie communale. Dans un diagnostic alarmant, le géographe et environnementaliste Abdou Sané révèle les facteurs structurels de cette crise dans le site terract.net. Selon lui, l’absence d’aménagement de l’espace, la forte croissance urbaine et le défaut de planification, combinés à la paupérisation d’une frange importante de la population et au changement climatique, anéantissent la résilience de la communauté face à ce péril.
Le mécanisme du ravinement à Ziguinchor est intimement lié au dérèglement climatique mondial. Le réchauffement de la planète augmente la capacité de l’atmosphère à retenir la vapeur d’eau (environ 7 % de plus par degré Celsius), ce qui engendre des précipitations de plus en plus violentes et soudaines.
Ce déchaînement du ciel frappe des sols profondément fragilisés. D’un côté, les sécheresses, plus fréquentes et intenses, dessèchent la terre, empêchant l’eau de s’infiltrer. En tombant sur ces surfaces dures et imperméables, les pluies torrentielles ruissellent massivement et emportent la terre ferme. D’un autre côté, la disparition progressive de la couverture végétale prive le sol de sa protection naturelle contre l’impact des gouttes de pluie et réduit la cohésion de la terre, normalement assurée par les racines. Ce processus détruit les paysages, fragilise les fondations urbaines et emporte la couche arable indispensable à l’agriculture.
Des infrastructures critiques au bord de la rupture
Le véritable danger pour la commune réside dans l’impact direct du ravinement sur les infrastructures indispensables à la vie quotidienne et au développement économique de Ziguinchor. Aucun secteur vital n’est épargné. Bien que le réseau routier soit d’un niveau appréciable, il est directement miné par l’érosion qui ronge le bitume et fragilise les axes de communication. Plus grave encore, la navigabilité du port de Ziguinchor outil crucial pour le désenclavement de la région et sa liaison avec Dakar est sévèrement limitée par un ensablement massif causé par le transport des terres issues du ravinement, exigeant de lourds investissements de dragage.
Du côté de l’eau potable et de l’assainissement, les infrastructures de distribution gérées par la SENEAU sont en péril. Le ravinement met les tuyauteries à nu, exposant la population à des risques majeurs de destruction des conduits et de contamination de l’eau. De plus, l’eau de ruissellement chargée de sédiments vient combler les cours d’eau et dégrader globalement la ressource hydrique.
Les réseaux de distribution d’énergie et de communication subissent également de lourdes perturbations. Le ravinement affouille le sol et provoque la chute des poteaux électriques, ce qui compromet l’éclairage public et engendre de grands risques d’accidents. Le même phénomène menace gravement le service des communications en provoquant la chute des poteaux de connexion télécom.
Urgence sanitaire et défis sociétaux
Au-delà des pertes matérielles, le ravinement altère profondément le cadre de vie et la santé des habitants de Ziguinchor. En découpant le tissu urbain et en créant des crevasses impraticables, le ravinement bloque l’accès des services de voirie, favorisant ainsi la prolifération de dépotoirs sauvages. Ces accumulations de déchets, combinées aux eaux stagnantes des inondations et aux lacunes de veille sanitaire dues au manque d’agents d’hygiène, créent un terrain fertile pour les épidémies d’origine hydrique et renforcent le caractère endémique du paludisme.
De plus, l’accès à l’éducation doit être sécurisé. Face à la forte demande, les infrastructures scolaires et universitaires de la ville, de la maternelle à l’université, nécessitent de remplacer d’urgence les abris provisoires par des salles de classe sécurisées et résilientes face aux aléas.
Vers une gouvernance de crise
Face à ce bilan technique corroboré par l’expertise d’Abdou Sané, la municipalité tente d’organiser la riposte. La mise en place du Comité multisectoriel pour la réduction des risques de catastrophes (CMSRRC) offre un cadre de gouvernance inclusive et participative, unissant les institutions étatiques et la société civile.
Toutefois, pour sauver la commune d’un morcellement irréversible, des actions de grande envergure s’imposent : une refonte complète de l’aménagement du territoire, une gestion rigoureuse des eaux pluviales et une campagne massive de protection et de revégétalisation des sols sont désormais d’une nécessité absolue.
Du côté de l’eau potable et de l’assainissement, les infrastructures de distribution gérées par la SENEAU sont en péril. Le ravinement met les tuyauteries à nu, exposant la population à des risques majeurs de destruction des conduits et de contamination de l’eau. De plus, l’eau de ruissellement chargée de sédiments vient combler les cours d’eau et dégrader globalement la ressource hydrique.
Les réseaux de distribution d’énergie et de communication subissent également de lourdes perturbations. Le ravinement affouille le sol et provoque la chute des poteaux électriques, ce qui compromet l’éclairage public et engendre de grands risques d’accidents. Le même phénomène menace gravement le service des communications en provoquant la chute des poteaux de connexion télécom.
Urgence sanitaire et défis sociétaux
Au-delà des pertes matérielles, le ravinement altère profondément le cadre de vie et la santé des habitants de Ziguinchor. En découpant le tissu urbain et en créant des crevasses impraticables, le ravinement bloque l’accès des services de voirie, favorisant ainsi la prolifération de dépotoirs sauvages. Ces accumulations de déchets, combinées aux eaux stagnantes des inondations et aux lacunes de veille sanitaire dues au manque d’agents d’hygiène, créent un terrain fertile pour les épidémies d’origine hydrique et renforcent le caractère endémique du paludisme.
De plus, l’accès à l’éducation doit être sécurisé. Face à la forte demande, les infrastructures scolaires et universitaires de la ville, de la maternelle à l’université, nécessitent de remplacer d’urgence les abris provisoires par des salles de classe sécurisées et résilientes face aux aléas.
Vers une gouvernance de crise
Face à ce bilan technique corroboré par l’expertise d’Abdou Sané, la municipalité tente d’organiser la riposte. La mise en place du Comité multisectoriel pour la réduction des risques de catastrophes (CMSRRC) offre un cadre de gouvernance inclusive et participative, unissant les institutions étatiques et la société civile.
Toutefois, pour sauver la commune d’un morcellement irréversible, des actions de grande envergure s’imposent : une refonte complète de l’aménagement du territoire, une gestion rigoureuse des eaux pluviales et une campagne massive de protection et de revégétalisation des sols sont désormais d’une nécessité absolue.