Le Nigeria réagit face aux attaques visant ses ressortissants, depuis la mi-avril, en Afrique du Sud. Centre trente d'entre eux ont demandé à être évacués, selon le gouvernement fédéral nigérian, qui a déjà procédé à ce genre d'opérations lors de précédentes vagues de violence contre les étrangers dans le pays d'Afrique australe. Abuja a également convoqué, lundi 4 mai, l'ambassadeur sud-africain par intérim à venir s'expliquer sur « les mauvais traitements infligés à des citoyens nigérians et les attaques contre leurs entreprises ».
Les violences en Afrique du Sud à l'égard des ressortissants du Nigeria se multiplient depuis la mi-avril. Deux Nigérians sont décédés « dans des incidents distincts, impliquant des personnels de sécurité sud-africain », a indiqué Bianca Odumegwu-Ojukwu, ministre nigériane des Affaires étrangères, dans un « rapport de situation » publié sur le réseau social X au cours du week-end du 2-3 mai.
L'un a été « passé à tabac par des militaires », le 25 avril à Port Elizabeth, selon Bianca Odumegwu-Ojukwu. L'autre avait été retrouvé mort quelques jours plus tôt, à Pretoria, après « une interaction présumée avec des membres de la police métropolitaine ».
Ces crimes sont « absolument condamnables et inacceptables », s'est insurgée la ministre, qui met en garde les ressortissants nigérians présents sur le territoire sud-africain, alors que de nouvelles manifestations sont prévues, cette semaine, dans le pays.
Au moins 130 Nigérians résidant en Afrique du Sud ont demandé a être rapatriés dans leur pays d'origine, a en outre fait savoir le gouvernement fédéral. Le Nigeria avait déjà procédé à l'évacuation volontaire de centaines de ressortissants lors de précédents épisodes de violences xénophobes en Afrique du Sud.
Bianca Odumegwu-Ojukwu a néanmoins salué l'attitude des responsables politiques sud-africains, qui ont unanimement condamné ces attaques. Le ministre sud-africain des Affaires étrangères s'est aussi entretenu avec son homologue du Nigeria, réaffirmant les liens entre les deux pays
Les violences en Afrique du Sud à l'égard des ressortissants du Nigeria se multiplient depuis la mi-avril. Deux Nigérians sont décédés « dans des incidents distincts, impliquant des personnels de sécurité sud-africain », a indiqué Bianca Odumegwu-Ojukwu, ministre nigériane des Affaires étrangères, dans un « rapport de situation » publié sur le réseau social X au cours du week-end du 2-3 mai.
L'un a été « passé à tabac par des militaires », le 25 avril à Port Elizabeth, selon Bianca Odumegwu-Ojukwu. L'autre avait été retrouvé mort quelques jours plus tôt, à Pretoria, après « une interaction présumée avec des membres de la police métropolitaine ».
Ces crimes sont « absolument condamnables et inacceptables », s'est insurgée la ministre, qui met en garde les ressortissants nigérians présents sur le territoire sud-africain, alors que de nouvelles manifestations sont prévues, cette semaine, dans le pays.
Au moins 130 Nigérians résidant en Afrique du Sud ont demandé a être rapatriés dans leur pays d'origine, a en outre fait savoir le gouvernement fédéral. Le Nigeria avait déjà procédé à l'évacuation volontaire de centaines de ressortissants lors de précédents épisodes de violences xénophobes en Afrique du Sud.
Bianca Odumegwu-Ojukwu a néanmoins salué l'attitude des responsables politiques sud-africains, qui ont unanimement condamné ces attaques. Le ministre sud-africain des Affaires étrangères s'est aussi entretenu avec son homologue du Nigeria, réaffirmant les liens entre les deux pays