Travaux publics : « L’État doit plus de 60 milliards de FCFA à la CSE », selon le député Mamadou Mory Diaw

Mardi 8 Septembre 2026

Le député Mamadou Mory Diaw a profité de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Al Aminou Lô pour attirer l’attention du gouvernement sur les dettes de l’État envers les entreprises du secteur des travaux publics. Ancien président du Conseil d’administration de l’AGEROUTE, le parlementaire affirme que plusieurs chantiers connaissent des difficultés en raison d’importants arriérés de paiement.

S’appuyant sur son expérience à la tête du Conseil d’administration de l’AGEROUTE, Mamadou Mory Diaw assure s’exprimer sur un dossier qu’il connaît particulièrement bien.

« Monsieur le Premier ministre, moi, je vais parler dans un domaine de certitude, car j’ai été le président du Conseil d’administration de l’AGEROUTE », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.



Le député a surtout interpellé le chef du gouvernement sur la situation financière des entreprises engagées dans la réalisation des infrastructures routières. Selon lui, les créances accumulées par l’État pèsent directement sur l’exécution des projets.

« L’État doit plus de soixante milliards à la CSE. La CDE aussi : les projets sont à l’arrêt du moment qu’ils n’ont pas été payés », a affirmé Mamadou Mory Diaw.

À travers cette déclaration, le parlementaire met en avant la question du règlement de la dette intérieure et ses conséquences sur la poursuite des chantiers. Il estime ainsi nécessaire que le gouvernement s’intéresse aux sommes dues aux entreprises afin de permettre la reprise ou l’accélération des travaux concernés.

Autoroute de Kaolack : Macky Sall félicité

Abordant également le dossier de l’autoroute de Kaolack, Mamadou Mory Diaw a tenu à rendre hommage à l’ancien président de la République Macky Sall pour le rôle joué par son régime dans la réalisation du projet.

« Il faut féliciter aussi le président de la République, Monsieur Macky Sall, pour l’autoroute de Kaolack. Avant que je quitte l’AGEROUTE, le projet était terminé. Il ne restait plus qu’à le finaliser. Donc, il faut le féliciter et le remercier », a-t-il soutenu.

L’ancien PCA de l’AGEROUTE émet toutefois une réserve concernant le coût supporté par les usagers de l'infrastructure. « Par contre, il faut revoir les tarifs. Pour moi, c’est un peu cher », a-t-il estimé.

Entre les créances dues aux entreprises de BTP, l’arrêt de certains projets et le niveau des tarifs autoroutiers, Mamadou Mory Diaw invite ainsi le gouvernement à se pencher sur le financement et les conditions d’exploitation des grandes infrastructures routières.

Les montants avancés concernant les créances de la CSE et la situation de la CDE sont rapportés comme des déclarations du député et ne sont pas ici étayés par des documents comptables officiels.
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